Rami al-Ali: le style qui l’a façonné

Portrait de Rami Al-Ali. (Fourni)
Portrait de Rami Al-Ali. (Fourni)
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Publié le Mercredi 25 août 2021

Rami al-Ali: le style qui l’a façonné

  • Al-Ali est l’un des créateurs les plus respectés du Moyen-Orient. Il compte parmi ses clients des célébrités comme Beyoncé, Youssra, Diana Haddad, et Jennifer Lopez, entre autres
  • Le créateur syrien évoque New York dans les années 1950 et l’effet stimulant de la mode et des tissus

DUBAÏ: Depuis son plus jeune âge, le créateur syrien Rami al-Ali a été piqué par la curiosité. Son destin a été tracé depuis son enfance, quand il a été attiré par le style et le toucher de tissus splendides. Même s’il a d’abord étudié les arts visuels à l’école des Beaux-Arts de Damas, la mode était déjà inscrite dans son ADN.

Aujourd’hui, Al-Ali est l’un des créateurs les plus respectés du Moyen-Orient. Il compte parmi ses clients des célébrités comme Beyoncé, Youssra, Diana Haddad, et Jennifer Lopez, entre autres. Il est devenu un ambassadeur mondial de la couture syrienne depuis son installation à Dubaï en 2001. Mais si ses créations sont appréciées dans le monde entier, son inspiration vient surtout de son pays. Il s’est confié à Arab News.

Quelle était votre première expérience dans le domaine de la mode?

Ma mère se préparait à recevoir quelques amis à la maison, elle avait enfilé une robe qui transformait non seulement son look, mais qui lui donnait aussi une attitude et une posture confiantes. La manière dont ses invités interagissaient avec elle quand était si élégante m’a toujours fasciné.

Quel est le premier article vestimentaire qui vous a obsédé?

Une robe turquoise en soie qui appartenait à ma mère. C’est la première fois que j’ai découvert la coupe en biais. La façon dont elle s’adaptait au corps était si délicate, si légère, et pourtant tellement riche.

Qui étaient vos sources d’inspiration en matière de style lorsque vous étiez jeune?

À l’époque, les magazines et la télévision étaient nos fenêtres sur le monde. Les vedettes de cinéma glamour étaient mes premières références en matière de mode, à l’écran ou ailleurs. Ce qu’elles portaient, c’était ce que je scrutais en permanence.

Quel film vous a laissé le plus grand souvenir de mode, et pourquoi?

Je dirais High Society. L’élégance intemporelle de la garde-robe, et les sons que faisaient les tissus quand Grace Kelly bougeait, c’était un dialogue en soi! La richesse des détails et les superpositions des couches de vêtements m’ont captivé, et retenu mon souffle à chaque scène.

Qui, ou qu’est-ce qui vous a inspiré pour devenir créateur?

Dès que j’ai compris l’effet de l’apparence sur les gens et la puissance de cet outil de communication, j’ai été conquis. La rapidité avec laquelle une tenue est capable de changer l’humeur de quelqu’un m’a incité à me lancer.

Quel créateur vous inspire en ce moment?

De nos jours, tout le monde a accès à l’éducation, à la mode, et au style. Les personnes deviennent de plus en plus uniques et singulières. Il est très difficile de mentionner quelqu’un en particulier. Ce que je peux dire, c’est que je suis constamment inspiré par l’individualité de chaque femme. 

Quel est le vêtement que vous chérissez le plus?

Un ancien smoking Dior que j’ai porté pour mon défilé de 2007. Non seulement sa coupe était très spéciale, mais il est devenu un porte-bonheur symbolique que je chéris encore aujourd’hui.

À quelle époque et dans quelle ville auriez-vous aimé vivre pour sa mode?

New York dans les années 1950. Tout le monde était élégant et faisait l’effort de bien s’habiller. C’était l’âge d’or de la mode.

Comment faites-vous évoluer vos collections à mesure que le secteur et l’époque changent?

Je tente de rester pertinent, de communiquer avec les jeunes d’aujourd'hui, et de comprendre leur conception du mot «cool». J’essaie de mêler mon expérience aux dernières innovations technologiques pour réinventer ma marque, et la garder vivante.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".