Ce qu'il faut savoir sur le Pass Culture étendu aux moins de 18 ans

Des visiteurs regardent une sculpture de sphinx au département égyptien du musée du Louvre à Paris, le 24 juin 2021. (Photo, AFP)
Des visiteurs regardent une sculpture de sphinx au département égyptien du musée du Louvre à Paris, le 24 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 14 novembre 2021

Ce qu'il faut savoir sur le Pass Culture étendu aux moins de 18 ans

  • Le Pass continuera d'offrir 300 euros aux jeunes qui ont fêté leurs 18 ans. Ils ont toute l'année de leur majorité pour en faire la demande, et deux ans ensuite pour dépenser cette somme
  • A partir du 1er janvier, les jeunes, scolarisés ou non, qui en font la demande pourront bénéficier de 20 euros l'année de leur 15 ans, 30 euros l'année de leurs 16 ans et 30 euros l'année de leurs 17 ans

PARIS : Le Pass Culture, qui offre 300 euros à dépenser pour les jeunes atteignant 18 ans, va être complété à partir du 1er janvier pour les adolescents dès 15 ans, et renforcé par des financements en classe à partir de la quatrième.

Voici ce qu'il faut savoir sur ce dispositif destiné, selon les pouvoirs publics, à favoriser "la connaissance et l'accès aux offres culturelles".

Ce qui ne change pas

Le Pass continuera d'offrir 300 euros aux jeunes qui ont fêté leurs 18 ans. Ils ont toute l'année de leur majorité pour en faire la demande, et deux ans ensuite pour dépenser cette somme.

Le Pass Culture est accessible par une application mobile ou un site internet, qui gère ensuite la somme au fil des dépenses. Il est réservé aux Français et citoyens européens résidant en France.

L'extension aux moins de 18 ans

A partir du 1er janvier, les jeunes, scolarisés ou non, qui en font la demande pourront bénéficier de 20 euros l'année de leur 15 ans, 30 euros l'année de leurs 16 ans et 30 euros l'année de leurs 17 ans. Le reliquat peut être reporté d'une année sur l'autre si la somme n'est pas totalement dépensée, et le catalogue sera légèrement différent de celui proposé aux plus de 18 ans.

En tout, un jeune qui fêtera ses 15 ans en 2022, et bénéficiera chaque année des sommes du Pass Culture pourra donc avoir accès à 380 euros de produits culturels grâce à ce dispositif.

Un dispositif pour les classes

Le nouveau Pass Culture introduit également des sommes "collectives", à dépenser pour la classe : dès janvier, chaque classe à partir de la quatrième bénéficiera d'une somme à dépenser dans un catalogue dans le domaine de l'éducation artistique et culturelle, par exemple pour des sorties collectives.

Cette somme, à dépenser par le professeur, s'élèvera à 25 euros par élève en quatrième et en troisième, 30 euros par élève pour les classes de seconde puis 20 euros pour les première et terminale, soit un total de 120 euros par élève au cours de la scolarité pour des projets de classe.

Ce qu'on peut acheter

Globalement, des biens et services culturels. 

Du côté des biens : des livres, des disques, des instruments de musique, des œuvres d'art, du matériel artistique, et même des jeux vidéo (si l'éditeur est français et s'il n'y a pas de violence). La condition est d'acheter en magasin, pas en ligne en vue d'une livraison. 

Du côté des services: des places, entrées ou abonnements à des concerts, spectacles, musées, expositions, au cinéma ou au théâtre, des cours d'art, de musique, de danse, etc., et des offres numériques. Parmi ces offres, on retrouve la musique en streaming, la vidéo à la demande et la presse en ligne, avec un plafond de 100 euros. Et l'offre disponible est tournée en priorité vers des entreprises françaises, comme Deezer côté musique.

Le coût pour l'Etat

Les classes d'âge concernées (les natifs de 2003 à 2008) regroupent environ 800.000 jeunes par an. Mais tous n'y ont pas recours, et rares sont ceux qui dépensent la totalité de la somme. Lors du lancement, l'Elysée prévoyait quelque 300 millions d'euros annuels si le dispositif était un succès - il a été de 59 millions d'euros en 2021.

En 2022, 96 millions d'euros sont prévus pour les plus de 18 ans, 38 millions pour les 15-17 ans et 45 millions pour les sommes à dépenser en classe.

L'effet sur le secteur culturel

Un premier bilan, tiré de l'expérimentation dans certains départements en 2019-2020, montrait deux grands gagnants: la musique et le livre. La première captait 39% des montants dépensés (20% pour les instruments, 19% pour les disques, services d'écoute et concerts), et le second 35%. Avec la crise sanitaire, qui a fermé nombre de lieux culturels, le livre s'est taillé la part du lion, et dans les librairies c'est le manga qui a été particulièrement prisé, représentant près de trois quarts des livres réservés.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".