Bélarus: L'UE prépare de nouvelles sanctions

Entre 2 000 et 3 000 personnes, dont des femmes et des enfants, campent depuis plusieurs jours par un froid glacial à la frontière entre ces deux pays d'Europe orientale. (AFP)
Entre 2 000 et 3 000 personnes, dont des femmes et des enfants, campent depuis plusieurs jours par un froid glacial à la frontière entre ces deux pays d'Europe orientale. (AFP)
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Publié le Mardi 16 novembre 2021

Bélarus: L'UE prépare de nouvelles sanctions

  • «Attention! Tout franchissement illégal de la frontière est interdit. Vous risquez des poursuites pénales», répètaient lundi par hauts-parleurs les gardes-frontières polonais
  • La Pologne a annoncé lundi qu'elle commencerait en décembre la construction d'un mur le long de la frontière avec le Bélarus, en vue de l'achever au premier semestre 2022

SOKOLKA: L'UE a annoncé lundi préparer de nouvelles sanctions contre le régime bélarusse, peu convaincue par les assurances de Minsk de faire rentrer "chez eux" les migrants campant à la frontière polonaise après avoir, selon Bruxelles, orchestré leur afflux.


"Attention! Tout franchissement illégal de la frontière est interdit. Vous risquez des poursuites pénales", répètaient lundi par hauts-parleurs les gardes-frontières polonais aux centaines de migrants massés lundi au poste-frontière de Brousgui (Bélarus), face à la ville polonaise de Kuznica.


Des images diffusées par les médias bélarusses les montraient autour de feux de camp, s'allongeant dans des sacs de couchage à l'ombre de barbelés ou faisant face aux forces polonaises casquées qui gardent la zone frontalière.

Pris en étau à la frontière Bélarus-Pologne, les migrants refusent de partir

MOSCOU: Aryan Wali Zellmi, un Kurde d'Irak âgé de 25 ans, espérait gagner l'Europe en passant par le Bélarus. Mais après deux tentatives infructueuses, il est coincé à la frontière avec la Pologne, avec des milliers d'autres migrants.


"On attend ici, entre les soldats polonais et bélarusses. Ils ne nous laissent aller nulle part", déclare le jeune homme à l'AFP, qui a pu lui parler au téléphone.


La plupart des médias occidentaux ne sont pas autorisés à se rendre au Bélarus depuis la répression implacable d'un mouvement de contestation en 2020, tandis que la Pologne a interdit l'accès à la zone frontalière.


Entre 2 000 et 3 000 personnes, dont des femmes et des enfants, campent depuis plusieurs jours par un froid glacial à la frontière entre ces deux pays d'Europe orientale, agglutinés autour de feux de camp ou emmitouflés dans des couvertures.


Bruxelles accuse le régime de l'imprévisible président bélarusse Alexandre Loukachenko d'avoir orchestré cet afflux pour se venger de sanctions occidentales, en délivrant des visas avec la promesse d'un passage facile en Pologne, pays membre de l'Union européenne et de l'espace Schengen.


Mais pour empêcher les intrusions, Varsovie a déployé plus de 15 000 militaires pour appuyer ses policiers et gardes-frontières, et érigé une clôture surmontée de fils de fer barbelé.


Face à ce dispositif, des migrants ont été incités par des membres des forces de sécurité bélarusses à découper la clôture pour entrer en Pologne, ont indiqué à l'AFP des proches de candidats à l'exil ayant requis l'anonymat.


Varsovie a aussi accusé les militaires bélarusses d'avoir tiré des coups de feu en l'air pour pousser les migrants à avancer, ce que dément Minsk.

 «N'importe où»
Plusieurs migrants contactés par l'AFP, comme M. Zellmi, sont originaires du Kurdistan irakien, une région du nord de l'Irak réputée pour sa relative stabilité mais où les opportunités économiques manquent.


Pour se rendre au Bélarus, M. Zellmi, propriétaire d'un café dans la région de Halabja, est passé par une agence de voyage qui lui a procuré un visa et un billet d'avion Bagdad-Minsk, avec une correspondance à Dubaï. Le tout pour environ 4.300 euros.


Il avait tenté de faire le voyage une première fois le mois dernier, mais avait été arrêté à l'aéroport de Minsk et expulsé, les autorités bélarusses affirmant que son visa n'était pas valide. Ce qui ne l'a pas empêché de réessayer.


