Le vétéran Almodovar donne le coup d'envoi du festival de Venise

L'actrice espagnole Milena Smit, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar et l'actrice espagnole Penelope Cruz posent lors d'un photocall pour le film "Madres Paralelas" (Mères parallèles) le jour de l'ouverture du 78e Festival du Film de Venise, le 1er septembre 2021 à Venise. (Photo, AFP)
L'actrice espagnole Milena Smit, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar et l'actrice espagnole Penelope Cruz posent lors d'un photocall pour le film "Madres Paralelas" (Mères parallèles) le jour de l'ouverture du 78e Festival du Film de Venise, le 1er septembre 2021 à Venise. (Photo, AFP)
Pedro Almodóvar et son actrice fétiche, Penelope Cruz. (Photo d'archives, AFP)
Pedro Almodóvar et son actrice fétiche, Penelope Cruz. (Photo d'archives, AFP)
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Publié le Jeudi 02 septembre 2021

Le vétéran Almodovar donne le coup d'envoi du festival de Venise

  • Le réalisateur et Penelope Cruz ont foulé le tapis rouge du palais du cinéma, déroulé sur le Lido de Venise face à la mer, mais en l'absence de public, mesures anti-Covid obligent
  • Au cours de la cérémonie d'ouverture, un Lion d'or d'honneur a été décerné au cinéaste italien Roberto Benigni, l'auteur inoubliable de «La vie est belle»

VENISE : Le coup d'envoi de la course au Lion d'or a été donné mercredi soir par un duo emblématique du cinéma espagnol, Pedro Almodovar et Penelope Cruz, prélude d'une Mostra de Venise qui mêle cinéma d'auteur et grand noms d'Hollywood.


"Madres Paralelas", dans lequel le cinéaste de 71 ans retrouve son actrice fétiche, ne devrait pas dérouter ses fans, avec l'histoire du destin de deux femmes qui accouchent le même jour et dans la même maternité.


La star espagnole incarne Janis (un clin d'oeil à la chanteuse Janis Joplin), une photographe quadragénaire. Elle tombe enceinte d'un ami archéologue et marié, qui lui a promis de l'aider à retrouver la sépulture de son arrière grand-père, disparu aux débuts de la guerre civile espagnole, et l'exhumer, dans son village natal.


Le réalisateur et sa muse, tout de noir vêtus, ont foulé le tapis rouge du palais du cinéma, déroulé sur le Lido de Venise face à la mer, sous les flashes des photographes mais en l'absence de public, mesures anti-Covid obligent.


Au cours de la cérémonie d'ouverture, un Lion d'or d'honneur a été décerné au cinéaste italien Roberto Benigni, l'auteur inoubliable de "La vie est belle". 


Pour cette 78ème Mostra, Almodovar fait face à 20 films en compétition pour séduire un jury présidé par le Sud-Coréen Bong Joon-Ho, Palme d'or 2019 avec "Parasite". 


"Les réalisateurs ont vécu une période très difficile cette année et l’an dernier, mais d’une certaine façon si on regarde en arrière c’est comme si ça avait été un test et cela à montré la vitalité du cinéma", a estimé le réalisateur.


Son jury réunit notamment l'actrice franco-belge Virginie Efira et la réalisatrice américaine d'origine chinoise Chloé Zhao, qui avec "Nomadland" a triomphé aux Oscars quelques mois après avoir remporté le Lion d'Or l'an dernier.


Cinq réalisatrices


Une trajectoire dont peuvent rêver les réalisateurs en compétition, les plus confirmés comme la Néo-Zélandaise Jane Campion ("La part du Chien"), Palme d'Or en 1993 avec "La leçon de piano", comme les plus neufs, à l'instar de l'actrice américaine Maggie Gyllenhaal, qui fait ses débuts derrière la caméra en adaptant l'autrice à succès Elena Ferrante ("The Lost Daughter").


Trois films français sont en lice: "Un autre monde", drame social de Stéphane Brizé, "Illusions perdues", où Xavier Giannoli adapte Balzac, et "L'Evénement", une adaptation d'un roman d'Annie Ernaux sur l'avortement.


Seuls cinq films sont signés de réalisatrices, le Festival ne reproduisant pas l'effort de parité débuté l'an dernier, où huit des 18 films en compétition étaient signées par des femmes.


Le palmarès sera dévoilé le 11 septembre, au terme de cette deuxième édition depuis le début de la pandémie. L'an dernier, le festival s'était tenu en demi-teinte, avant l'arrivée des vaccins contre le Covid-19.


L'événement «Dune»

Changement d'ambiance en cette rentrée, même si les mesures sanitaires continuent de s'appliquer: la Mostra marque le retour en force des grands noms du cinéma sur le Lido.


D'ici au palmarès, de nombreuses stars sont attendues, de Kristen Stewart en Lady Di dans "Spencer" de Pablo Larrain, à Benedict Cumberbatch, en passant par Antonio Banderas. 


"Tout le monde voulait venir, recommencer à voyager pour faire la promotion des films, les voir sortir dans des salles de cinéma et enfin revenir à la normalité", s'est félicité le directeur de la Mostra, Alberto Barbera, dans un entretien avec l'AFP. "Personne n'a été difficile à convaincre!"


"La qualité des films est très élevée cette année, comme si les circonstances difficiles avaient stimulé la créativité des réalisateurs", s'est-il enthousiasmé.


L'événement se tiendra aussi hors compétition, où sera présenté "Dune", une nouvelle version du space-opéra mythique à laquelle s'est essayé le Canadien Denis Villeneuve, avec un cortège de stars au générique, de Timothée Chalamet à Oscar Isaac, en passant par la révélation de la série "Euphoria", Zendaya.


Ridley Scott occupera aussi l'affiche, avec "Le dernier duel", qui marque la reformation à l'écran et au scénario du duo Matt Damon/Ben Affleck, un quart de siècle après "Will Hunting".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".