L'incendie Dixie Fire devient le 2e plus grand feu de l'histoire de la Californie

Selon une enquête préliminaire, la chute d'un arbre sur un des milliers de câbles électriques qui traversent le paysage américain est à l'origine du brasier. (Photo, AFP)
Selon une enquête préliminaire, la chute d'un arbre sur un des milliers de câbles électriques qui traversent le paysage américain est à l'origine du brasier. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 09 août 2021

L'incendie Dixie Fire devient le 2e plus grand feu de l'histoire de la Californie

  • Des milliers d'habitants ont fui la région, beaucoup d'entre eux se réfugiant dans des camps de fortune
  • Quelque 370 structures (des maisons et d'autres bâtiments) ont déjà été détruites

 

GREENVILLE: Le gigantesque Dixie Fire, devenu dimanche le deuxième plus vaste incendie de l'histoire de la Californie, devrait perdurer pendant encore au moins une dizaine de jours, faisant fuir des milliers de personnes tandis que trois habitants manquaient toujours à l'appel.


Selon le dernier bilan publié par les pompiers de Californie dimanche, le brasier avait réduit en cendres un peu plus de 198.000 hectares depuis son départ le 13 juillet dans le nord de cet Etat. Il couvre désormais une superficie supérieure à la taille de Los Angeles.


"C'était conduire pour sortir d'une zone de guerre, comme on le voit dans les films", a raconté à l'AFP Tami Kugler, assise près d'une tente installée sur un site d'évacuation où elle s'est réfugiée après avoir fui Greenville.


Ce bourg a été totalement ravagé il y a quelques jours et trois personnes étaient toujours portées disparues dimanche.


"Mon quartier n'existe plus --je veux dire plus du tout, rasé. Les maisons de tout ceux auxquels je tiens et que j'aime dans ce quartier ont disparu", insiste Tami Kugler. "Je n'étais pas assurée", confie-t-elle.


Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a parcouru samedi les ruines de la ville, exprimant sa "profonde reconnaissance" à l'égard du travail sans relâche des soldats du feu. Il a affirmé que les autorités devaient consacrer davantage de ressources à la gestion forestière et à la prévention des incendies.


Mais "les sécheresses sont beaucoup plus sévères, il fait plus chaud que jamais... Nous devons admettre ouvertement que ces incendies sont causés par le climat", a-t-il ajouté.


Le brasier n'a fait que grossir, attisé par une chaleur étouffante, une sécheresse alarmante et des vents persistants.


Les feux de forêt sont courants en Californie --au point que les habitants se demandent parfois ce qu'il reste à brûler. Mais en raison du changement climatique, cet été est particulièrement violent et onze incendies sévissaient dimanche à travers tout l'Etat.


Huit des dix plus gros incendies jamais survenus en Californie ont brûlé depuis 2017. Et même six depuis 2020, lorsque s'est produit le plus vaste de tous --August Complex-- avec 417.000 hectares détruits.


La météo plus clémente ce week-end a accordé un peu de répit aux 5.000 pompiers combattant nuit et jour le brasier, déjà plus grand que la ville de Los Angeles. Progressant sur des sentiers extrêmement escarpés, trois d'entre eux ont été blessés en opération.


Mais des températures étouffantes supérieures à 38 degrés Celsius sont de nouveau attendues en milieu de semaine et les soldats du feu estiment que l'incendie ne sera pas éteint avant le 20 août.

Camps de fortune 
Des milliers d'habitants ont fui la région, beaucoup d'entre eux se réfugiant dans des camps de fortune --parfois de simples tentes--, souvent sans savoir si leurs maisons ont échappé aux flammes. Quelque 370 structures (maisons et autres bâtiments) ont déjà été détruites.


Sur un site d'évacuation près de Susanville, des familles épuisées attendent près de leurs abris de fortune et de véhicules bourrés des quelques affaires emportées à la hâte en abandonnant leurs maisons face à l'avancée des flammes.


Plusieurs localités et villages ont été détruits et, selon le service des pompiers, des équipes s'employaient dimanche à protéger la petite ville de Crescent Mills située à cinq kilomètres de Greenville.


Malgré les ordres répétés d'évacuation des autorités, certains habitants s'entêtent malgré tout à combattre le feu par eux-mêmes, soucieux de ne pas confier la sécurité de leurs biens à des inconnus.


Selon une enquête préliminaire, la chute d'un arbre sur l'un des milliers de câbles électriques qui strient le paysage américain est à l'origine du brasier.


Cette ligne électrique appartient à la Pacific Gas and Company (PG&E), un opérateur privé déjà coupable d'avoir provoqué le Camp Fire, un incendie qui avait quasiment rayé la ville de Paradise de la carte et tué 86 personnes en 2018, à seulement quelques kilomètres de là.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.