Pour la 2e année consécutive, le Covid condamne le faste des Nobel

Cette photo d'archive prise le 10 décembre 2020 montre la salle dorée de l'hôtel de ville de Stockholm, alors que les préparatifs sont en cours avant le début de la cérémonie du prix Nobel organisée numériquement en raison de la pandémie de coronavirus (Covid-19). La fondation qui organise les prix Nobel a déclaré le 23 septembre 2021 que pour la deuxième année consécutive, les lauréats en science et littérature recevraient leurs prix dans leur pays d'origine, citant la pandémie de Covid-19. (Fredrik Sandberg / Agence de presse TT / AFP)
Cette photo d'archive prise le 10 décembre 2020 montre la salle dorée de l'hôtel de ville de Stockholm, alors que les préparatifs sont en cours avant le début de la cérémonie du prix Nobel organisée numériquement en raison de la pandémie de coronavirus (Covid-19). La fondation qui organise les prix Nobel a déclaré le 23 septembre 2021 que pour la deuxième année consécutive, les lauréats en science et littérature recevraient leurs prix dans leur pays d'origine, citant la pandémie de Covid-19. (Fredrik Sandberg / Agence de presse TT / AFP)
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Publié le Vendredi 24 septembre 2021

Pour la 2e année consécutive, le Covid condamne le faste des Nobel

  • Les prix sont annoncés début octobre mais remis habituellement en grande pompe dans les deux capitales scandinaves le 10 décembre, date-anniversaire de la mort d’Alfred Nobel (1833-1896)
  • Même sans lauréats, une cérémonie au format réduit se tiendra dans la capitale suédoise, possiblement avec un public local, a précisé la fondation

STOCKHOLM, Suède : Le Covid va condamner pour la deuxième année consécutive les prix Nobel aux vaches maigres, empêchant le faste habituel des cérémonies et la venue des lauréats des prix scientifiques et de littérature à Stockholm en décembre.

Pour le Nobel de la paix, décerné lui à Oslo, l'option d'une remise dans la capitale norvégienne "reste ouverte" et une décision doit être prise mi-octobre, a fait savoir jeudi la Fondation Nobel, chargée de l'organisation des célèbres récompenses.

Les prix sont annoncés début octobre mais remis habituellement en grande pompe dans les deux capitales scandinaves le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de leur fondateur, l'inventeur de la dynamite Alfred Nobel (1833-1896).

"Je pense que tout le monde aimerait que la pandémie de Covid-19 soit derrière nous, mais nous n'y sommes pas encore", a justifié Vidar Helgesen, le directeur exécutif de la fondation, soulignant "les incertitudes sur l'évolution de la pandémie et des déplacements internationaux".

L'emblématique grand banquet de l'hôtel de ville de Stockholm n'aura pas lieu cette année non plus. L'an dernier, il avait déjà été annulé, pour la première fois depuis un boycott visant l'ambassadeur soviétique après la répression de Budapest en 1956.

Même sans lauréats, une cérémonie au format réduit se tiendra dans la capitale suédoise, possiblement avec un public local, a précisé la fondation.

Quant aux traditionnelles conférences de presse des lauréats, elles seront diffusées en ligne.

Les prix Nobel, qui fêtent cette année leur 120e anniversaire depuis les premières récompenses de 1901, seront annoncés entre les 4 et 11 octobre. 

Comme le veut l'ordre établi, la médecine ouvrira le bal le lundi, suivi de la physique le lendemain et de la chimie le mercredi. Points d'orgue de la saison, les prix de littérature et de la paix suivront respectivement les jeudi et vendredi, avant le prix d'économie, le plus récemment créé, qui bouclera la saison.

- Histoire mouvementée -

Guerres, lauréats emprisonnés, incidents diplomatiques... Les prix créés par Alfred Nobel, qui avaient failli ne jamais voir le jour en raison de contestations sur son testament, ont une longue histoire d'imprévus et d'empêchements.

Mais le Covid-19 s'était offert une place à part en empêchant la venue des candidats l'an dernier à Stockholm et Oslo, une première en temps de paix depuis 1924. Cette année-là, une conjonction de lauréats malades et de prix non attribués - possibilité laissée aux comités quand aucun vainqueur ne leur semble digne - avaient entraîné l'annulation des cérémonies dans les deux capitales.

Quelle influence du Covid sur le palmarès? Si les Nobel 2020 avaient été attribués en pleine pandémie, le processus - confidentiel - de nomination des candidats s'était lui achevé avant l'émergence du redoutable virus.

Cette édition sera donc la première où les Nobélisables pourraient avoir été choisis sous le sceau de l'épidémie. Le mécanisme Covax visant à faciliter aux pays à faible revenu l'accès aux vaccins est ainsi cité parmi les possibles lauréats du prix de la paix.

L'an dernier, des virologues avaient bien décroché le prix de médecine, mais pour leurs découvertes sur l'hépatite C.

Le Nobel de la paix était allé au Programme alimentaire mondial (PAM), organe des Nations Unies luttant contre la faim dans le monde. Et celui de littérature à la poétesse américaine Louise Glück, poursuivant la tendance à sacrer des auteurs jugés injustement méconnus.

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".