Des leçons de vie de la journaliste marocaine Fatima Daoui

Fatima Daoui est présentatrice de l'actualité économique. (Photo fournie)
Fatima Daoui est présentatrice de l'actualité économique. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 10 septembre 2021

Des leçons de vie de la journaliste marocaine Fatima Daoui

  • La présentatrice marocaine de l'actualité économique et auteure du nouveau livre «Don't Look Down» parle des femmes au travail, de la loyauté et le fait de tomber en direct à l'antenne
  • «Les deux choses que j'apprécie le plus chez mes amis sont la loyauté et le respect. Je suis très dévouée, je prends ça très au sérieux. Et le respect passe avant tout»

DUBAÏ : Je n'ai jamais rêvé d'être journaliste. Je suis une personne très timide et réservée. Je pensais que le travail dans le journalisme et les médias était réservé aux personnes très sociables. Quand l'opportunité s'est présentée, j'étais à un point où j'étais prêt à essayer autre chose. Je pense que tout le monde peut avoir ce moment.

Le facteur de la peur joue un grand rôle dans la vie des gens, mais il ne fait que mener à des regrets. N'ayez pas peur. Vous devriez certainement envisager le pire des cas, mais prendre des risques est très important pour la découverte de soi. Vous devez vous mettre au défi. Et vous devez échouer. L'échec vous met dans un endroit où vous commencez à poser des questions. Tout cela fait partie de la découverte de soi.

Ce que je pensais être la pire chose que j'aie jamais faite était, beaucoup de gens disent, la meilleure. C'était quand je suis tombé en direct à l'antenne. Ma chute a interrompu l’internet. Apparemment, cela a été sur une bobine de bêtisier sur «Ellen». Je ne l'ai jamais revu. C'était irréel, comme un cauchemar. Je ne voulais pas être célèbre pour être tomber ! Je voulais être célèbre pour les dernières nouvelles… Mais c'était comme ça, et, oui, cela m'a aidé à être célèbre. Vous ne pouvez pas tout contrôler.

Les femmes doivent souvent travailler plus dur que les hommes pour réussir. Les institutions ont été fondées sur une culture alignée sur ce que les hommes peuvent et ne peuvent pas faire. Et cette culture a à peine changé au cours des 100 dernières années. Oui, les femmes ont commencé à aller à l'université et à faire des études, et nous avons des femmes cadres, mais ce qui n'a pas changé, c'est la culture qui s'était déjà instaurée. Les femmes devaient donc travailler dans ces cadres. J'ai dû faire probablement 10 fois ce que mes collègues masculins avaient fait avant d’être reconnue. Ce qui ne devrait pas être le cas. Nous devrions tous être évalués selon les mêmes critères. Toute femme entrant dans une carrière doit réfuter un stéréotype. Il y a toujours ce combat. Mais nous devons être évalués sur nos réalisations. C'est tout. C'est très simple.

Je ne suis pas contre les hommes. Non, je crois que nous nous complétons. Nous avons besoin d'une combinaison de pensée masculine et féminine pour avancer dans tous les aspects de la vie.

Je crois que les gens sont ici pour apprendre les uns des autres. Nous ne devrions pas le considérer comme une affaire homme/femme. J'apprends tellement des hommes, et je pense que les hommes peuvent apprendre beaucoup des femmes. Si nous pouvons accepter que nous sommes tous humains, le monde sera bien meilleur.

L'équilibre travail-vie est un sujet brûlant. Mais si vous aimez votre travail, vous n'avez pas besoin de construire un mur autour. Et si vous détestez ça, vous devriez vous demander : «Est-ce vraiment ce que je veux faire pour le reste de ma vie ?» Qu'est-ce qui vous rendrait plus heureux ? Lorsque vous trouvez cela, ce n'est plus «l'équilibre travail-vie personnelle», c'est juste la vie.

Le meilleur conseil qu'on m'ait jamais donné était «Nous n'avons pas besoin de tout savoir». Je parle de nos vies personnelles ici, pas de journalisme. Parfois, nous avons cette soif de tout savoir sur tout, et nous finissons par le regretter une fois que nous le savons. Mais les choses que je ne connais pas ne me feront pas de mal. Demandez-vous : qu'est-ce qui changerait si vous saviez cette chose à propos de cette personne ? Cela améliorera-t-il vraiment votre vie ? Je veux traiter avec les gens en fonction de mon propre jugement.

Les deux choses que j'apprécie le plus chez mes amis sont la loyauté et le respect. Je suis très               dévouée, je prends ça très au sérieux. Et le respect passe avant tout.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".