Une illustratrice saoudienne plonge dans l'art numérique pour mettre en lumière le quotidien de la société

Chacune de ses œuvres incarne le côté émotionnel profond de la vie quotidienne de la société saoudienne, interprétée dans un tourbillon magique d'art représentant des personnages, des événements et des histoires. (Photo fournie)
Chacune de ses œuvres incarne le côté émotionnel profond de la vie quotidienne de la société saoudienne, interprétée dans un tourbillon magique d'art représentant des personnages, des événements et des histoires. (Photo fournie)
Chacune de ses œuvres incarne le côté émotionnel profond de la vie quotidienne de la société saoudienne, interprétée dans un tourbillon magique d'art représentant des personnages, des événements et des histoires. (Photo fournie)
Chacune de ses œuvres incarne le côté émotionnel profond de la vie quotidienne de la société saoudienne, interprétée dans un tourbillon magique d'art représentant des personnages, des événements et des histoires. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 12 septembre 2021

Une illustratrice saoudienne plonge dans l'art numérique pour mettre en lumière le quotidien de la société

  • Bayan Yassin, artiste conceptuelle et écrivaine de 27 ans, illustre la culture et le patrimoine saoudien dans son travail
  • Ce qui rend un talent précieux, c'est d'être fidèle au message qu'il véhicule, a assuré Yassin

DJEDDAH : Bien que l'illustration numérique ne soit pas le moyen le plus simple à utiliser, Bayan Yassin l'a adoptée pour diffuser ses idées à un public plus large.

Yassin, un artiste conceptuel de 27 ans et un écrivain avec un flair pour l'illustration, a parlé à Arab News de son art.

Chacune de ses œuvres incarne le côté émotionnel profond de la vie quotidienne de la communauté saoudienne, interprétée dans un tourbillon magique d'art représentant des personnages, des événements et des histoires.

«Il est vraiment important pour moi de transmettre des sensations humaines auxquelles mon public pourra s'identifier au premier coup d'œil», a-t-elle révélé.

«J'admire tous les détails liés à ma culture saoudienne, à mon patrimoine, au passé et au présent qui ont fait ce que nous sommes maintenant».

«Dans mon art, vous verrez la chaleur familiale, l'amour et le dévouement mis en lumière car ce sont les trésors quotidiens que j'aime et qui alimentent mon inspiration».

Elle a commencé comme une passionnée à l’âge de six ans en dessinant ses personnages de dessins animés préférés à la télévision et en copiant les images des magazines. 

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Son attention est souvent attirée sur les problèmes de son métier comme le bloc d'artiste. Une plate-forme de médias sociaux qui lui tient à cœur est Instagram. Elle l'utilise pour mettre en évidence de tels sujets en publiant des illustrations simples qui attirent l'attention des téléspectateurs et les font réfléchir.

 

FAITS MARQUANTS

• Bayan Yassin a présenté sa galerie d'art au café Medd à Djeddah.

• Une de ses œuvres a été exposée sur un gratte-ciel de 36 étages à Dubaï pendant l'événement de Dubaï Festival City.

• Elle a participé à des spectacles nationaux entre 2005 et 2011.

• Elle a travaillé sur de nombreux projets pour le secteur public saoudien, notamment une histoire pour la Fondation Roi Khalid et un livre pour enfants sur les coutumes saoudiennes intitulé «The Customs Champion» (le champion des coutumes).

• Yassin vend ses posters via sa page Instagram @unique.beno, représentée par @radishhouseagency, et disposera bientôt d'une boutique en ligne pour exposer toutes ses œuvres.

Ce qui rend un talent précieux, c'est d'être fidèle au message qu'il véhicule, a assuré Yassin. Les émotions, l'amour, la paix et la stabilité font tous partie des thèmes exposés dans ses œuvres.

Elle a affirmé que les caractéristiques des personnages qu'elle illustre sont principalement inspirées par les gens qui sont très proches d’elle, en particulier sa famille, son fils et son mari. Le spectateur trouvera un symbole dans chacune des illustrations de Yassin, qui, selon elle, incarne les deux premières initiales de son nom et celui de son mari. «Cela fait également référence à la beauté et au pouvoir de la perception, un angle que personne d'autre que moi ne peut voir».

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Dans mon art, vous verrez la chaleur familiale, l'amour et le dévouement mis en lumière car ce sont les trésors quotidiens que j'aime et qui alimentent mon inspiration (Photo fournie)

Yassin a fait l’illustration de la série complète du livre pour enfants saoudien «Habib the Camel» (Habib le chameau), où elle a créé les deux personnages principaux. «Je suis tellement fière                       et heureuse de voir mes personnages se transformer en poupées».

Yassin travaille actuellement en collaboration avec Dar Waraqa, une maison d'édition créative basée en Arabie saoudite, sur un livre à propos de la façon d'avoir un cœur solide et de faire face à sa peur.

Elle travaille également sur un nouveau jeu de société ainsi que trois livres pour enfants.

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L'artiste saoudienne exploite son art afin de créer une forme de communication. Puisque son art visuel représente l'identité culturelle, les commentaires écrits sur ses illustrations sont en dialecte hejazi.

«Utiliser des mots simples mais expressifs en saoudien familier est ma façon d'approcher le cœur de mon public».

Les sujets interactifs et le style conversationnel et contemporain de ses illustrations trouvent un écho auprès d'un large public du Moyen-Orient en général et d'Arabie saoudite en particulier, de sorte que plusieurs de ses œuvres sont disponibles sous forme de puzzles et de posters.

Yassin vend ses posters via sa page Instagram @unique.beno, représentée par @radishhouseagency, et disposera bientôt d'une boutique en ligne pour exposer toutes ses œuvres.

Elle prévoit également d’organiser plusieurs ateliers sur la mise en valeur de l'art par l'utilisation de la couleur.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".