Un vétérinaire russe pose quatre pattes artificielles à une chienne martyrisée

C'est la première fois que Sergueï Gorchkov, un vétérinaire de 33 ans à l'origine de cette prouesse dans la clinique "Best" de Novossibirsk, effectue une quadruple greffe sur un chien. (Photo, AFP)
C'est la première fois que Sergueï Gorchkov, un vétérinaire de 33 ans à l'origine de cette prouesse dans la clinique "Best" de Novossibirsk, effectue une quadruple greffe sur un chien. (Photo, AFP)
C'est la première fois que Sergueï Gorchkov, un vétérinaire de 33 ans à l'origine de cette prouesse dans la clinique "Best" de Novossibirsk, effectue une quadruple greffe sur un chien. (Photo, AFP)
C'est la première fois que Sergueï Gorchkov, un vétérinaire de 33 ans à l'origine de cette prouesse dans la clinique "Best" de Novossibirsk, effectue une quadruple greffe sur un chien. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 20 novembre 2021

Un vétérinaire russe pose quatre pattes artificielles à une chienne martyrisée

  • Monika a retrouvé l'usage de ses pattes grâce à la pose complexe de prothèses en titane, une opération rare, onéreuse, et financée entièrement en ligne
  • Sans l’intervention de bénévoles, la créature aurait pu connaître le sort de milliers de chiens errants blessés : l'euthanasie ou, pire, une mort lente et douloureuse
gdj

 

NOVOSSIBIRSK : C'est l'histoire d'une miraculée: Monika, une chienne russe, a retrouvé l'usage de ses quatre pattes grâce à la pose complexe de prothèses en titane, une opération rare, onéreuse, et financée entièrement en ligne.

Opérée il y a deux semaines, la petite créature au pelage beige est visiblement toujours fatiguée et craintive. Mais elle marche.

"La chance et l'expérience ont joué un grand rôle", affirme avec modestie Sergueï Gorchkov à l'AFP, le vétérinaire de 33 ans à l'origine de cette prouesse dans la clinique "Best" de Novossibirsk, en Sibérie.

C'est la première fois qu'il effectue une quadruple greffe sur un chien, une opération qu'il avait déjà réalisée sur un chat en 2019. Une trentaine d'autres de ses "patients" ont bénéficié de poses de membres artificiels.

Monika, elle, revient de loin. En décembre 2020, elle est découverte agonisante dans une forêt de Krasnodar, au sud-ouest de la Russie. Ses quatre pattes ne sont que des plaies béantes et ensanglantées.

"Personne ne sait ce qu'il lui est arrivé, certains bénévoles pensent que quelqu'un lui a coupé les pattes par cruauté", indique M. Gorchkov. 

La pauvre Monika, dont l'âge est estimé entre 2 et 4 ans, aurait alors pu connaître le sort de milliers de chiens errants retrouvés blessés : l'euthanasie ou, pire, une mort lente et douloureuse.

Mais c'était sans compter la mobilisation d'un groupe de bénévoles de Krasnodar.

Alla Leonkina dit à l'AFP avoir pris soin de la chienne avec une amie pendant près d'un an après sa découverte. "Elle était dans un état abominable."

Tout en soignant l'animal, Mme Leonkina pense à la clinique du docteur Gorchkov. Puis, au printemps dernier, une cagnotte en ligne est lancée pour offrir une nouvelle vie à Monika.

En l'espace d'un mois, le groupe recueille plus de 400000 roubles (4800 euros), une somme importante en Russie. Reste encore un problème : transporter Monika jusqu'à Novossibirsk, à 4000 kilomètres de là.

"Elle a pris l'avion avec moi, posée sur un siège de passager", raconte Alla Leonkina.

Les anges-gardiens de Monika ont aussi financé la confection des prothèses, réalisées à l'aide d'une imprimante 3D. L'une des pattes de l'animal s'est brisée lors de la première pose, obligeant le vétérinaire à refaire un essai deux mois plus tard.

Désormais, explique-t-il, tout va bien. Les os de Monika vont pouvoir pousser et s'adapter naturellement aux prothèses, qui, selon lui, deviendront comme "les bois sur la tête d'un cerf".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".