Frappe américaine contre un «organisateur» de l'EI en Afghanistan

Des avions militaires allemands et américains sur la base aérienne allemande de Wunstorf, une des étapes du gigantesque pont aérien qui a permis l'évacuation de quelques 110 000 réfugiés afghans vers des pays d'accueil. (Photo, AFP)
Des avions militaires allemands et américains sur la base aérienne allemande de Wunstorf, une des étapes du gigantesque pont aérien qui a permis l'évacuation de quelques 110 000 réfugiés afghans vers des pays d'accueil. (Photo, AFP)
Un C-17 Globemaster de l'armée américaine décolle de l'aéroport de Kaboul, point de départ du gigantesque pont aérien qui a permis l'évacuation de quelques 110 000 réfugiés afghans vers des pays d'accueil. (Photo, AFP)
Un C-17 Globemaster de l'armée américaine décolle de l'aéroport de Kaboul, point de départ du gigantesque pont aérien qui a permis l'évacuation de quelques 110 000 réfugiés afghans vers des pays d'accueil. (Photo, AFP)
Un milicien taliban à un poste de garde devant l'enceinte de l'aéroport de Kaboul, devant un fossé où se trouvent abandonnés une multitude d'objets après les attentats meurtriers de jeudi dernier. (Photo, AFP)
Un milicien taliban à un poste de garde devant l'enceinte de l'aéroport de Kaboul, devant un fossé où se trouvent abandonnés une multitude d'objets après les attentats meurtriers de jeudi dernier. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 28 août 2021

Frappe américaine contre un «organisateur» de l'EI en Afghanistan

  • Le président Biden avait promis des représailles contre l’EI après l'attentat de l'aéroport de Kaboul qui a fait au moins 85 morts dont 13 soldats US
  • Le pont aérien entre dans sa phase finale d'extrême tension, entre risques persistants de nouveaux attentats et alertes de sécurité

KABOUL : Les Etats-Unis ont mené une frappe de drone contre une cible du groupe Etat islamique en Afghanistan samedi, au moment où le pont aérien entrait dans une phase finale d'extrême tension, entre risques persistants de nouveaux attentats et passe d'armes médiatique talibans/Américains à propos de l'aéroport.

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Terminus à Washington pour cette famille afghane visiblement soulagée après un long périple depuis l'Afghanistan, un pays devenu dangereux avec l'arrivée au pouvoir des talibans. (Photo, AFP)

"La frappe aérienne sans pilote s'est produite dans la province de Nangarhar en Afghanistan. Selon les premières indications, nous avons tué la cible", a précisé dans un communiqué Bill Urban, du commandement central, disant n'avoir connaissance "d'aucune victime civile".

Cette frappe, la première de l'armée des Etats-Unis depuis l'attentat survenu jeudi à l'aéroport de Kaboul qui a fait au moins 85 morts dont 13 soldats américains, a été lancée depuis l'extérieur de l'Afghanistan.

Après l'attaque revendiquée par l'Etat islamique au Khorasan (EI-K), le président Joe Biden avait promis des représailles. "Nous vous pourchasserons et nous vous ferons payer", a-t-il affirmé à l'adresse des auteurs de l'attaque la plus meurtrière contre l'armée américaine en Afghanistan depuis 2011. "Nous répondrons avec force et précision quand nous le déciderons, où et quand nous le choisirons", avait-il ajouté depuis la Maison Blanche.

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Des réfugiés afghans arrivant à l'aéroport Dulles à Washington DC. (Photo, AFP)

Le risque d'autres attentats persiste, selon Washington. "Nous estimons qu'il y a toujours (...) des menaces précises et crédibles", avait prévenu vendredi John Kirby. L'attachée de presse du président Biden, Jen Psaki, citant des experts sécuritaires, a estimé une autre attaque "probable". Les prochains jours seront "la période la plus dangereuse à ce jour", a-t-elle ajouté.

Vendredi soir, comme la veille de l'attentat, l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul a demandé aux ressortissants américains de quitter "immédiatement" les abords de l'aéroport dans une alerte de sécurité. "En raison des menaces pour la sécurité à l'aéroport de Kaboul, nous continuons à conseiller aux citoyens américains d'éviter de se rendre à l'aéroport et d'éviter les portes de l'aéroport", a rappelé l'ambassade.

Une passe d'armes de communication entre talibans et Américains avait alourdi la tension déjà très forte, à quelques jours de la date-butoir du 31 août prévue pour le retrait des soldats américains d'Afghanistan après 20 ans de guerre, synonyme de fin des évacuations.

Les nouveaux dirigeants du pays "ne s'occupent d'aucune des portes d'embarquement ni d'aucune des opérations à l'aéroport. C'est toujours sous le contrôle de l'armée américaine", a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

Plus tôt, les talibans avaient annoncé avoir pris le contrôle de plusieurs parties de l'aéroport: "Aujourd'hui, trois endroits importants de la partie militaire de l'aéroport de Kaboul ont été évacués par les Américains et sont sous contrôle de l'Emirat islamique", avait tweeté l'un de leurs porte-parole, Bilal Karimi.

Vendredi, la situation est demeurée calme à Kaboul, notamment autour de l'aéroport où les vols affrétés par les Occidentaux ont repris sur le tarmac de l'aéroport, la dernière enclave occupée par les forces occidentales en Afghanistan.

Quelque 5400 personnes sont actuellement réfugiées dans l'enceinte de l'aéroport, attendant de monter dans un avion, a dit le général américain Hank Taylor, précisant que les exfiltrations se dérouleraient "jusqu'au dernier moment".

Au total, environ 109000 personnes ont été évacuées depuis le 14 août, veille de la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, selon les derniers chiffres du gouvernement américain.

