Riyadh Season: des concept stores proposent des produits locaux pour promouvoir le patrimoine culturel

Siwara, l'un des concept stores locaux de Boulevard Riyadh City. (Photo: Rahaf Jambi)
Siwara, l'un des concept stores locaux de Boulevard Riyadh City. (Photo: Rahaf Jambi)
Lit, un des concept stores locaux de Boulevard Riyadh City. (Photo: Rahaf Jambi)
Lit, un des concept stores locaux de Boulevard Riyadh City. (Photo: Rahaf Jambi)
Short Url
Publié le Mardi 23 novembre 2021

Riyadh Season: des concept stores proposent des produits locaux pour promouvoir le patrimoine culturel

  • Un concept store est une boutique qui vend une gamme d'articles de diverses sources, la plupart des articles étant soigneusement fabriqués à la main par des artisans locaux et de petites entreprises
  • Siwara comprend quinze petites entreprises, dont six appartiennent à des femmes et sont présentes sur le marché depuis 2017

RIYAD: Al-bisht, abaya et farwa sont quelques-uns des produits culturels populaires auprès des visiteurs durant la Riyadh Season. Ils sont vendus dans des concept stores locaux, Riyadh Season aidant à créer des tendances et donnant aux entreprises la possibilité de réaliser des bénéfices.

À la suite de l’énorme succès de Riyadh Season en 2019, un grand nombre d'entreprises sont revenues demander une place cette année. À Boulevard Riyadh City, sept concept stores locaux présentent la culture saoudienne au monde, tels que Siwara, Espace, We Cre8, Lit, Zamakan, IT et Crate.

Nawaf Yar, propriétaire de Siwara, a indiqué qu'il s'agissait de sa deuxième participation et que sa boutique faisait partie des concept stores présents lors de la dernière Riyadh Season en 2019.

«Ma première expérience en 2019 était très réussie. Il est regrettable que Riyadh Season ait dû fermer en 2020 en raison de la pandémie, et c'est ce qui m'a poussé à y être présent à nouveau cette saison», a précisé Yar à Arab News.

 «Beaucoup d'étrangers viennent demander si nos produits sont importés ou locaux. Ils sont vraiment intéressés par les produits locaux», a ajouté Yar.

Il a expliqué que Siwara comprend quinze petites entreprises, dont six appartiennent à des femmes et sont présentes sur le marché depuis 2017. L’objectif est de soutenir l'autonomisation des femmes et de leur donner la possibilité de vendre leurs produits dans son magasin.

Un concept store est une boutique qui vend une gamme d'articles de diverses sources, la plupart des articles étant soigneusement fabriqués à la main par des artisans locaux et de petites entreprises. Ces concept stores sont considérés comme une nouvelle tendance dans le Royaume et deviennent populaires auprès des jeunes, qui veulent des pièces uniques.

ghikyug

 

Obai al-Sahaf, directeur des opérations du concept store Crate, a déclaré à Arab News que de nombreuses entreprises locales avaient la qualité et le potentiel pour rivaliser avec les marques internationales et qu'elles avaient seulement besoin d'un endroit pour présenter leurs produits.

«Nous avons changé notre modèle commercial pour laisser aux créateurs 80% du magasin, et nous essayons de les aider à réussir, à la fois sur le Boulevard et en ligne. Un grand nombre de touristes visiteront le Boulevard, à la recherche de pièces représentatives de notre culture, et c'est pourquoi nous avons décidé d'ouvrir un magasin ici, en plein Riyadh Season», a confié Al-Sahaf.

Crate, qui ne vendait que ses propres produits en 2017, s’est transformé en concept store pour aider plusieurs designers saoudiens.

kjhjol

 

«Nous avons de nombreuses marques qui mettent en valeur notre culture, comme la serviette de plage de style bisht et les abayas bisht. Nous avons également notre propre ligne de bijoux utilisant des diamants et de l'argent sur des chapelets. Cela pourrait être un cadeau représentant notre culture», a ajouté Al-Sahaf.

L'émergence des réseaux sociaux dans le Royaume a contribué à favoriser la culture croissante du concept store. Un grand nombre d'entre eux étaient au départ des sites en ligne qui ont connu du succès, puis se sont installés dans un magasin. Certains magasins ne comptent pas uniquement sur leurs produits, mais se sont diversifiés pour créer un système plus complet en vendant de la nourriture ou des boissons, dans le but d'attirer les clients.

Duaa Jawdat, responsable du service commercial de Lit, a déclaré à Arab News qu'elle avait ouvert le magasin cette année.

«Ce n'est pas votre concept store typique. Il propose non seulement des articles à vendre, mais sert également du café ainsi que notre excellent tiramisu», a-t-elle indiqué.

«Tous nos fournisseurs sont locaux et il y a une forte demande pour les pièces uniques que nous proposons. Les visiteurs, qu'ils soient étrangers ou locaux, sont désireux de trouver des objets inhabituels et uniques», a ajouté Jawdat.

Jawdat a précisé que les gens achetaient et favorisaient toutes sortes d'articles, tels que bijoux, parfums, vêtements et accessoires.

Elle a ajouté qu'elle avait décidé d'ouvrir son magasin au Boulevard pendant la Riyadh Season en tant que stratagème de marketing pour un concept store de démarrage qui ouvrira en décembre dans un autre endroit.

«Toutes les catégories de clients viennent maintenant à Riyadh Season, ce qui en fait une bonne opportunité pour le démarrage de notre magasin et pour notre réputation», a ajouté Jawdat.

Elle a précisé que son magasin aura un bowling et un café à côté du concept store. Les visiteurs pourront s'amuser en jouant, mangeant, buvant et en faisant du shopping, au même endroit et en même temps.

En raison de l'énorme succès des ventes et des contacts, ces entreprises prévoient de poursuivre leurs activités au Boulevard, même après la fin de Riyadh Season.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".