L'Afro-Américain Eric Adams remporte la mairie de New York

Eric Adams, successeur de l'impopulaire Bill de Blasio, gérera le plus gros budget municipal des Etats-Unis: presque 100 milliards de dollars pour l'exercice 2021-2022. (Photo, AFP)
Eric Adams, successeur de l'impopulaire Bill de Blasio, gérera le plus gros budget municipal des Etats-Unis: presque 100 milliards de dollars pour l'exercice 2021-2022. (Photo, AFP)
Eric Adams, successeur de l'impopulaire Bill de Blasio, gérera le plus gros budget municipal des Etats-Unis: presque 100 milliards de dollars pour l'exercice 2021-2022. (Photo, AFP)
Eric Adams, successeur de l'impopulaire Bill de Blasio, gérera le plus gros budget municipal des Etats-Unis: presque 100 milliards de dollars pour l'exercice 2021-2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

L'Afro-Américain Eric Adams remporte la mairie de New York

  • Ancien capitaine de police et militant antiraciste, Adams est seulement le second maire afro-américain de l'histoire de la Grande Pomme
  • Un parcours hors du commun pour cet enfant élevé par des parents défavorisés de Brooklyn et de Queens où il avait flirté avec la criminalité

NEW YORK : Il est seulement le second maire afro-américain de l'histoire de New York: l'ancien policier et militant antiraciste Eric Adams a remporté mardi haut la main la mairie de la mégapole américaine, un parcours hors du commun pour cet enfant d'une famille pauvre qui avait flirté avec la criminalité.

L'élu démocrate de 61 ans a écrasé comme prévu son rival républicain Curtis Sliwa, 67 ans, selon des résultats préliminaires du bureau des élections de la ville. Eric Adams a ainsi raflé 67% des suffrages exprimés contre environ 27% pour Curtis Sliwa, dans une ville classée à gauche mais où les inégalités économiques et sociales entre différentes communautés sont extrêmement marquées.

"Ce soir, j'ai réalisé mon rêve et, de tout mon coeur, je vais lever les barrières qui vous empêchent de réaliser les vôtres", a lancé le nouvel édile, tout sourire, chemise blanche et pouce levé devant ses partisans réunis dans un hôtel de Brooklyn.

"Il était temps. Les travailleurs ont dorénavant une voix", s'est félicité Jakwan Rivers, président noir américain d'une association de quartier et ami du nouveau maire.

Cette victoire est de fait une consécration pour Eric Adams, élevé par des parents défavorisés de Brooklyn et de Queens où il a connu la délinquance et les interpellations policières violentes avant de devenir capitaine de police et d'y créer un syndicat de lutte contre le racisme. Il est entré ensuite en politique, élu local démocrate de l'Etat et de la ville de New York, tremplin vers la mairie.

En larmes après avoir voté mardi matin dans son quartier natal, Eric Adams avait estimé que cette élection représentait une revanche sociale pour le "petit gars" qu'il était dans sa jeunesse et donc pour les New-Yorkais des classes populaires.

"C'est historique !", s'était exclamé Anthony Williamson, un ouvrier de 58 ans, après avoir voté Adams: "C'est super. Cela montre que nous avons tous une chance d'y arriver à New York et en Amérique, quelle que soit sa couleur de peau".

Dans les derniers jours de la campagne axée sur l'insécurité, le nouveau maire s'était accroché à la télévision avec Curtis Sliwa, personnage haut en couleur, toujours coiffé d'un béret rouge et qui a créé en 1979 une sorte de milice, les "anges gardiens", patrouilles bénévoles censées lutter contre les agressions dans les rues, au côté de la police.

L'ancien policier Eric Adams a encore été très applaudi mardi soir lorsqu'il s'est de nouveau engagé à être intraitable contre les crimes et délits dont les indicateurs sont passés au rouge en 2020. "Nous n'allons pas seulement parler de sécurité, nous allons avoir de la sécurité", a-t-il promis.

Jusqu'aux dernières heures de la campagne, il s'est affiché en défenseur des classes moyennes et populaires, mais aussi comme un proche des milieux d'affaires de Manhattan, poumon financier mondial.

Le successeur de l'impopulaire Bill de Blasio gérera le plus gros budget municipal des Etats-Unis: 98,7 milliards de dollars pour l'exercice 2021-2022.

Eric Adams aura aussi la main sur la plus importante force de police du pays (NYPD, 36.000 employés), dont il devra poursuivre les réformes, mais sans se mettre à dos son ancien corps d'origine puissant et syndiqué.

Devenu policier lorsque New York était un coupe-gorge dans les années 1980, il y passe 22 années jusqu'au rang de capitaine. En 1995, il y fonde un syndicat qui se bat encore contre le racisme.

Car dans son histoire, la police new-yorkaise a souvent été accusée de fermer les yeux sur des agents violents, racistes et corrompus. Et elle fut encore la cible de plaintes en 2020 pour la répression de manifestations antiracistes du mouvement Black Lives Matter, après le meurtre de George Floyd par un policier blanc à Minneapolis.

Dans une ville qui a payé un lourd tribut à la pandémie (34.000 morts), Eric Adams devra gérer les retours à la normale des écoles, bureaux et commerces. Lutter aussi contre les inégalités sociales criantes, le mal-logement, les infrastructures en piteux état, les risques climatiques. Faire fermer enfin Rikers Island, une terrible prison surpeuplée, ultraviolente et insalubre.

Enfin, Eric Adams est très fier d'être devenu végan en 2016 pour soigner son diabète et a écrit un livre de cuisine pour convaincre les Afro-Américains de faire de même.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.