Nigeria: la police islamique arrête un homme qui voulait se vendre aux enchères

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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Nigeria: la police islamique arrête un homme qui voulait se vendre aux enchères

  • Kano, dans le nord du Nigeria, figure parmi la dizaine d'Etats nigérians à majorité musulmane où la charia est appliquée au côté de la loi nigériane
  • "Nous l'avons arrêté pour s'être mis en vente, ce qui est illégal en vertu de la loi islamique", a déclaré Lawal Ibrahim Fagge, un porte-parole de la police religieuse, appelée Hisbah

KANO: La police islamique au Nigeria a arrêté un homme qui voulait se vendre aux enchères pour échapper à la pauvreté, a-t-on appris mercredi auprès des autorités locales.


Un tailleur de 26 ans, Aliyu Idris, a été arrêté mardi par la police des moeurs à Kano, après la diffusion de photos sur les réseaux sociaux le montrant avec une affichette indiquant qu'il était à vendre aux enchères au prix de départ de 20 millions de naira (environ 42.000 euros).


Kano, dans le nord du Nigeria, figure parmi la dizaine d'Etats nigérians à majorité musulmane où la charia est appliquée au côté de la loi nigériane, dérivée de la Common Law de l'ancien colon britannique.


"Nous l'avons arrêté pour s'être mis en vente, ce qui est illégal en vertu de la loi islamique", a déclaré Lawal Ibrahim Fagge, un porte-parole de la police religieuse, appelée Hisbah. "Il est en garde à vue", a-t-il ajouté, expliquant cet "acte abject" par la pauvreté et l'ignorance du jeune homme.


Le jeune homme s'était promené la semaine dernière en ville avec son affichette autour du cou. Après avoir été pris en photo par des habitants, il a fait sensation sur les réseaux sociaux.


Il avait expliqué à des journalistes qu'il se vendait pour échapper à "son insupportable pauvreté" et qu'il voulait donner la moitié de l'argent à ses parents ainsi que deux millions de naira à la personne qui organiserait l'enchère.


Il avait aussi promis d'être "un serviteur loyal" à celui qui l'achèterait.


Aucune poursuite n'a été engagée contre lui, selon le porte-parole de la police islamique.


Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, a été durement touché par la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement qui ont nui au prix mondial du pétrole brut.


Confrontée à sa deuxième récession en cinq ans, après le début de la pandémie, l'économie du Nigeria a commencé à reprendre quelques couleurs au cours des derniers mois.


Mais l'inflation, en particulier des denrées alimentaires, reste très élevée, accentuant encore la pauvreté de nombreux habitants, dont la plupart vivent avec moins de deux dollars (1,70 euro) par jour. 

Au Nigeria, 12 millions d'enfants "ont peur d'aller à l'école" selon le président

Plus de 12 millions d'enfants "traumatisés" sont effrayés à l'idée d'aller à l'école au Nigeria où des gangs criminels kidnappent des élèves contre le versement de rançons, a déclaré le président Muhammadu Buhari.


Le premier enlèvement massif d'élèves dans le pays le plus peuplé d'Afrique remonte à avril 2014 lorsque Boko Haram a kidnappé 276 filles d'une école à Chibok (nord-est), déclenchant la campagne mondiale #BringBackOurGirls (#RamenerNosFilles").


Depuis, les attaques contre les écoles "ont augmenté en nombre et se sont étendues à toute la partie nord du pays", a déclaré mardi M. Buhari dans le cadre d'une conférence internationale sur la sécurité des écoles à Abuja, la capitale.


En conséquence, "plus de 12 millions d'enfants sont actuellement traumatisés et ont peur d'aller à l'école, en particulier les filles", a poursuivi le président sans préciser à quelle région ou quelle tranche d'âge ce chiffre faisait référence.


En plus des jihadistes présents dans leur fief du nord-est, des gangs lourdement armés sévissent depuis des années dans le nord-ouest et le centre du Nigeria, attaquant et pillant des villages et procédant à des enlèvements contre rançons, notamment dans les établissements scolaires.


Depuis le début de l'année, ces groupes criminels, qui agissent a priori sans motivation idéologique, ont enlevé plus de 1.400 élèves, selon l'Unicef.


Selon les experts, de nombreuses filles mineures qui quittent l'école de manière prématurée se marient avant leur majorité.


"Environ 44% des filles au Nigeria se marient avant l'âge de 18 ans" soit l'un des plus forts taux au monde, a expliqué dans un communiqué Save The Children.


La plupart des élèves kidnappés sont relâchés par leurs ravisseurs après négociations mais "même quand ils sont libérés, le trauma reste longtemps dans leur esprit", a insisté le président Buhari.


L'ancien général, élu président en 2015, assure faire de la sécurité des écoles "une priorité" de son gouvernement tout en reconnaissant "qu'il est difficile de gérer ces défis sécuritaires et leurs conséquences".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.