Une nouvelle flambée de Covid inquiète l'Allemagne

Un ouvrage rédigé par les fondateurs de BioNTech Ozlem Tureci et Ugur Sahin portant sur le développement du vaccin contre la Covid-19 exposé lors du Salon du livre de Francfort le 20 octobre dernier. (AFP)
Un ouvrage rédigé par les fondateurs de BioNTech Ozlem Tureci et Ugur Sahin portant sur le développement du vaccin contre la Covid-19 exposé lors du Salon du livre de Francfort le 20 octobre dernier. (AFP)
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Publié le Lundi 01 novembre 2021

Une nouvelle flambée de Covid inquiète l'Allemagne

  • Angela Merkel, chargée d'expédier les affaires courantes avant la formation d'une nouvelle équipe appelée à être dirigée par le social-démocrate Olaf Scholz, a elle-même tiré la sonnette d'alarme ce week-end
  • Comme souvent depuis le début de la pandémie, les territoires de l'Est - frontaliers de la République tchèque ou de la Pologne - sont particulièrement frappés

BERLIN: Reprise des contaminations dans les maisons de retraite, infections en forte hausse, vaccinations à l'arrêt: l'inquiétude autour du Covid ressurgit en Allemagne au moment où le pays se cherche un nouveau gouvernement.


Angela Merkel, chargée d'expédier les affaires courantes avant la formation d'une nouvelle équipe appelée à être dirigée par le social-démocrate Olaf Scholz, a elle-même tiré la sonnette d'alarme ce week-end.


L'évolution actuelle dans les hôpitaux et le nombre de décès "m'inquiètent beaucoup (....) et devraient tous nous inquiéter", a déclaré en marge de son ultime sommet du G20 à Rome la chancelière, qui a affronté avec le Covid-19 sa plus grave crise en 16 années de mandat.


L'heure est "de nouveau à une certaine insouciance", avec la levée de nombreuses restrictions ces derniers mois, regrette ainsi Mme Merkel, alors que les derniers chiffres ne sont pas bons.

Afflux de malades 

L'épidémie repart en effet à la hausse dans un pays durement frappé lors des précédents automne et hiver, mais qui pensait avoir en partie tourné la page épidémique.


Quelque 9.658 nouveaux cas ont été officiellement recensés lundi, soit 3.085 de plus que le lundi précédent.


Le taux d'incidence sur sept jours atteint 154,8, contre 149,4 la veille et 110,1 il y a une semaine, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch.


Comme souvent depuis le début de la pandémie, les territoires de l'Est - frontaliers de la République tchèque ou de la Pologne - sont particulièrement frappés, la Thuringe enregistrant une incidence de 314,9, juste devant la Saxe (291,6).


Plusieurs professionnels de santé ont fait état ces derniers jours d'un nouvel afflux de malades dans les hôpitaux, en grande majorité des personnes non vaccinées.


Les hospitalisations de patients atteints du Covid ont augmenté de 40% en l'espace d'une semaine, selon la Société des hôpitaux allemands. En soins intensifs, la hausse atteint 15%.


"Si cette évolution se poursuit et qu'aucune mesure n'est prise, il y a le risque d'une restriction significative des soins pour les patients non-Covid dans les semaines à venir", met de surcroît en garde dans la presse berlinoise un des dirigeants de l'hôpital de La Charité à Berlin, le plus grand établissement universitaire d'Allemagne. 


Des foyers de contamination réapparaissent, en particulier dans les maisons de retraite.


Dans un établissement de la région de Mecklembourg-Poméranie, 66 des 83 résidents ont ainsi été contaminés et 14 sont morts, après une vague d'infection probablement déclenchée par l'organisation d'une fête début octobre.


Seuls 6% des résidents n'étaient pas vaccinés mais près d'un membre sur trois de l'encadrement n'avait pas reçu de dose, ce qui a sans doute accéléré les contaminations.


Des cas similaires ont été signalés dans plusieurs autres Länder. 


Face à cette dégradation, la chancelière a prévenu que des mesures devaient être rapidement prises. Le gouvernement est ainsi "prêt à des pourparlers" avec les régions allemandes, qui ont la haute main sur la santé dans le système fédéral du pays, a indiqué lundi une porte-parole de l'équipe Merkel.

Merkel « très attristée »

Ces cas ont relancé le débat sur l'éventuelle vaccination obligatoire des personnels soignants, soutenue par 72% de l'opinion, selon un sondage pour la chaîne publique ZDF.


Contrairement à des pays comme la France ou l'Italie, elle n'existe pas en Allemagne, où les autorités craignent - pour des raisons historiques - d'être accusées d'empiéter sur les libertés publiques.


Le gouvernement a néanmoins appelé lundi les Länder à rouvrir les centres de vaccination qui ont été fermés, afin de relancer une campagne de vaccination qui piétine et donner accès aux personnes les plus fragiles à une dose de rappel.


Quelque 85% des plus de 60 ans ont bénéficié d'un schéma vaccinal complet, mais l'efficacité tend à s'émousser au fil des mois.


"Nous devons faire quelque chose pour que la troisième vaccination soit faite", a fait valoir Mme Merkel, par ailleurs "très attristée" que "deux ou trois millions d'Allemands de plus de 60 ans ne soient toujours pas vaccinés".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.