Les préparatifs secrets du festival Riyadh Season suscitent la curiosité des Saoudiens

Les Saoudiens se sont rués sur les réseaux sociaux pour glaner des informations sur une réunion secrète à propos du prochain festival Riyadh Season (Shutterstock)
Les Saoudiens se sont rués sur les réseaux sociaux pour glaner des informations sur une réunion secrète à propos du prochain festival Riyadh Season (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 30 septembre 2021

Les préparatifs secrets du festival Riyadh Season suscitent la curiosité des Saoudiens

Les Saoudiens se sont rués sur les réseaux sociaux pour glaner des informations sur une réunion secrète à propos du prochain festival Riyadh Season (Shutterstock) Les Saoudiens se sont rués sur les réseaux sociaux pour glaner des informations sur une réunion secrète à propos du prochain festival Riyadh Season (Shutterstock)
  • Une réunion secrète entre le président de l’Autorité générale pour le divertissement (GEA) et des influenceurs saoudiens à propos de la prochaine Riyadh Season a intrigué les Saoudiens
  • «Les derniers festivals ont été tellement riches avant la Covid-19, que je m’attends à quelque chose de spectaculaire», affirme une fan impatiente

DJEDDAH: Une réunion secrète entre le président de l’Autorité générale pour le divertissement (GEA) et des influenceurs saoudiens sur les réseaux sociaux à propos du prochain festival Riyadh Season a suscité la curiosité des Saoudiens. 

Les influenceurs ont publié des photos avec le président de la GEA, Turki al-Alshaikh, et des vidéos indiquant aux spectateurs qu’ils ne pouvaient pas divulguer d’informations. Néanmoins, cette saison, intitulée Imagine More, réserve de belles surprises. 

On dit que la curiosité est un vilain défaut, mais la réunion a suscité tellement d’attentes que les Saoudiens se sont rués sur les réseaux sociaux pour glaner des informations. Hana Kanee, une artiste de 29 ans, a vu plusieurs influenceurs poster des bribes de la réunion, et elle a passé au crible les réseaux sociaux à la recherche d’indices. «Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé pourvoir assister à des événements mondiaux aussi prestigieux dans mon pays», s’émerveille-t-elle. «Au lieu de devoir quitter le Royaume pour partir en vacances, on peut accéder et assister gratuitement à des événements directement dans notre pays.» 

Mme Kanee s’intéresse particulièrement à la scène artistique. «J’ai une relation particulière avec l’art et je suis impatiente d’assister aux différents événements culturels de la Riyadh Season. Je voudrais avoir plus d’informations, mais les organisateurs ne veulent rien dévoiler», dit-elle.   

Sami al-Awani, un Saoudien de 31 ans, se réjouit également du retour du festival. «C’est fascinant de constater combien le secteur du divertissement s’est développé au fil des ans», affirme-t-il. «Je suis né dans les années 1990, et tous ces événements n’existaient pas. Mais maintenant, Riyad rivalise avec les capitales mondiales». Il compte beaucoup sur le retour de la World Wrestling Entertainment (WWE) en Arabie saoudite, qui organisera le show The Crown Jewel. «J’espère qu’il y aura aussi des festivals de jeux vidéo, le programme s’annonce passionnant.» 

Les Saoudiens ont hâte de découvrir le calendrier des événements, et attendent avec impatience les prochaines annonces. Comme les intérêts de certains influenceurs sont généraux et diversifiés, il est difficile de déchiffrer leurs messages codés, souligne Ohoud Filemban, 23 ans. 

«J’espère y voir des groupes de K-pop dans la liste des concerts, je suis une grande fan», confie-t-elle à Arab News. «Évidemment, ces groupes viendront en Arabie saoudite, mais j’espère avoir la chance de les voir cette fois-ci. Je serai à l’affût des annonces et je me procurerai immédiatement mes billets», explique la jeune femme. «Il y a eu beaucoup de discussions sur les réseaux sociaux au sujet des événements à venir. Les derniers festivals ont été tellement riches avant la Covid-19, que je m’attends à quelque chose de spectaculaire. Je suis vraiment impatiente», s’enthousiasme la jeune femme. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".