Marvel fait de l'œil à la Chine avec «Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux»

Le film sera en salle le 1er septembre en France (Photo, AFP).
Le film sera en salle le 1er septembre en France (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 31 août 2021

Marvel fait de l'œil à la Chine avec «Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux»

  • «Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux» poursuit la saga inaugurée en 2008 avec «Iron-Man» dans une Chine imaginaire mêlant créatures gigantesques, mysticisme et kung-fu
  • Numéro un mondial du divertissement, Disney espère ainsi faire une percée sur le marché chinois, où certains épisodes de la saga Marvel ont déjà rapporté gros

LOS ANGELES: Pour pénétrer le marché chinois, juteux mais étroitement contrôlé, Hollywood a visé la simplicité: mettre un acteur asiatique au cœur d'un film de super-héros Marvel, une première dans l'histoire de cette franchise de tous les records.

"Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux" poursuit la saga inaugurée en 2008 avec "Iron-Man" dans une Chine imaginaire mêlant créatures gigantesques, mysticisme et kung-fu sur fond de relation difficile entre un fils et son père.

Joué par l'acteur canadien d'origine chinoise Simu Liu, Shang-Chi a fui un père dominateur alors qu'il n'était encore qu'un adolescent - destiné à devenir un assassin sans pitié - et se retrouve errant aux Etats-Unis.

Il y mène une vie sans histoire, se liant d'amitié avec Katy, jouée par Awkwafina ("Crazy Rich Asians"), jusqu'à ce que son père lui envoie une équipe de gros bras pour le ramener à la maison.

C'est l'acteur fétiche de Wong Kar-wai, Tony Leung ("In the Mood for Love") qui interprète le père, Wenwu: un vilain pas tout à fait méchant et plein de complexité qui tire ses super-pouvoirs des dix anneaux magiques enserrant ses bras.

"Shang-Chi" s'inscrit sans aucun doute possible dans l'univers cinématographique Marvel, avec des clins d’œil appuyés aux opus précédents comme le retour de Ben Kingsley dans le rôle de l'acteur raté d'"Iron Man 3".

Numéro un mondial du divertissement, Disney espère ainsi faire une percée sur le marché chinois, où certains épisodes de la saga Marvel ont déjà rapporté gros.

"C'est émouvant, car ça faisait longtemps qu'on attendait d'avoir un super-héros asiatique et un film qui célèbre non seulement notre culture, mais aussi notre dimension humaine", a déclaré à l'AFP l'actrice américaine d'origine chinoise Jodi Long, lors de la présentation du film à Los Angeles.

"Et je pense que c'est vraiment important en ces temps de Covid et de xénophobie", relève-t-elle.

Stéréotypes ?

Mais même avec une distribution majoritairement asiatique et de longs dialogues en chinois mandarin, le succès n'est pas garanti.

Comme le précédent Marvel, "Black Widow", le film n'a toujours pas de date pour une éventuelle sortie en Chine. Une forme de censure voilée contre Marvel, dont la prochaine super-production sera "Les Eternels", réalisé par Chloé Zhao.

La réalisatrice oscarisée cette année pour "Nomadland" a été la cible de vives critiques en Chine, après des propos lui étant attribués dans un magazine américain en 2013, où elle semblait critiquer son pays de naissance.

Même si "Shang-Chi" n'a pas encore fait parler de lui dans le grand public, il a été assez fraîchement accueilli par les professionnels chinois. "Ce film ne fera qu'aggraver les stéréotypes du monde à notre égard", a écrit l'un d'eux sur Weibo, équivalent chinois du réseau social Twitter.

"Marvel ne veut peut-être pas insulter la Chine mais le fait est qu'en matière de casting, il doit répondre à l'esthétique sociale américaine d'humiliation de la Chine", estime-t-il.

Un autre abonné qualifie le film de "piètre tentative de faire de l'argent sur le dos du public chinois".

Un utilisateur du site populaire de critique cinématographique Duoban grogne devant cette idée qu'un Chinois américanisé rentre au pays pour se battre avec son père à la mentalité traditionnelle. "Marvel, vous voulez vraiment pénétrer le marché chinois avec une intrigue comme celle-là?", écrit-il.

Le président des studios Marvel, Kevin Feige, a tenté de désamorcer ces critiques dans une interview avec un critique de cinéma chinois, assurant que le fond de l'histoire de Shang-Chi était au contraire un retour à ses racines. "Cette tendance à s'enfuir... ça constitue l'un de ses défauts", a-t-il dit selon Variety.

Le réalisateur Destin Daniel Cretton insiste de son côté sur les efforts des cinéastes pour dissiper "les stéréotypes évidents" à l'encontre des Asiatiques "dans la vie et la société, des stéréotypes qui étaient aussi présents dans les comics à l'origine".

"Pour moi, la chose la plus importante à réussir dans ce film était les personnages: qu'ils soient attachants et contrastés, qu'il s'agisse du héros Shang-Chi ou du +méchant+".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".