En avant pour un voyage culturel: les musées de La Mecque rouvrent leurs portes

Ces musées permettent d’acquérir des connaissances complètes et de rassasier ceux qui cherchent à en savoir plus sur le patrimoine saoudien (Shutterstock)
Ces musées permettent d’acquérir des connaissances complètes et de rassasier ceux qui cherchent à en savoir plus sur le patrimoine saoudien (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

En avant pour un voyage culturel: les musées de La Mecque rouvrent leurs portes

Ces musées permettent d’acquérir des connaissances complètes et de rassasier ceux qui cherchent à en savoir plus sur le patrimoine saoudien (Shutterstock)
  • Les musées de La Mecque exposent certains des objets, des illustrations et des collections les plus rares de la ville
  • «Les connaissances de notre société doivent être consolidées grâce aux musées, afin de former une structure culturelle harmonieuse», explique Saad al-Sharif, chercheur spécialisé dans l’histoire de La Mecque

LA MECQUE: Dix musées de La Mecque ont ouvert leurs portes pour faire découvrir aux visiteurs l’identité unique de ce lieu de pèlerinage à travers les siècles. Ils exposent certains des objets, des illustrations et des collections les plus rares de la ville. Ils montrent la manière avec laquelle les habitants de La Mecque ont réussi à accumuler une mine de connaissances au fil des époques, et dévoilent les progrès réalisés après l’avènement de la prophétie et de ses nobles enseignements. 

Ces musées contribuent à sensibiliser à la culture ancienne présente à La Mecque, et à reconstituer la vie de ses ancêtres. La Commission des musées du ministère de la Culture a indiqué à Arab News qu’elle accordait une attention particulière au musée du palais Al-Zaher, qui devrait rouvrir aux visiteurs dès que possible, après avoir fermé en raison de la pandémie. 

Le directeur du centre historique de La Mecque, le Dr Fawwaz al-Dahhas, a affirmé à Arab News que les musées ont déployé des efforts extraordinaires pour mettre en valeur le patrimoine islamique, civilisationnel et culturel de la ville. Les musées présentent des pièces de monnaie byzantines et romaines de toutes sortes, ainsi que des dinars islamiques, de l’argent et de l’or utilisés à l’époque des Omeyyades. 

 «Il est préférable que les efforts soient réunis sous les auspices d’un seul musée national baptisé ʺLa Mecque au fil de l’histoireʺ, où les visiteurs pourront développer leurs connaissances sur La Mecque», a-t-il préconisé. 

La restauration du palais Al-Saqaf, qui allie patrimoine et culture, dans le quartier de Maabad, est aussi une priorité. Une fois rénové, le palais deviendra un musée islamique. Dans son ouvrage intitulé Le palais présidentiel de Maabad, le Dr Al-Dahhas précise la superficie du palais et mentionne que ses pièces ont conservé leur mobilier et leur décoration d’origine. 

Selon Saad al-Sharif, chercheur spécialisé dans l’histoire de La Mecque, les musées sont essentiels pour instruire les sociétés et faire progresser la science et l’évolution. «Un étudiant peut quitter un musée en se disant qu’il aimerait devenir un scientifique, un dirigeant, un musicien ou un écrivain», souligne-t-il. 

EN BREF

L’exposition d’architecture des Deux Saintes Mosquées est l’un des musées les plus importants d’Arabie saoudite et abrite des trésors et des objets datant de plus de mille quatre cents ans. Inauguré en 2000 sous le règne de feu le roi Fahd, il contient sept salles principales consacrées à la civilisation islamique. 

«Les connaissances de notre société doivent être consolidées grâce aux musées, afin de former une structure culturelle harmonieuse. Certains musées enseignent ce que les professeurs n’apprennent pas à leurs élèves», assure M. Al-Sharif. Le chercheur explique que les touristes cherchent toujours à visiter des musées dans de nouveaux pays, car «ils constituent la véritable richesse et l’authenticité d’un peuple. Les collections anciennes de ces musées sont une source importante d’enrichissement culturel, social et économique pour la société». 

M. Al-Sharif estime que les musées saoudiens suscitent l’émerveillement et illustrent une histoire que l’on ne peut découvrir qu’à travers les musées, et ce qu’ils ont permis de conserver: outils, lieux et noms. Majdouh al-Ghamdi, propriétaire du musée du Patrimoine humain, soutient que les musées de La Mecque se complètent. Ce musée rassemble les appareils ménagers utilisés dans la ville avant la découverte de l’électricité, une section sur les tribus saoudiennes et des expositions sur le rôle des habitants de la ville dans le service des pèlerins. Il revient également sur l’histoire de la madrasa Al-Sawlatiyah, l’une des plus anciennes écoles de la péninsule Arabique. Les visiteurs peuvent enfin découvrir des armes telles que des canons, des couteaux, des poignards, des épées et des fusils. 

Pour M. Al-Ghamdi, les musées permettent d’acquérir des connaissances complètes et de rassasier ceux qui sont passionnés par le patrimoine. Le propriétaire note que tous les musées de La Mecque cherchent à développer occasionnellement leurs expositions en achetant des timbres rares, des journaux, des cartes, des pièces de monnaie, des fusils, des épées, des articles ménagers anciens, des lances et des vêtements traditionnels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".