Un autre Irakien, originaire de la province d'Anbar (ouest) et âgé de 28 ans, indique avoir pris un taxi après avoir atterri à Minsk pour rejoindre la frontière.


Ensuite, il a "marché à travers les bois" en se fiant au GPS de son téléphone et aux "indications données par des Irakiens qui avaient déjà fait le trajet".


Plusieurs migrants disent que les autorités bélarusses ont du mal à nourrir toutes les personnes coincées à la frontière. Certains affirment que seuls les enfants et les femmes ont reçu des vivres au cours des trois derniers jours.


Un ex-chauffeur routier irakien originaire de Souleimaniyeh, à la frontière avec l'Iran, est bloqué là avec sa femme et leurs trois enfants, dont un nourrisson et un garçon de huit ans amputé des quatre membres.


"Je veux aller dans n'importe quel pays qui acceptera de prendre mes enfants", dit-il à l'AFP au téléphone: "Nous sommes tous fatigués et à bout".


L'Irak a affirmé qu'il allait organiser jeudi un premier vol de rapatriement de migrants irakiens bloqués à la frontière "sur la base du volontariat".


Mais nombre d'entre ceux que l'AFP a contactés refusent de revenir en arrière.


"Il est hors de question de partir", balaie Bahaddine Mohsine Kader, un Kurde irakien qui parle anglais et se présente comme un "porte-parole" des migrants.


Il a vécu plusieurs années en Grande-Bretagne avant de revenir au Kurdistan irakien, en 2009. Mais face au manque de perspectives, il a de nouveau choisi l'exil.


"Dites d'abord à l'Irak d'améliorer les conditions de vie", lance-t-il. "Alors, seulement, les gens rentreront".

Prises en étau le long de la frontière entre les deux pays, deux à trois mille personnes au total, souvent originaires du Kurdistan irakien, dont de nombreux enfants, se préparaient lundi soir à passer une nouvelle nuit dehors par des températures négatives. 


"On attend ici, entre soldats polonais et bélarusses. Ils ne nous laissent aller nulle part", a dit par téléphone à l'AFP, Aryan Wali Zellmi, un Kurde d'Irak âgé de 25 ans. "Je veux aller dans n'importe quel pays. Nous sommes tous fatigués et à bout", a abondé, également par téléphone, un ex-chauffeur routier irakien, bloqué avec sa femme et leurs trois enfants, dont un nourrisson et un garçon de huit ans amputé des quatre membres.


Les Européens accusent Minsk d'avoir organisé depuis l'été des mouvements migratoires depuis le Moyen-Orient vers les frontières polonaise et lituanienne pour se venger de sanctions occidentales prises après la répression de l'opposition dans ce pays suite à un scrutin contesté.


L'UE va adopter "dans les prochains jours" de nouvelles sanctions contre des personnes et organisations contribuant à l'afflux des migrants, a annoncé lundi le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept à Bruxelles.


Ces sanctions toucheront "un nombre important" de personnes et entités, a-t-il souligné.


Dans le même temps, la pression sur le dirigeant bélarusse s'est accrue, avec un entretien entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président bélarusse Alexandre Loukachenko.

Mur polonais 

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, dont la réélection en août 2020 n'a pas été reconnue par l'UE, a de nouveau nié lundi toute responsabilité.


Il a même assuré vouloir le retour des migrants "chez eux": "Nous sommes prêts (...) à les mettre tous dans des avions qui les ramènent à la maison. Un travail actif est en cours pour convaincre ces gens", a-t-il déclaré, selon l'agence d'Etat Belta.


Mais, a-t-il insisté, "ils ne veulent pas rentrer. Il est clair qu'ils n'ont plus où rentrer, plus de domicile, et n'ont rien pour y nourrir leurs enfants".


Ses propos n'ont pas semblé convaincre les ministres européens des Affaires étrangères.


"Je n'ai aucune raison de croire que ce que (M. Loukachenko) dit est vrai", a insisté le chef de la diplomatie lituanienne Gabrielius Landsbergis.


De son côté, la Pologne a annoncé lundi qu'elle commencerait en décembre la construction d'un mur le long de la frontière avec le Bélarus, en vue de l'achever au premier semestre 2022, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.