Les autorités américaines tentent d'éclaircir la tragédie qui a frappé une parade de Noël

Cette capture d'écran vidéo tirée de la diffusion en direct sur Facebook de la ville de Waukesha, montre un SUV rouge traversant la foule du défilé des fêtes à Waukesha, Wisconsin, le 21 novembre 2021. (AFP)
Cette capture d'écran vidéo tirée de la diffusion en direct sur Facebook de la ville de Waukesha, montre un SUV rouge traversant la foule du défilé des fêtes à Waukesha, Wisconsin, le 21 novembre 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 22 novembre 2021

Les autorités américaines tentent d'éclaircir la tragédie qui a frappé une parade de Noël

  • Sans aucun lien apparent avec l'évènement de Waukesha, le Wisconsin avait déjà été agité par l'acquittement cette semaine de Kyle Rittenhouse
  • Plusieurs parlementaires du Wisconsin ont exprimé leur condoléances, dont la sénatrice démocrate Tammy Baldwin pour qui cette «horrible violence brise nos coeurs»

WASHINGTON: Les autorités américaines tentaient lundi d'éclaircir les circonstances du drame qui a frappé une ville de la région des Grands Lacs, où un véhicule a percuté la foule d'une parade de Noël, faisant au moins cinq morts et 40 blessés.


Située en banlieue de Milwaukee, la première métropole de l'Etat du Wisconsin, la ville de Waukesha redoutait une aggravation du bilan des victimes, vu le nombre élevé de personnes hospitalisées.


Selon la chaîne CNN citant des sources policières, les enquêteurs n'ont établi aucun lien terroriste, tandis que, d'après une note du département de la Sécurité intérieure obtenue par la chaîne ABC, "le conducteur fuyait peut-être une scène de crime précédente" quand il a foncé dans la procession dimanche vers 16H30 (22H30 GMT).


"Nous pouvons confirmer que cinq personnes sont décédées et 40 blessées. Cependant, ce bilan peut changer car nous continuons à recueillir des informations", a indiqué la police de la ville sur sa page Facebook, signalant qu'un suspect avait été placé en détention. 


Sans aucun lien apparent avec l'évènement de Waukesha, le Wisconsin avait déjà été agité par l'acquittement cette semaine de Kyle Rittenhouse, un jeune Américain qui avait abattu l'an dernier deux hommes lors de manifestations antiracistes à Kenosha, à environ 80 km de Waukesha.


Selon des témoins et des images de la parade de Noël, le véhicule de type SUV a fait irruption derrière la fanfare d'un lycée, touchant également une association de grands-mères.


"Il y avait des pompons, et des chaussures, et du chocolat chaud renversé partout", a témoigné Cory Montilho au quotidien local Milwaukee Sentinel-Journal.


Ce membre du conseil scolaire de Waukesha était près d'un restaurant quand il a entendu que le groupe de danse de sa fille avait été percuté par le véhicule.


"J'ai dû aller d'un corps en boule à un autre pour trouver ma fille", a-t-il affirmé, précisant que sa femme et ses deux filles avaient presque été touchées.


Lors d'une conférence de presse, le chef de la police de Waukesha Dan Thompson a relaté que "la voiture a renversé plus de 20 personnes", et que "certaines d'entre elles étaient des enfants".


Auparavant des responsables locaux avaient, de leur côté, indiqué que 11 adultes et 12 enfants avaient été transportés à l'hôpital.

«Grand choc»


Un policier a fait feu contre le véhicule pour tenter de l'arrêter, ont également indiqué les autorités.


Les écoles n'ouvriront pas lundi et certaines routes resteront fermées pendant la durée de l'enquête, a précisé de son côté M. Thompson.


Angelito Tenorio, candidat au poste de Trésorier de l'Etat et présent sur les lieux, a raconté au Milwaukee Journal Sentinel avoir vu un véhicule de type SUV s'engager à toute vitesse sur la route empruntée par la parade. 


"Ensuite, j'ai entendu un grand choc et des cris assourdissants de personnes heurtées par le véhicule", a-t-il raconté.


"L'un de nos prêtres catholiques figure parmi les blessés, tout comme de nombreux paroissiens et des enfants de l'école catholique de Waukesha", a déclaré une porte-parole de l'église catholique de Milwaukee, Sandra Peterson.


Le président américain Joe Biden a été informé de cette tragédie, la Maison Blanche "se tient précisément informée de la situation à Waukesha et nos coeurs se brisent face à tous ceux qui ont été frappés par ce terrible événement", a indiqué un responsable de la présidence américaine. 


"Nous avons contacté les responsables locaux et de l'Etat pour offrir notre aide si nécessaire", a-t-il ajouté.


Plusieurs parlementaires du Wisconsin ont exprimé leur condoléances, dont la sénatrice démocrate Tammy Baldwin pour qui cette "horrible violence brise nos coeurs".


Le gouverneur du Wisconsin Tony Evers a déclaré dans un tweet avoir "ordonné que les drapeaux des Etats-Unis et du Wisconsin flottent à mi-mât, tandis que nous continuons de prier pour Waukesha et les enfants, les proches, et les voisins dont les vies ont été changées pour toujours par une tragédie inimaginable la nuit dernière".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.