L'Art miniature 2.0 s'expose pour la première fois en France

Une œuvre intitulée "La vie telle que nous la connaissons" de l'artiste Slinkachu est présentée à l'exposition "Trespass Alliance: Inside Urban Art" à la galerie Andipa à Londres, le 24 juin 2008. (Léon Neal / AFP)
Une œuvre intitulée "La vie telle que nous la connaissons" de l'artiste Slinkachu est présentée à l'exposition "Trespass Alliance: Inside Urban Art" à la galerie Andipa à Londres, le 24 juin 2008. (Léon Neal / AFP)
Short Url
Publié le Samedi 16 octobre 2021

L'Art miniature 2.0 s'expose pour la première fois en France

  • Baptisée «Small is Beautiful» (petit c'est magnifique), l'exposition regroupe une vingtaine d'entre eux, considérés comme les stars mondiales du genre
  • Ils présentent une soixantaine de leurs œuvres à la galerie Joseph, à partir de vendredi et jusqu'au 16 janvier

PARIS : Au détour d'une flaque, d'aspérités dans le bitume, ou dans l'intimité de leurs ateliers, les artistes de l'art miniature 2.0 rivalisent d'imagination et d'ingéniosité, pour créer des univers minuscules, exposés pour la première fois en France, à Paris.

Baptisée "Small is Beautiful" (petit c'est magnifique), l'exposition regroupe une vingtaine d'entre eux, considérés comme les stars mondiales du genre (États-Unis, Royaume-Uni, Japon, Suède, Ukraine, Bosnie, Afrique du Sud, Belgique, Allemagne, Inde et France). Ils présentent une soixantaine de leurs œuvres à la galerie Joseph, à partir de vendredi et jusqu'au 16 janvier.

Parmi eux, l'artiste britannique Slinkachu, né en 1979 et connu pour ses scènes de vie à partir de figurines miniatures remodelées, repeintes puis installées et photographiées dans des espaces publics, et laissées sur place pour le plaisir des passants. Son monstre du Loch Ness, créé à partir d'un cordon de baskets vert dans une flaque, faisant face à deux personnages dans une capsule de bière, leur embarcation, a fait fureur sur les réseaux sociaux.

En parcourant l'exposition et les œuvres, dont les plus petites font la taille d'une carte SIM et les plus grandes celle d'une grande boîte à chaussures, le public découvre une multitude d'univers: humoristiques (Pierre Javelle, France), oniriques (Lisa Swerling, États-Unis; Franck Kunert, Allemagne), revendicatifs (Thomas Doyle, États-Unis), inspirés autant des jouets d'enfants que du cinéma ou des séries télévisées.

- Hyperréalisme, poésie -

Des éléments de la vie quotidiennes, rétrécis jusqu'à 87 fois, ou des planètes imaginaires introduites dans de minuscules bouteilles, tubes à essais ou cloches en verre de quelques centimètres carrés, (Izumi Akinobu, Japon; Tristan Blondeau, France); des sculptures taillées dans des pointes de crayon à papier (Jasenko Dordevic, Bosnie); des poissons en carton recyclé abritant des cités antiques qu'un capitaine explorateur découvre à bord de son trois-mâts fait d'une coquille de noix (Tank et Popek, France).

L'hyperréalisme, autant que la poésie, sont omniprésents dans les immeubles haussmanniens en papier kraft blancs illuminés de l'intérieur par Camille Ortolli (France), un manoir du XVème siècle en matériaux authentiques, totalement meublé et rétréci douze fois par Nicolas Guérin (France) ou les immeubles délabrés de banlieue parisienne ou tokyoïtes, encore plus petits, créés par Nicolas Pierre (France) ou Christopher Robin Nordstroem (Suède).

"L'art miniature est passé de la maquette réaliste des maisons de poupée à un genre artistique à part entière, qui raconte des histoires et séduit les enfants autant que les adultes", explique Serge Victoria, producteur français d'événementiel à l'initiative de l'exposition.

"Tous ces artistes, trentenaires pour la plupart, se sont fait connaître sur les réseaux sociaux et vont se rencontrer pour la première fois", se réjouit-il.

Lorraine Loots, miniaturiste sud-africaine du Cap, acquiesce: "C'est formidable de pouvoir nous retrouver et échanger de vive voix". Incitée dès l'enfance "par sa mère, à tout observer et découvrir dans la nature", elle explique à l'AFP comment elle a créé des représentations miniatures de paysages circulaires et d’objets du quotidien sur fond blanc qui se regardent à l'aide d'une loupe.

Le voyage se termine avec Ronan Jim Sevellec, septuagénaire breton aux décors miniatures sans équivalent, reproduisant des intérieurs de maisons issues d'un passé lointain, médiéval ou hors du temps, et résolument européen.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".