Une Saoudienne se présente à la présidence d'un club sportif

Awatef al-Sahoo (n'apparaît pas sur la photo) a expliqué à Arab News que sa candidature est inspirée par sa conviction que le rôle des femmes est important dans la société. (AFP/Fichier)
Awatef al-Sahoo (n'apparaît pas sur la photo) a expliqué à Arab News que sa candidature est inspirée par sa conviction que le rôle des femmes est important dans la société. (AFP/Fichier)
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Publié le Mardi 15 septembre 2020

Une Saoudienne se présente à la présidence d'un club sportif

  • Cette décision est une première pour la scène sportive du Royaume
  • Le Royaume est prêt à entendre ce que les femmes ont à offrir dans le domaine du sport

DJEDDAH, LA MECQUE: De fan à coprésidente d'un club saoudien entièrement masculin… L'amour du football est profondément ancré chez Awatef al-Sahoo, la première femme saoudienne à briguer la présidence d'un club.

Cette décision est une première pour la scène sportive du Royaume. Jeudi dernier, Al-Sahoo a présenté sa candidature à la présidence du conseil d’administration du club Al-Qalaa FC à Al-Jouf, et devient ainsi la première femme saoudienne à franchir le pas.

Elle n’est pas seule sur la liste des postulants, mais Al-Sahoo souhaite présenter un dossier qui se concentre sur la création d’un Conseil des sports féminins au service du sport en Arabie saoudite, et elle espère que son projet sera validé par la communauté sportive.

Elle explique à Arab News que sa candidature est inspirée par sa conviction que le rôle des femmes est important dans la société, en particulier pour les athlètes féminines. Pour elle, les sportives apportent un équilibre et une image d’intégration et peuvent être des exemples de femmes qui développent au mieux leur potentiel.

Son histoire commence par son mariage avec l’athlète Ahmed al-Sahoo qui lui ouvre la porte du monde du sport. Aujourd’hui, soutenue par son mari et sa famille dans ses choix, cette fan des compétitions sportives est très enthousiaste à l’idée de devenir présidente d’Al-Qalaa FC.

« Ma maison est devenue un centre de gestion pour le club et ses affaires, une deuxième maison appréciée et soutenue par tous », raconte-t-elle.

Al-Sahoo n'a pas peur de perdre les élections dans deux semaines. Telle une vraie sportive en compétition, elle marque sa volonté de participer avant tout. « En exerçant mon droit de vote, je veux établir une chaîne sportive communautaire capable de développer la société de manière culturelle, sociale et moderne, conformément aux normes les plus élevées et aux nouvelles technologies qui permettent le succès et l'excellence », poursuit-elle.

L'année dernière, Kholoud Attar est devenue l'une des premières femmes à rejoindre un club de football. Elle dirige désormais le centre des médias Al-Wehda FC à La Mecque. Elle explique à Arab News que le Royaume est prêt à voir ce que les femmes ont à offrir dans le domaine du sport.

« J'admire toujours les femmes qui contournent les questions de genre et qui se concentrent uniquement sur le fait de consacrer leur temps à quelque chose de nouveau. Je pense que c'est une décision très courageuse et je suis sûre qu'elle fera un excellent travail », affirme Attar.

« Je soutiens pleinement sa décision. En effet, en travaillant dans le domaine du sport et en gérant Al-Wehda FC, j'ai réalisé que le Royaume était prêt à l’excellent travail des femmes et à toutes les opportunités qu’elles peuvent offrir dans ce domaine. »

La décision audacieuse d’Al-Sahoo est certainement un bon début pour un système intégré, mais aussi un système qui a gagné le respect des femmes de la région.

De nombreuses personnes sur les réseaux sociaux ont salué sa candidature qu’ils considèrent comme « courageuse et influente ».

Al-Sahoo poursuit : « Mon succès aux prochaines élections serait le succès de toutes les femmes saoudiennes ambitieuses qui veulent montrer au monde qui elles sont, ce qu'elles peuvent offrir, et qui se battent pour qu’adviennent ces moments historiques qui feront partie intégrante de la marche des femmes saoudiennes courageusement impliquées dans tous les domaines.

Pour Ahmed al-Sahoo, son mari, dont la présidence d'Al-Qalaa FC a récemment pris fin, sa nomination est un souhait dont elle attend la réalisation avec impatience.

« Elle est une figure dominante qui porte les espoirs et les ambitions des citoyens d’Al-Jouf, et son échec aux élections serait une déception pour toutes les femmes ambitieuses de sa génération. 

Et d'ajouter: « Il est important de soutenir et d'encourager les femmes dans leurs ambitions dans le domaine du sport et d'assurer leur succès. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".