La Crète de nouveau secouée par un fort séisme, des dégâts matériels

Une maison démolie à la suite d'un tremblement de terre, dans le village d'Arkalochori sur l'île de Crète, le 27 septembre 2021 (Photo, AFP)
Une maison démolie à la suite d'un tremblement de terre, dans le village d'Arkalochori sur l'île de Crète, le 27 septembre 2021 (Photo, AFP)
Les décombres d'une église à la suite d'un tremblement de terre, dans le village d'Arkalochori sur l'île de Crète, le 27 septembre 2021 (Photo, AFP)
Les décombres d'une église à la suite d'un tremblement de terre, dans le village d'Arkalochori sur l'île de Crète, le 27 septembre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 12 octobre 2021

La Crète de nouveau secouée par un fort séisme, des dégâts matériels

Une maison démolie à la suite d'un tremblement de terre, dans le village d'Arkalochori sur l'île de Crète, le 27 septembre 2021 (Photo, AFP)
Les décombres d'une église à la suite d'un tremblement de terre, dans le village d'Arkalochori sur l'île de Crète, le 27 septembre 2021 (Photo, AFP)
  • Le séisme, qui a frappé en mer à une profondeur de 8,7 km, a été ressenti en Crète et dans les îles du Dodécannèse en mer Egée, selon des médias locaux
  • Le tremblement de terre de mardi en Crète intervient quinze jours après un fort séisme de 5,8

ATHÈNES : Quinze jours après un fort séisme en Crète, un nouveau tremblement de terre, de magnitude 6,3, a secoué mardi cette île grecque dans le Sud-Est de la Méditerranée et provoqué des dégâts matériels, sans faire de victimes selon les premières informations.  

« Une partie d'une église du village de Xirokambos s'est effondrée et des éboulements de terre ont suivi cette secousse tellurique », a déclaré à l'AFP Spyros Georgiou, porte-parole de la Protection civile, soulignant qu'aucune victime n'avait été signalée dans un premier temps.  

Le sismologue Efthymis Lekkas a indiqué à la radio Skaï que « quelques vieilles maisons ont subi des dégâts ».   

Le séisme, qui a frappé en mer à une profondeur de 8,7 km, a été ressenti en Crète et dans les îles du Dodécannèse en mer Egée, selon des médias locaux.   

Il a été enregistré en mer à 09H24 GMT à 405 km au sud-est d'Athènes et à 24km au large du village de Zakros dans l'Est de la Crète, selon un communiqué de l'Observatoire d'Athènes.   

« L'épicentre du séisme est en mer, loin des localités habitées », a déclaré le sismologue grec Gerassimos Papadopoulos à la radio Skaï.  

Il a prévenu d'« un risque de tsunami, comme c'est souvent le cas après un séisme fort ».   

Environ dix minutes après ce séisme, une autre secousse tellurique de magnitude 4,5 ayant un épicentre différent a été enregistrée par l'Institut géodynamique d'Athènes au large de l'île de Karpathos dans le Dodécannèse, proche de la Crète.  

Les habitants de nombreuses localités de Crète sont sortis dans la rue, selon des images diffusées par des télévisions locales.  

Le maire de la ville de Sitia a indiqué aux médias locaux que le bâtiment de la municipalité avait subi des dégâts. La préfecture de Crète a ordonné la fermeture des écoles mardi.  

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Localisation d'un tremblement de terre survenu mardi (Graphique, AFP)

Deux séismes « pas liés »   

Le tremblement de terre de mardi en Crète intervient quinze jours après un fort séisme de 5,8 (6 selon l'Institut américain USGS). Ce dernier avait secoué l'île et fait un mort, onze blessés ainsi que d'importants dégâts dans plus de 3 000 maisons, surtout de vieux bâtiments dans le village d'Arkalohori, à 23km de Hérakleion, chef-lieu de l'île.   

Le séisme du 27 septembre avait un épicentre différent de celui de mardi, a expliqué M. Papadopoulos rappelant qu'il avait été enregistré à 346 km au sud de la capitale grecque, à une profondeur de 10 km.  

Le sismologue Efthymis Lekkas a également souligné à la radio Skaï que « les deux séismes n'étaient pas liés ».   

La Grèce est traversée par d'importantes failles géologiques et les tremblements de terre y sont fréquents.   

Le 3 mars le centre de la Grèce avait été secoué par un séisme de magnitude 6,3 survenu à Elassona et qui avait fait un mort et dix blessés ainsi que d'importants dégâts.  

Le 30 octobre 2020, un séisme de magnitude 7 avait secoué la mer Egée entre l'île grecque de Samos et la ville turque d'Izmir, faisant 114 morts en Turquie et deux morts à Samos.  

Le séisme le plus meurtrier des trois dernières décennies en Grèce a eu lieu en 1999 près d'Athènes, d'une magnitude de 5,9, et 143 personnes avaient péri. 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.