Des photographes saoudiennes à l'honneur à l'ambassade de France de Riyad

Les nombreuses œuvres d'art exposées dans la galerie racontent les histoires difficiles de nombreuses femmes à l'échelle internationale qui ont dû surmonter bien des obstacles pour réussir. ( Photo fournie).
Les nombreuses œuvres d'art exposées dans la galerie racontent les histoires difficiles de nombreuses femmes à l'échelle internationale qui ont dû surmonter bien des obstacles pour réussir. ( Photo fournie).
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Des photographes saoudiennes à l'honneur à l'ambassade de France de Riyad

  • Les œuvres d'art exposés dans la galerie racontent les histoires difficiles de nombreuses femmes qui ont dû surmonter de nombreux obstacles pour réussit
  • Les artistes présentes à l'événement ont discuté du conflit qui existait par le passé entre la culture et l'art en Arabie saoudite

RIYAD: L'Ambassade de France a accueilli mercredi l’ouverture de l'exposition Autonomisation par la photographie (Empowerment through Photography) dans le cadre du concours lancé par l'Association Internationale des Femmes Photographes (International Women in Photo Association - IWPA) à Riyad.

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Deux femmes admirant des oeuvres exposées à l'ambassade de France. (Photo fournie). 

«Je suis heureux d’inaugurer officiellement cette exposition unique, l'autonomisation par la photographie par l'IWPA, ici à Acoustic Lounge and Art Gallery», a déclaré l'ambassadeur de France Ludovic Pouille.

L’IWPA est une association française à but non lucratif dont la mission est d'aider à l'autonomisation des femmes pour parvenir à l'égalité des sexes dans le monde, tout en promouvant les femmes photographes et leurs histoires à travers l'art.

«L'objectif de cette soirée est d’œuvrer pour l'égalité à travers la photographie dans le monde et d'élever la position des femmes afin de parvenir à l'égalité des sexes dans le monde», a expliqué l'ambassadeur.

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L'ambassadeur de France en Arabie saoudite Ludovic Pouille devant l'une des photographies exposées. (Photo fournie). 

L'ambassadeur de France a prononcé un discours remerciant les sponsors de l'événement et présentant le panel d’artistes féminines lors de la table ronde.

«Ce soir, nous célébrons le monde des femmes photographes venant de France, de Russie, d'Espagne, du Mexique, de Géorgie et de plusieurs autres pays», a signalé l'ambassadeur Pouille.

Les nombreuses œuvres d'art exposées dans la galerie racontent les histoires difficiles de nombreuses femmes à l'échelle internationale qui ont dû surmonter des obstacles, subvenir aux besoins de leurs familles et vaincre les préjugés sociaux.

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L'ambassadeur de France en Arabie saoudite Ludovic Pouille prend la pose avec les artistes présentes à l'exposition. (Photo fournie). 

La table ronde a présenté des femmes artistes et la façon dont elles ont commencé leur parcours dans leurs domaines artistiques.

Iman al-Mashharawi, photographe francophone et consultante en otorhinolaryngologie, et Najla Mohammed al-Saleem, artiste plasticienne, ont pris part au panel ayant discuté du statut d’artiste féminine.

Les femmes ont discuté du conflit qui existait par le passé en Arabie saoudite entre la culture et l'art et des difficultés auxquelles elles ont fait face pour créer et partager leurs œuvres.

«Certains se demandent: “Comment  faites-vous pour être à la fois médecin, mère de famille et artiste?” je réponds simplement que Dieu nous a créées ainsi. Nous pouvons effectuer plusieurs tâches en même temps. Il y aura toujours des difficultés que nous pourrons toujours surmonter», a déclaré le Dr Iman al-Mashharawi.

Elles ont également discuté des étapes à venir pour permettre aux femmes artistes saoudiennes de partager leurs œuvres à l'échelle internationale tout en représentant leur culture.

La galerie d'art et la table ronde ont été organisées pour promouvoir et encourager les photographes saoudiennes à soumettre leurs œuvres via le site web de l'IWPA afin de bénéficier d'une exposition internationale.

Le délai d'inscription au concours de l’IWPA s'achèvera fin octobre, et l'ambassade de France encourage les nombreuses femmes photographes saoudiennes à soumettre leurs œuvres.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".