Promenade exclusive dans le pavillon saoudien à l'Expo 2020 Dubaï

 Le pavillon saoudien a remporté plusieurs prix avant même son ouverture au public. (Arab News).
Le pavillon saoudien a remporté plusieurs prix avant même son ouverture au public. (Arab News).
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

Promenade exclusive dans le pavillon saoudien à l'Expo 2020 Dubaï

  • Le pavillon saoudien a remporté plusieurs prix avant même son ouverture au public
  • Avec 13 000 mètres carrés, il est le deuxième plus grand après le pavillon des Émirats arabes unis

DUBAΪ : Le patrimoine et la culture de l'Arabie saoudite sont célébrés dans un pavillon à couper le souffle présenté sur le site de l'Expo 2020 à Dubaï qui s'ouvre au public vendredi après une cérémonie d'ouverture en grande pompe la veille.

La façade rectangulaire dépliante du pavillon en pente atteint le ciel comme si elle était prête à prendre son envol.

Le pavillon du Royaume perché six étages au-dessus du sol et doté d'un écran miroir incliné de 1 320 mètres carrés, a été conçu pour mettre en valeur la culture et le patrimoine de l'Arabie saoudite ; les merveilles de son paysage naturel - ainsi que l’élan et l'innovation de ses ambitions présentes et futures.

"Le pavillon sera la" fenêtre sur le monde " de notre pays, présentant l'Arabie saoudite telle qu'elle est réellement", déclare à Arab News Hussain Hanbazazah, commissaire général du pavillon du Royaume d'Arabie saoudite à l'Expo 2020 Dubaï.

Conçu par Boris Micka Associates, basé au Royaume-Uni, il s'étend sur une superficie impressionnante de 13 069 mètres carrés - la taille de deux terrains de football - et est le deuxième plus grand pavillon en taille après le pavillon des Émirats arabes unis.

"La structure s'ouvre comme une grande fenêtre sur l'avenir, avec des expériences immersives montrant le caractère accueillant de la nation, sa riche histoire et son patrimoine, sa culture ancienne", explique Hanbazazah.

« Il met également en valeur l'ambition imposante du peuple saoudien et le dynamisme illimité de notre nation, ainsi que la myriade d'opportunités dans le cadre de notre plan de transformation national, Vision 2030. »

Les visiteurs descendent par un escalier, sur une terrasse extérieure, qui comprend une pièce d'eau circulaire primée.

De là, les clients peuvent accéder à des images saisissantes du paysage naturel diversifié de l'Arabie saoudite sur des écrans de 68 mètres carrés.

C'est la première étape d'un voyage technologique à travers cinq écosystèmes présentés à différents niveaux du pavillon, guidant le visiteur à travers les merveilles naturelles du Royaume - son littoral préservé, ses vastes déserts, ses terrains montagneux et sa biodiversité.

Alors que les invités se dirigent vers le dernier étage du bâtiment, ils sont transportés dans un escalator où autour d'eux sont construits et projetés des scènes de la flore de la vallée d'Al Bardani Rijal al-Mal et de sa traditionnelle fête des fleurs dans la région d'Asir.

Au cours de leur voyage virtuel, ils traversent les montagnes Great Tabuk, connues pour leurs sommets imposants et leurs vastes vallées, puis vont vers les dunes de sable sans fin du Empty Quarter du sud-est de l'Arabie saoudite et enfin dans les eaux claires de la mer Rouge.

« Le design et l'architecture du pavillon saoudien sont aussi fascinants et dynamiques que le contenu qu'il affiche ; il résume les merveilles du Royaume. L'Arabie saoudite a développé un monument architectural exceptionnel, incarnant une ambition audacieuse de façonner le monde pour le mieux », déclare Hanbazazah à Arab News.

« La conception du pavillon saoudien reflète à la fois le passé et l'avenir du pays, invitant les visiteurs à explorer nos magnifiques paysages naturels tout en découvrant la riche histoire qui a façonné l'Arabie saoudite que nous célébrons aujourd'hui. »

L'étage le plus élevé révèle d'autres grands écrans du sol au plafond en plus d'un autre sur une longue table circulaire.

Une série de courts métrages immerge les visiteurs dans les 14 paysages culturels de l'Arabie saoudite, y compris les sites du patrimoine mondial de l'UNESCO tels que le district d'At-Turaif à Ad-Diriyah, le site archéologique de Hegra à AlUla, la ville historique de Djeddah, l'art rupestre dans la région de la grêle, et l'oasis d'Al-Ahsa.

C'est une invitation époustouflante et éloquente à visiter les sites culturels éblouissants du Royaume, dont beaucoup n'ont été ouverts que récemment à la communauté internationale.

A proximité se trouve un guide audiovisuel qui invite les visiteurs à explorer 23 destinations supplémentaires dans le Royaume, y compris ses nouveaux projets gigantesques de renommée mondiale mettant en valeur le patrimoine du pays et œuvrant pour le développement durable, Qiddiya, Diriyah Gate et King Salman Park.

Parmi ses nombreuses distinctions, le pavillon saoudien de l'Expo 2020 a reçu le certificat LEED Platinum du US Green Building Council (USGBC), le désignant parmi les conceptions les plus durables au monde.

Il détient également trois records du monde Guinness pour la plus longue pièce d'eau interactive à la pointe de la technologie, le plus grand écran miroir à LED et le plus grand sol d'éclairage interactif.

« À travers un contenu riche et varié, le pavillon saoudien cherche à offrir aux visiteurs une expérience unique qui reflète la véritable image du Royaume telle qu'elle est aujourd'hui dans le cadre de Saudi Vision 2030, notre feuille de route pour l'avenir, tout en soulignant l'importance de la fierté identitaire, historique et le patrimoine », ajoute Hanbazazah.

« Le voyage à travers le pavillon saoudien présente une Arabie saoudite tournée vers l'avenir : accueillante, jeune, diversifiée et dynamique. »

Le pavillon saoudien va au-delà de la simple structure d'un bâtiment et emmène les visiteurs en voyage vers le Royaume lui-même.

Une fois que les visiteurs ont terminé la visite patrimoniale et naturelle du pavillon, ils peuvent voir "Vision", une exposition d'art interactive révélant une sphère de 30 mètres qui semble flotter dans la pièce au-dessus d'un sol interactif sur mesure qui se transforme en divers motifs, couleurs et affichages lumineux.

Enfin, situé juste à l'extérieur de l'édifice principal se trouve le « Discovery Center », une section explicative où les invités peuvent voir l'histoire et la construction du pavillon ainsi que se connecter aux dirigeants du monde entier pour forger des partenariats potentiels et discuter des opportunités d'investissement, visualisées à travers un carte numérique interactive de l'Arabie saoudite.

Hanbazazah ajoute : "Notre message à tous est le suivant :" Nous serions honorés de vous accueillir dans le pavillon du Royaume d'Arabie saoudite à l'Expo 2020 Dubaï, la fenêtre sur la véritable et authentique Arabie saoudite. ""

Enfin, le voyage se termine par une boutique de souvenirs et le café Sard du pavillon, où les clients sont accueillis avec une sélection alléchante de cafés de tout le Royaume - les arômes se dégageant tout autour – une glace, une parenthèse bienvenue dans la chaleur de Dubaï.

L’Expo 2020 Dubaï incite à aborder les enjeux mondiaux les plus importants
Par Rebecca Anne Proctor -
Mis à jour
Expo 2020 : La France en lumière
Par Arab News en Français -

Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.