Pas de bombe dans le véhicule du suspect qui menaçait le Capitole

Les autorités s'apprêtent à remorquer la camionnette suspecte ,depuis le trottoir devant le bâtiment Thomas Jefferson de la Bibliothèque du Congrès, le jeudi 19 août 2021, à Washington. (Photo, AP)
Les autorités s'apprêtent à remorquer la camionnette suspecte ,depuis le trottoir devant le bâtiment Thomas Jefferson de la Bibliothèque du Congrès, le jeudi 19 août 2021, à Washington. (Photo, AP)
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Publié le Vendredi 20 août 2021

Pas de bombe dans le véhicule du suspect qui menaçait le Capitole

  • L'individu suggérait que quatre autres bombes avaient été placées ailleurs, dans d'autres voitures. Et il s'attaquait au parti démocrate de Joe Biden, majoritaire au Congrès
  • Les forces de l'ordre restaient déployées en milieu d'après-midi autour d'un vaste périmètre encerclant le siège du Congrès américain. Le FBI et la police de Washington participaient à l'opération

WASHINGTON : L'individu qui menaçait de faire exploser une bombe près du Capitole à Washington s'est rendu jeudi, après des heures de négociations tendues dans cette ville encore meurtrie par le souvenir du violent assaut mené le 6 janvier par des manifestants pro-Trump.

Le suspect, âgé de 49 ans, a été identifié sous le nom de Floyd Ray Roseberry par la police.

Cet homme blanc au crâne rasé et portant le bouc s'était filmé en direct dans la matinée sur un compte Facebook au nom de Ray Roseberry, en proférant des menaces incohérentes.

Le suspect "est sorti de son véhicule et s'est rendu" sans résister, a annoncé le chef de la police du Capitole, Thomas Manger, en début d'après-midi.

Il a été placé "en détention sans incident", a précisé M. Manger, en indiquant ne pas encore savoir si des explosifs se trouvaient bien dans le véhicule.

"L'enquête sur les lieux est encore en cours" et il faudra des "heures" pour s'assurer que le périmètre est sécurisé.

«Sa décision de se rendre»

A ce stade, les enquêteurs ne disposent pas d'éléments indiquant que le suspect avait des complices, a déclaré le policier lors d'une conférence de presse.

"Je crois que sa mère était décédée récemment, et nous avons parlé avec des membres de sa famille, il était aux prises avec d'autres problèmes", a révélé M. Manger.

Sur des images de la chaîne NBC, on peut voir le suspect sortir de son véhicule, lever les bras en s'agenouillant puis ramper vers les policiers.

"Autant que nous le sachions, cela a simplement été sa décision de se rendre à ce stade", a expliqué le chef de la police du Capitole.

Ses messages sur les réseaux sociaux "suggèrent qu'il fait partie du mouvement pro-Trump +MAGA+", acronyme de "Make America Great Again" (Rendre sa grandeur à l'Amérique), le slogan de l'ex-président Donald Trump, a souligné le groupe de surveillance des sites extrémistes SITE.

Facebook a depuis rendu son profil indisponible et enquête sur les faits, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la plateforme.

"J'essaye d'avoir Joe Biden au téléphone", déclarait le suspect dans la vidéo, où il tourne parfois son objectif vers le Capitole, de l'autre côté d'un parc.

"Je vous le dis, si les snipers arrivent, qu'ils commencent à tirer sur cette fenêtre, cette bombe explosera", disait-il en référence aux tireurs d'élites déployés sur les lieux.

L'individu suggérait par ailleurs que quatre autres bombes avaient été placées ailleurs, dans d'autres voitures. Et il s'attaquait au parti démocrate de Joe Biden, majoritaire au Congrès.

"Vous savez ce que vous faites, les démocrates? Vous tuez l'Amérique. Vous donnez aux gens l'envie de quitter l'Amérique."

Souvenir du 6 janvier

Les forces de l'ordre restaient déployées en milieu d'après-midi autour d'un vaste périmètre encerclant le siège du Congrès américain. Le FBI et la police de Washington participaient à l'opération.

Tous les immeubles aux alentours, la Cour suprême, le siège du parti républicain ainsi que les bureaux du Congrès, avaient été évacués dans la matinée.

C'est à 09H15 que cet individu au volant d'un pick-up noir est monté sur le trottoir devant la bibliothèque du Congrès, qui fait face au majestueux dôme du Capitole. 

"Le conducteur de la camionnette a dit à l'agent arrivé sur les lieux qu'il avait une bombe et il semblait, selon l'agent, qu'il y avait un détonateur dans la main de cet individu", a précisé M. Manger. 

Le Congrès n'est pas en séance cette semaine mais des employés et assistants parlementaires étaient présents au Capitole.

L'enceinte du Capitole est sous haute sécurité depuis l'assaut meurtrier mené le 6 janvier par des partisans de Donald Trump.

Des centaines de manifestants pro-Trump avaient alors forcé l'entrée du Congrès au moment où les parlementaires y étaient réunis pour certifier la victoire du démocrate Joe Biden face au président républicain sortant.

Près de 600 personnes ont depuis été arrêtées pour leur participation à cette attaque meurtrière.

Le 2 avril, un policier avait été tué et un autre blessé lorsqu'un jeune homme avait précipité sa voiture contre un barrage qui en protège l'entrée, avant d'être abattu.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.