Une énorme sculpture découverte sous les gravats à Djeddah

Le projet de renaissance historique de Djeddah prévoit de réaménager la zone pour en faire une plaque tournante pour les projets culturels. (Photo fournie)
Le projet de renaissance historique de Djeddah prévoit de réaménager la zone pour en faire une plaque tournante pour les projets culturels. (Photo fournie)
Le projet de renaissance historique de Djeddah prévoit de réaménager la zone pour en faire une plaque tournante pour les projets culturels. (Photo fournie)
Le projet de renaissance historique de Djeddah prévoit de réaménager la zone pour en faire une plaque tournante pour les projets culturels. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

Une énorme sculpture découverte sous les gravats à Djeddah

  • L'œuvre d'art a été découverte pendant les travaux en relation avec le projet de renaissance historique de Djeddah en cours
  • «Radwi a su imposer son style et avait des œuvres distinguées combinées à une production abondante, ce qui a rendu ses œuvres populaires»

LA MECQUE: Après plus de quatre décennies, l'œuvre de l'un des artistes les plus renommés d'Arabie saoudite a été découverte par hasard sous les gravats du centre historique de Djeddah.

Cachée derrière un dédale et un chaos de bâtiments, de kiosques et de magasins, les travailleurs ont été stupéfaits de trouver la grande sculpture de pierre abstraite avec des gravures détaillées.

«L'œuvre semble être la réalisation du grand artiste Abdelhalim Radwi et remonte à 1981», a posté le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane al-Saud, sur son compte Twitter.

L'œuvre d'art a été découverte pendant les travaux en cours du projet de renaissance historique de Djeddah, qui prévoit de réaménager la région pour en faire une plaque tournante pour les entreprises, les projets culturels et l’une des destinations préférées des entrepreneurs.

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«Cette œuvre d'art est restée cachée pendant quatre décennies, et elle réapparait à nouveau aujourd’hui», a déclaré l'artiste plasticienne Ahlam Machhadi, membre de l'Association saoudienne des arts et de la culture à Taif. «C'est un plaisir de voir l'intérêt et l'attention accordés à ce magnifique héritage.»

L'artiste plasticien Faisal al-Khudidi, directeur de l'Association Culture et Art, a décrit Radwi comme l'un des artistes avant-gardistes du pays et le fondateur de la scène artistique saoudienne.

Radwi, décédé d'une crise cardiaque dans sa maison de Djeddah en 2006, a organisé sa première exposition en Arabie saoudite, mais a dû lutter pour prouver sa présence dans un pays où il était difficile de diffuser et de reconnaître l'art. Il était considéré comme l'un des fondateurs de l'art plastique saoudien et le premier à rejoindre des missions éducatives dans le domaine des arts.

Al-Khudidi a déclaré que Radwi avait un style unique et a basé ses œuvres sur la philosophie de la rotation et de l'attraction magnétique.

«Il a adopté la rotation pivotante autour de la Kaaba comme méthode dans ses œuvres, il a donc travaillé sur son art de manière consciente. Ses œuvres étaient variées, notamment la peinture et les sculptures, et il se peut que la sculpture qui a été trouvée récemment dans la ville historique de Djeddah montre sa maîtrise et sa créativité à une époque où il était difficile de traiter les matériaux et les outils sculpturaux», a déclaré Al-Khudidi à Arab News.

«Radwi a su imposer son style et avait des œuvres distinguées combinées à une production abondante, ce qui a rendu ses œuvres populaires.»

L'artiste plasticienne Ahlam Machhadi et ses collègues ont été surpris par la découverte. Ils ont également été ravis de voir l’œuvre d'un pionnier dans leur domaine recevoir l'attention qu'elle méritait.

«Les caractéristiques de cette œuvre sculpturale unique sont claires avec ses détails délicats et ses inscriptions», a-t-elle déclaré à Arab News.

«Radwi a été inspiré par les monuments et la nature de la ville de Djeddah, en plus des versets et des phrases coraniques qui ont été magnifiquement et spontanément gravés. Les gravures ajoutent des éléments esthétiques et décoratifs ainsi que des symboles populaires qui caractérisent la région et apportent beaucoup de charme et d'attrait à l'œuvre.»

Radwi a présenté son travail lors d'expositions d'arts plastiques à travers le monde et a tenu plus de 100 expositions privées au cours de sa carrière. Il est probablement mieux connu pour ses 15 sculptures monumentales en plein air à Djeddah, qui reproduisent à grande échelle des objets tels que des encriers, des stylos et du papier.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".