En Arabie saoudite, l’Ithra accueille une conférence sur l'évolution des mosquées

Plus de vingt-cinq spécialistes internationaux, saoudiens et régionaux prendront part à ces événements. (Photo fournie).
Plus de vingt-cinq spécialistes internationaux, saoudiens et régionaux prendront part à ces événements. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 23 novembre 2021

En Arabie saoudite, l’Ithra accueille une conférence sur l'évolution des mosquées

  • «Cette conférence constitue une plate-forme d'apprentissage engageante qui met l'accent sur la conservation de l'art islamique à travers le temps»
  • L’exposition invite ses visiteurs dans un voyage qui leur permettra de connaître la signification historique, l'évolution et le rôle des mosquées

DJEDDAH: Experts, historiens, architectes et étudiants s'apprêtent à examiner l'évolution historique, la signification et le rôle des mosquées à l’occasion d'une conférence internationale organisée au King Abdulaziz Center for World Culture (Centre du roi Abdelaziz pour la culture mondiale), ou Ithra.

Cette conférence, qui durera trois jours – du 23 au 25 novembre –, repose sur une collaboration entre l’Ithra et l'Abdullatif Al-Fozan Award for Mosque Architecture (le prix Abdellatif al-Fozan pour l'architecture des mosquées). Elle met en lumière la splendeur et la fonction des mosquées à travers l'histoire et présente une exposition qui regroupe quelques-unes des mosquées les plus célèbres du monde.

Le soir de l'ouverture, les invités seront présentés par quatre personnalités éminentes: le prince Sultan ben Salmane, président du conseil d'administration du prix Abdellatif al-Fozan pour l'architecture des mosquées, Khaled al-Anani, ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Abdallah al-Rachid, directeur d'Ithra, et Machari al-Naim, secrétaire général du prix Abdellatif al-Fozan pour l'architecture des mosquées (Afama).

«Cette conférence constitue une plate-forme d'apprentissage engageante qui met l'accent sur la conservation de l'art islamique à travers le temps. Elle favorise le partage des connaissances et permet de mieux connaître l'histoire, l'art et l'architecture des cultures islamiques – et plus particulièrement les lieux de prière musulmans –, tant dans le Royaume que dans d'autres pays», explique à Arab News Farah Abeshullaih, responsable des musées et des expositions à l’Ithra.

 

EN BREF

 

Du 23 au 25 novembre, cette exposition mettra en lumière la splendeur et la fonction des mosquées à travers l'histoire et offrira un aperçu sur les mosquées les plus célèbres du monde.

«Certes, cette conférence s'adresse avant tout aux étudiants, aux chercheurs, aux historiens, aux architectes, aux artistes et à tous ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance de l'histoire de l'art islamique et de la préservation de cette culture. Toutefois, elle touchera également un public plus large dans la mesure où son contenu sera utile aux générations qui chercheront à en apprendre davantage sur ces sujets», précise Mme Abeshullaih.

«Shatr Almasjid», ou «L'Art de l'orientation», est une exposition proposée en marge de cet événement. Elle invite ses visiteurs dans un voyage qui leur permettra de connaître la signification historique, l'évolution et le rôle des mosquées. Ils auront en outre l’occasion de découvrir les contextes qui sous-tendent les structures, les intérieurs et les œuvres d'art de ces Lieux saints, et la manière dont ils ont servi non seulement de lieu de culte, mais aussi d'espace communautaire, remplissant alors différentes fonctions.

«Cette exposition enrichit les connaissances, la compréhension et l'appréciation des mosquées et des objets d'art qu'elles abritent à travers l’aperçu qu’elle donne de ces édifices religieux et de leur histoire au niveau social, religieux et artistique», explique Mme Abeshullaih.

Plus de vingt-cinq experts internationaux, saoudiens et régionaux prendront part à ces événements. Pour le secrétaire général de l'Afama, Machari al-Naim, «cette conférence co-organisée par Al-Fozan et l’Ithra s'inscrit dans le cadre des objectifs de ce prix en matière de développement de l'architecture des mosquées. Le prix Fozan possède une base de données mondiale consacrée à l'architecture des mosquées ainsi qu'un réseau professionnel international destiné à tous les architectes, chercheurs et professionnels qui interviennent dans le domaine de l'architecture des mosquées».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".