Marthe Mercadier ou le talent de divertir

L'actrice française Marthe Mercadier lors de la répétition de la pièce « La libellule » au Théâtre des Nouvelles à Paris, le 17 janvier 1975 (Photo/Archives, AFP)
L'actrice française Marthe Mercadier lors de la répétition de la pièce « La libellule » au Théâtre des Nouvelles à Paris, le 17 janvier 1975 (Photo/Archives, AFP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Marthe Mercadier ou le talent de divertir

L'actrice française Marthe Mercadier lors de la répétition de la pièce « La libellule » au Théâtre des Nouvelles à Paris, le 17 janvier 1975 (Photo/Archives, AFP)
  • Fantasque et énergique, celle que l'on appelait la «Reine du boulevard» avait notamment joué dans «La présidente», une pièce mise en scène par Pierre Mondy et récompensée en 1989 par le Molière du meilleur spectacle comique
  • Engagée dans diverses actions de lutte contre le bégaiement (enfant, elle bégayait) ou la mucoviscidose, elle a créé en 1979 une association d'aide aux déshérités d'Afrique qui l'occupa beaucoup

PARIS: Vedette populaire dotée d'un talent de divertir peu commun, impliquée dans diverses associations humanitaires, Marthe Mercadier a eu une vie et une carrière trépidantes entre cinéma, théâtre, télévision et danse.  

Fantasque et énergique, celle que l'on appelait la « Reine du boulevard » avait notamment joué dans « La présidente », une pièce mise en scène par Pierre Mondy et récompensée en 1989 par le Molière du meilleur spectacle comique.  

Marthe Mercadier est née le 23 octobre 1928 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Grâce à son grand-père, président de la Société des auteurs, elle entre toute jeune dans l'univers du spectacle: à l'âge de 5 ans, elle danse au côté de la grande Joséphine Baker.  

Elle aide son père dans la Résistance pendant la guerre et lance, à la fin des années 1940, sa première association humanitaire.  

Sa carrière cinématographique, composée d'une quarantaine de films, débute en 1950 avec « Souvenirs perdus » de Christian-Jaque. En 1952, elle épouse le comédien Gérard Néry dont elle aura une fille, Véronique. Le couple se séparera vingt ans plus tard.  

Elle n'aura toutefois pas de rôle marquant à son actif. « Je n'ai jamais recherché les rôles valorisants. J'ai joué les ridicules, les paumées, les femmes rejetées, les idiotes. J'ai été plus vigilante pour ma vie de femme que pour ma carrière » cinématographique, a-t-elle dit en 1999 à la Dépêche du Midi.  

En revanche, elle éclate à la télévision, à la fin des années 1960, dans la série à succès, « Les Saintes chéries », au côté de Micheline Presle et Daniel Gélin.  

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Dates clés de Marthe Mercadier, décédée le 15 septembre à 92 ans (Graphique, AFP)

Ancienne bègue  

Marthe Mercadier, qui a commencé au théâtre en étant souffleuse, a joué dans près d'une cinquantaine de pièces, partageant la scène avec Bruno Crémer, Michel Galabru, Louis de Funès ou même, plus tard, le petit-fils de ce dernier, Laurent de Funès.  

Elle a joué du Georges Feydeau, du Françoise Dorin, du Marcel Aymé et a triomphé dans des pièces comme « Treize à table » (1984) ou « Le squat » (2000).  

Mais elle n'était pas qu'une comédienne : elle dirigea, brièvement, le théâtre du Vieux-Colombier (1970 et 1971), produisit des films (en particulier le grand succès de Patrick Schulmann, « Et la tendresse ? Bordel ! » en 1979) et des pièces de théâtre. En 1981, elle fut nommée chargée de mission pour l'audiovisuel auprès de la ministre socialiste des Droits de la femme, Yvette Roudy.  

Engagée dans diverses actions de lutte contre le bégaiement (enfant, elle bégayait) ou la mucoviscidose, elle a créé en 1979 une association d'aide aux déshérités d'Afrique qui l'occupa beaucoup.  

En 2005, elle signa ses mémoires (« Le rire est mon refuge »). En 2011, elle participa à l'émission de télé-réalité « Danse avec les stars » sur TF1, à l'âge de 82 ans. Marthe Mercadier a arrêté le cinéma en 2002, la télévision et le théâtre en 2012.  

Celle qui était si gaie connaît une pénible fin de vie. En 2014, sa fille unique, Véronique, devenue son attachée de presse, confie que sa mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer. En outre, la comédienne doit faire face à de grandes difficultés financières, n'ayant pas cotisé aux caisses de retraite. Elle est placée sous la curatelle de sa fille.  

En 2015, elle disait sur Europe 1 qu'il « est très très important de parler tranquillement (de sa maladie). On ne va pas commencer à pleurer. Petit à petit, peut-être que je ne verrai plus, que je ne pourrai plus marcher, mais c'est important pour les autres qui continueront à marcher, qui continueront à rire ». 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".