L'Otan et l'Union européenne avaient appelé à poursuivre les évacuations malgré l'attentat.

La France a mis fin vendredi soir à son pont aérien qui a permis d'évacuer "près de 3000 personnes, dont plus de 2600 Afghans" selon la ministre des Armées, Florence Parly.

Une délégation française a rencontré jeudi à Doha des représentants des talibans pour la première fois depuis qu'ils ont pris le pouvoir en Afghanistan le 15 août. Ces discussions ont porté sur la situation à l'aéroport de Kaboul et les opérations d'évacuations, selon les deux parties.

La Suisse, l'Italie, l'Espagne et la Suède avaient également annoncé vendredi avoir terminé leurs vols d'évacuation, comme l'Allemagne, les Pays-Bas, le Canada ou l'Australie avant elles.

Côté britannique, les exfiltrations connaissent leurs "dernières heures", a estimé le Premier ministre Johnson. Mais Londres remuera "ciel et terre" "pour aider à sortir" les Afghans éligibles à l'asile.

Les talibans se sont efforcés depuis leur retour d'afficher une image d'ouverture et de modération. Mais beaucoup d'Afghans, souvent urbains et éduqués, redoutent qu'ils n'instaurent le même type de régime fondamentaliste et brutal que lorsqu'ils étaient au pouvoir entre 1996 et 2001.

Ceux qui ont travaillé ces dernières années avec les étrangers ou le gouvernement pro-occidental déchu, notamment, ont peur d'être réduits au silence, voire traqués, et ont nourri le flot des nombreux candidats au départ.

Les femmes ont "le droit inné" de travailler, a cherché à rassurer Sher Mohammad Abbas Stanikzai, un ancien négociateur taliban dans les pourparlers de paix à Doha. "Elles peuvent travailler, elles peuvent étudier, elles peuvent participer à la politique et elles peuvent faire des affaires", a-t-il énuméré au cours d'une conférence de presse.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a convoqué les membres permanents du Conseil de Sécurité pour une réunion lundi sur la situation en Afghanistan.

Une conférence régionale samedi à Bagdad se penchera notamment sur l'Afghanistan. Sont notamment attendus les ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères, le présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et français Emmanuel Macron, et le roi de Jordanie Abdallah II.

L'ONU s'attend à un demi-million de réfugiés afghans de plus

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GENEVE : Les Nations unies ont indiqué vendredi s'attendre à jusqu'à un demi-million de réfugiés afghans supplémentaires en 2021, dans le pire des scénarios, même si pour l'instant aucun exode n'est constaté.

"En termes de chiffres, nous nous préparons à environ 500000 nouveaux réfugiés dans la région. Il s'agit du scénario le plus pessimiste", a déclaré Kelly Clements, Haut-Commissaire adjointe de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), à l'occasion de la présentation du Plan régional de préparation et d'intervention pour les réfugiés afghans.

"N'oubliez pas que plus de 2,2 millions d'Afghans sont déjà accueillis par l'Iran et le Pakistan, et que la fuite est parfois non seulement le dernier recours, mais aussi la seule option dont disposent les gens pour survivre et jouir des droits humains les plus fondamentaux", a-t-elle ajouté.

L'Iran et le Pakistan accueillent en outre 3 autres millions d'Afghans ayant divers statuts, dont de nombreuses personnes sans papier, selon le HCR.

Ce plan prévoit un appel de fonds de 299 millions de dollars (254,4 millions d'euros) pour financer cette année les activités des agences de l'ONU, dont le HCR, le Programme alimentaire mondial et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), ainsi que d'ONG avec lesquelles les Nations unies travaillent.

"Un financement accru et immédiat nous permettra de mettre en place des réserves de matériels de secours et d'être prêts pour une intervention d'urgence", a expliqué Mme Clements.

"Bien que nous n'ayons pas constaté d'importants départs d'Afghans à ce stade, la situation en Afghanistan a évolué plus rapidement que quiconque ne l'avait prévu. Nous devons donc être prêts à faire face à toutes les éventualités", a-t-elle insisté.

L'Afghanistan est tombé aux mains des talibans après une offensive fulgurante, avant même que n'expire le délai fixé par le président Joe Biden pour le retrait des derniers militaires américains, le 31 août.

Les talibans se sont efforcés depuis leur retour d'afficher une image ouverte et modérée. Mais beaucoup d'Afghans, souvent urbains et éduqués, craignent que les islamistes n'instaurent le même type de régime fondamentaliste et brutal que lorsqu'ils étaient au pouvoir entre 1996 et 2001.

Ceux qui ont travaillé ces dernières années avec les étrangers ou le gouvernement pro-occidental déchu, notamment, craignent d'être réduits au silence voire traqués et ont nourri le flot des nombreux candidats au départ à l'aéroport de Kaboul, où un double attentat a causé la mort de dizaines de personnes jeudi.

Depuis le début de l'année, l'écrasante majorité des Afghans contraints de fuir les violences sont restés à l'intérieur du pays. Seuls quelque 7300 nouveaux réfugiés afghans ont été enregistrés dans les pays voisins entre le 1er janvier et le 20 août, a précisé à l'AFP un porte-parole du HCR.

Par ailleurs, plus de 558000 Afghans ont été contraints de se déplacer à l'intérieur de l'Afghanistan cette année, rejoignant ainsi les quelque 2,9 millions d'Afghans qui étaient déjà déplacés internes à travers le pays à la fin 2020, selon le HCR.

"Nous savons que l'insécurité et la violence croissante ont provoqué le déplacement de plus d'un demi-million d'Afghans cette année seulement, dont 80% sont des femmes et des enfants", a souligné Mme Clements.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.