En Égypte, Dawar for Arts met le théâtre au service de la psychothérapie

Le centre culturel Dawar El-Ezba utilise les outils de l’art dramatique dans le cadre de la psychothérapie.. (Photo fournie).
Le centre culturel Dawar El-Ezba utilise les outils de l’art dramatique dans le cadre de la psychothérapie.. (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 29 octobre 2021

En Égypte, Dawar for Arts met le théâtre au service de la psychothérapie

  • Le centre culturel Dawar Art utilise les outils de l’art dramatique en psychothérapie
  • L’entreprise sociale Dawar Kitchen offre, quant à elle, des emplois dignes à des dizaines de femmes

PARIS: Espace créatif situé au cœur du Caire, Dawar for Arts and Development a pour mission principale de promouvoir la santé personnelle et collective au moyen de l’éducation populaire et de l’entrepreneuriat social mais, surtout, grâce à un programme culturel riche, solidaire et inclusif.

Ce centre culturel est intrinsèquement lié au parcours de son fondateur, l’Australo-Britannique Ben Rivers. Ce psychothérapeute a développé une grande expérience à travers de nombreux pays auprès de communautés qui sont en proie à la violence et à des traumatismes collectifs.

«Playback théâtre»

Il vit actuellement au Caire, où il a fondé Dawar for Arts and Development en 2016. C’est un pionnier de l’utilisation du théâtre dans le cadre de la psychothérapie. Sa spécialité est le psychodrame et, avant tout, le «playback théâtre», une méthode particulière qui a tôt fait de faire connaître le centre Dawar Arts. Théâtre en miroir, le playback théâtre permet aux spectateurs de raconter de leur propre chef un moment précis de leur vie; l’objectif de cette activité est de tisser des liens entre eux. Dawar Arts possède ainsi une troupe de théâtre qui a pour mission de promouvoir la santé communautaire.

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Le centre culturel Dawar El-Ezba (maison jaune). (Photo fournie).

Un partenariat a été tissé il y a cinq ans entre le Dawar Arts et ONU Femmes, l’Entité des nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. «Le but est de faciliter la psychothérapie auprès des femmes et de les aider à s’affranchir de leurs difficultés grâce à l’art dramatique, la danse, la musique et la poésie», explique l’équipe de Dawar Arts.

Hub culturel

Cette dernière a également tissé des liens avec des partenaires culturels afin d’organiser des ateliers au sein du centre. Sa localisation privilégiée, dans le centre-ville du Caire, lui a en outre rapidement permis de devenir un hub culturel.

C’est pourquoi l’entreprise sociale égyptienne Greenish y a récemment organisé de nombreux ateliers. Elle s’est attachée à mettre en place un développement durable pour venir notamment en aide à des communautés locales particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique.

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Un cadre idyllique, au cœur du Caire.(Photo fournie). 

Dawar for Arts and Development vient donc en aide aux communautés locales fragiles, mais aussi aux migrants et aux réfugiés. C’est dans ce but qu’un projet a été instauré cette année en partenariat avec l’organisation internationale Oxfam, qui lutte contre les inégalités afin de mettre fin à la pauvreté et aux injustices. Les ateliers ont lieu dans la deuxième branche de Dawar, qui se trouve à Ezbet Khairallah, un quartier informel très dense du Caire. Dawar El-Ezba est un centre culturel qui propose les mêmes activités. Il est également situé dans le cœur de la capitale égyptienne, mais présente la spécificité d’être plus communautaire.

Cuisine communautaire

C’est dans ce quartier qu’a été fondée, en 2018, Dawar Kitchen, une entreprise sociale et communautaire. Son objectif initial était d’aider les femmes migrantes et les Égyptiennes à trouver un emploi digne et à s’autonomiser.

Au départ, elles cuisinaient des plats populaires égyptiens ou des mets de leur pays d’origine, notamment la Syrie et le Soudan. En raison de son succès, l’entreprise a diversifié ses menus et a multiplié ses services, développant notamment celui de la livraison. Dawar Kitchen jouit d’une clientèle prestigieuse, qui vient notamment de différentes ambassades.

Lectrices et lecteurs du Caire et des alentours de la capitale, bon appétit!


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".