Stephen Sondheim légende de la comédie musicale américaine meurt à 91 ans

Stephen Sondheim, légende de la comédie musicale américaine et parolier de « West Side Story », est décédé vendredi à l'âge de 91 ans. (Photo/AFP)
Stephen Sondheim, légende de la comédie musicale américaine et parolier de « West Side Story », est décédé vendredi à l'âge de 91 ans. (Photo/AFP)
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Publié le Samedi 27 novembre 2021

Stephen Sondheim légende de la comédie musicale américaine meurt à 91 ans

  • Né le 22 mars 1930 à New York, il était considéré comme l'un des plus grands compositeurs de comédie musicale
  • Stephen Sondheim, dont les parents travaillaient dans la mode, s'était passionné pour le théâtre musical dès son plus jeune âge

NEW YORK : Stephen Sondheim, légende de la comédie musicale américaine et parolier de "West Side Story", est décédé vendredi à l'âge de 91 ans, a indiqué un porte-parole.

Son avocat, F. Richard Pappas, avait annoncé au New York Times que Stephen Sondheim s'était éteint soudainement à son domicile de Roxbury, dans le Connecticut (nord-est du pays), après avoir célébré Thanksgiving avec ses amis la veille.

Rick Miramontez, porte-parole d'une de ses pièces, "Company", actuellement en représentation à Broadway, a confirmé sa mort à l'AFP.

Formé tout jeune par le grand maître de la comédie musicale Oscar Hammerstein ("Show Boat", "La Mélodie du bonheur"), Stephen Sondheim avait été engagé à seulement 25 ans pour écrire les paroles de la désormais mythique "West Side Story", son premier spectacle sur Broadway, plus tard adapté à l'écran.

Né le 22 mars 1930 à New York, il était considéré comme l'un des plus grands compositeurs de comédie musicale et était perçu comme un intellectuel du genre, car il préférait le théâtre d'art au divertissement si répandu à Broadway.

Il avait notamment travaillé sur "Sweeney Todd", "Gypsy", "Sunday in the Park with George", "A Little Night Music", comme compositeur ou parolier.

Au cours de sa longue carrière, ce géant de Broadway a remporté huit Grammy Awards, tout autant de Tony Awards, un Oscar, ainsi qu'un prix Pulitzer.

Stephen Sondheim, dont les parents travaillaient dans la mode, s'était passionné pour le théâtre musical dès son plus jeune âge.

Après avoir travaillé à la télévision ou écrit des mots croisés pour le New York Magazine, c'est grâce à "West Side Story" qu'il accède à la gloire.

« Terrible perte »

En 2015, Barack Obama, alors président des Etats-Unis, lui avait attribué la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile.

"Pour le dire simplement, Stephen a réinventé la comédie musicale américaine", avait dit Barack Obama. "Sa musique est si belle, ses paroles si précises, que même lorsqu'il expose les imperfections de la vie quotidienne, il les transcende".

"Remercions le Seigneur que Sondheim ait vécu jusqu'à 91 ans et ait eu le temps d'écrire de si merveilleuses musiques et d'excellents textes! Qu'il repose en paix", a salué Barbra Streisand, icône de la chanson, en tweetant une photo d'eux deux.

L'actrice et chanteuse Anna Kendrick a déploré une "terrible perte". "Il y a quelques jours, je disais à quelqu'un à quel point il est amusant (et vraiment difficile) de chanter du Stephen Sondheim. Interpréter ses oeuvres a été l'un des plus grands privilèges de ma carrière", a-t-elle réagi sur Twitter.

L'acteur Hugh Jackman a de son côté exprimé sa gratitude au parolier. "De temps en temps, une personne vient changer fondamentalement un genre artistique tout entier. Stephen Sondheim était de celles-là. Au moment où des millions de personnes pleurent son décès, je tiens aussi à exprimer ma reconnaissance pour tout ce qu'il m'a donné, à moi et à tant d'autres", a-t-il écrit.

A New York, dans le quartier de Broadway devant le théâtre Bernard Jacobs, la metteuse en scène britannique de "Company - A Musical Comedy" Marianne Elliott a salué "un génie qui sera toujours une référence".

Malgré le succès mondial de Stephen Sondheim, il aura fallu attendre 2010 pour que ses comédies musicales connaissent les honneurs des planches parisiennes, avec "A Little Night Music" au prestigieux Théâtre du Châtelet. Avant cela, seule une production de "A Funny Thing Happened on the Way to The Forum" avait été mise à l'affiche du Théâtre du Palais-Royal en 1965, sans grand écho.

Preuve de la longévité de ses oeuvres, deux de ses pièces, "Company", créée en 1970, et "Assassins", qui date de 1990, étaient jouées à Broadway cet automne.

Quelques jours avant sa mort, l'artiste respecté avait dit dans une interview au New York Times avoir été "chanceux", ravi de voir ses spectacles joués encore et encore.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".