Ithra marque la fête nationale saoudienne: expositions, concours et présentations

L'exposition « Le Royaume des cultures » d'Ithra est une démonstration interactive à la fine pointe de la technologie sur le patrimoine, l'histoire et la culture de L’Arabie Saoudite. (Photo, fournie)
L'exposition « Le Royaume des cultures » d'Ithra est une démonstration interactive à la fine pointe de la technologie sur le patrimoine, l'histoire et la culture de L’Arabie Saoudite. (Photo, fournie)
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Publié le Mercredi 23 septembre 2020

Ithra marque la fête nationale saoudienne: expositions, concours et présentations

  • L'étude révèle la nécessité de protéger et de préserver le patrimoine saoudien face à l’uniformisation de la culture
  • Le centre a commencé ses célébrations de la fête nationale le 21 septembre et les activités vont se prolonger  jusqu'au 26 septembre

RIYADH: Le Centre Roi Abdulaziz pour la culture mondiale (Ithra) célèbre la 90e fête nationale de l'Arabie saoudite avec des expositions, une chasse au trésor, un pop-up gastronomique et des performances artistiques.

Le centre a commencé ses célébrations de la fête nationale le 21 septembre et les activités vont se prolonger  jusqu'au 26 septembre.

Rania Biltagi, responsable de la communication et des partenariats chez Ithra, a déclaré qu'elle espérait que les gens se demanderaient cette année ce qu'être saoudien signifiait pour eux. « Je suis fière de faire partie d'une organisation fondée comme une destination créative et culturelle parfaitement positionnée pour animer et participer à des conversations comme celles-ci », a-t-elle déclaré à Arab News. « Notre mandat consiste à susciter la curiosité culturelle, à explorer les connaissances et à inspirer la créativité, et c'est là une tâche que nous ne prenons pas à la légère.»

« Saoudien dans l'âme, multiculturelle par nature » avait été la devise d'Ithra depuis le début, a-t-elle dit, ainsi,  le centre était toujours tourné vers l'intérieur tout en regardant vers l'extérieur.

Biltagi a partagé les résultats d’une étude menée par Ithra sur l’impact de la mondialisation sur la culture saoudienne. « L'étude révèle la nécessité de protéger et de préserver le patrimoine saoudien face à l’uniformisation de la culture. Toutefois, cela montre également que les Saoudiens sont désireux et capables d'embrasser la modernité et la mondialisation tout en chérissant leur identité nationale unique», a-t-elle indiqué.

Ithra a créé l’exposition « Le Royaume des cultures», qui mènera les visiteurs dans un voyage interactif et ultramoderne à travers les terres de l’Arabie saoudite et racontera le peuple saoudien en histoires. Ce voyage sera aussi l’occasion de présenter l'artisanat saoudien, les différents dialectes ainsi que les coutumes.

L'écrivain et expert du patrimoine saoudien Ali Ibrahim Moghawi a déclaré qu'il était honoré de participer au festival dans le cadre du stand « Les Hommes de fleurs ».

 

« Représenter notre grande nation à l'endroit même où le pétrole a été découvert pour la première fois, dans un lieu qui représente le cœur du progrès en Arabie saoudite, un lieu symbole de respect pour notre héritage, et de soutien pour chaque génération saoudienne, est un honneur », a-t-il déclaré à Arab News.

Ithra a programmé des performances musicales du groupe saoudien Al-Farabi, qui comprendra également le pianiste Abeer Balubaid et la chanteuse Ameen Farsi. Le poète primé Abdul Latif Almubarak animera une soirée de poésie - « Aswat » - accompagné de musiciens dans une célébration de la civilisation saoudienne.

Le centre a conçu un restaurant pop-up appelé Takya, qui offrira aux clients une expérience gastronomique raffinée avec une cuisine fusion saoudienne ainsi que des versions modernes de vieux plats préférés. Il a également annoncé son intention de réaménager un ancien marché d’agriculteurs dans le quartier d'Al-Ulaya à Alkhobar pour lui donner un côté dynamique et artistique. L'espace couvert est en train d'être redécoré et comprendra des espaces pour l'art et la musique, en plus d'un espace modernisé où les agriculteurs pourront vendre leurs produits locaux.

Ithra prévoit d'organiser des installations sur le marché pour le rendre plus attirant visuellement et pour amener l'art et la créativité directement à la communauté.

Il a prévu deux séances de célébration par jour avec un espace et une occupation limités. La première de 16h00 à 19h30 tandis que la deuxième est de 20h30 à minuit.

Les billets pour les événements, ainsi que les spectacles spéciaux, sont disponibles sur le site Web d’Ithra.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".