Les créateurs régionaux font des étincelles lors de la semaine de la mode arabe

Jiryis a lancé son label éponyme il y a douze ans. (AFP)
Jiryis a lancé son label éponyme il y a douze ans. (AFP)
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Publié le Samedi 20 novembre 2021

Les créateurs régionaux font des étincelles lors de la semaine de la mode arabe

  • Les temps forts des collections des marques de la région MENA, lors du gala de la mode le mois dernier à Dubaï
  • Le défilé de la créatrice irakienne Zeena Zaki, basée à Dubaï, a donné le coup d'envoi de la dernière journée de la semaine de la mode arabe

Ihab Jiryis

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«Depuis que je suis enfant, je me souviens avoir rêvé d'être créateur de mode. Les couleurs, les tissus, les coupes, les formes… c'est ma passion dans la vie. C'est ainsi que je peux exprimer tout ce que je ressens ou je pense», avait confié au courant de cette année le créateur palestinien de tenues de soirée et de robes de mariée à Arab News. Sa collection printemps/été 2022 a confirmé ses propos, éblouissant le public avec des designs asymétriques, des silhouettes glamour, de subtiles broderies haut de gamme, des robes longues séduisantes et des paillettes à profusion.

«Les temps difficiles ou la pénurie dans lesquels nous vivons créent pour nous de plus grands défis», a-t-il affirmé à propos de son travail en Palestine. «En tant que créateurs de mode, cela nous incite à créer davantage et à nous exprimer de manière artistique, grâce à laquelle nous pouvons communiquer avec le monde.»

Jiryis a lancé son label éponyme il y a douze ans, mais il s'agissait cette fois de son premier défilé en physique (il a participé à un événement exclusivement numérique l'année dernière). Ce fut un triomphe. Et cela a montré que ce n'était qu'une question de temps avant que son objectif déclaré «d’être mondialement connu» ne soit réalisé.

Emergency Room

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Le créateur basé à Beyrouth Eric Ritter a expliqué à Arab News la pensée derrière le nom de sa marque, en mai de cette année. «Nous avons décidé de l'appeler Emergency Room parce que nous allions vraiment faire les choses d'une manière éthique et respectueuse de l'environnement», a-t-il affirmé. Faire les choses différemment est au cœur de la philosophie du design de Ritter et a largement inspiré la présentation de sa collection «Neverland» à la semaine de la mode arabe. Un des moments les plus spectaculaires de l'événement, c’est lorsque les mannequins (un groupe de clients, d'amis et de fans) marchaient alors qu’il n'y avait pas de bande sonore, à l'exception de la propre voix off de Ritter discutant de l'inspiration derrière sa remarquable collection revalorisée, qu'il explique également sur le site Web de la marque:

«À travers la collection, nous visons à capturer, traiter et catalyser l'essence et l'énergie de toute conversation qui se déroule à Beyrouth en ce moment, la crise socio-économique, la rémission postpandémique vraiment lente, et plus important encore, l'assourdissant “Devrais-je-rester-ou-devrais-je-partir?” qui occupe aujourd’hui les esprits de tous les Libanais, jeunes ou vieux”, écrit-il. Nous avons débuté comme une marque centrée sur une communauté, exploitant ses hauts et ses bas, et travaillant pour des lendemains meilleurs. “Neverland” en est la suite naturelle — une réponse à une situation grave, un cri de frustration mais aussi de résistance. Résistance par le processus, résistance par le travail, résistance par l'art, résistance par la présence sur le terrain.»

Michael Cinco

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Le défilé du créateur basé à Dubaï a été aussi méticuleusement conçu et créé avec art, comme l'on pourrait s'y attendre pour une collection intitulée «Impalpable Dream of Gustav Klimt». Les œuvres de Klimt ont enchanté le podium, mais la partie la plus captivante du défilé de Cinco était peut-être le choix des mannequins présentant la collection couture – un choix magnifiquement diversifié et inclusif, avec des mannequins aux membres prothétiques, de diverses ethnies, ainsi que des mannequins de grande taille.

Les vêtements eux-mêmes étaient à la hauteur du défilé haut de gamme: des robes flamboyantes avec des détails impeccables, des perles éblouissantes et des robes et costumes scintillants. C'était le point culminant parfait pour la semaine de la mode, qui reçu une ovation debout bien méritée de la part d’une salle comble.

Amato

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La marque basée à Dubaï a produit une collection printemps/été 2022 spectaculaire, dominée par une palette de couleurs de rouges et de noirs et comprenant des robes longues de soirée ainsi que des tailleurs près du corps, présentés avec la touche artisanale qui est la signature du directeur de la création philippin d'Amato, Furne One.

Zeena Zaki

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Le défilé de la créatrice irakienne basée à Dubaï a donné le coup d'envoi de la dernière journée de la semaine de la mode arabe. Zaki se trouvait au Costa Rica à ce moment, mais elle est apparue à travers une vidéo pour présenter sa collection printemps/été 2022 composée d'élégantes robes de soirée caractérisées par «des couleurs pastel, des coupes simples et des silhouettes à volants, selon le communiqué de presse des organisateurs». Une fois de plus, les paillettes se sont avérées populaires dans une sélection à la fois appropriée à l’échelle régionale et attrayante à l'échelle internationale.

BLSSD

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La marque libanaise basée à Dubaï a présenté une collection de prêt-à-porter décontractée conçue pour la grande consommation. Des combinaisons de vestes et de jupes longues mélangées à des tenues oversize dans une palette dominée par le blanc, le noir et l'argent métallisé. La marque était décidément dans l'air du temps avec ses silhouettes asymétriques.

Euphoria

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Le label émirati n'existe pas depuis longtemps, mais il a fait sensation sur la scène régionale en concluant des accords avec les grands magasins et les sites de vente en ligne. La collection de la marque, présentée lors de l'événement d'octobre, alliait la sophistication des tenues de soirée sur tapis rouge au confort du prêt-à-porter, dans une gamme de couleurs pastel, souvent rehaussée de paillettes.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".