Ballon d'Or: Messi, Lewandowski, Benzema, une pluie de prétendants

Le Ballon d'Or sacre la classe et la personnalité d'un joueur, mais aussi son palmarès sur l'année. Lewandowski aurait eu toutes ses chances en 2020, où il a remporté la Ligue des champions avec le Bayern Munich.   Mais en raison de l'épidémie de Covid, le magazine France Football n'a pas attribué de Ballon d'Or l'an dernier. (Photo, AFP)
Le Ballon d'Or sacre la classe et la personnalité d'un joueur, mais aussi son palmarès sur l'année. Lewandowski aurait eu toutes ses chances en 2020, où il a remporté la Ligue des champions avec le Bayern Munich. Mais en raison de l'épidémie de Covid, le magazine France Football n'a pas attribué de Ballon d'Or l'an dernier. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 28 novembre 2021

Ballon d'Or: Messi, Lewandowski, Benzema, une pluie de prétendants

  • A 34 ans, Messi n'a pas réussi une grande année avec le FC Barcelone et a commencé doucement avec le PSG, mais il a enfin guidé l'Argentine vers son premier trophée sous son règne
  • Outre Messi, Lewandowski pourrait bien emporter les suffrages des 180 jurés, un journaliste par pays (le vote s'est terminé le 24 octobre)

PARIS : Robert Lewandowski, Karim Benzema ou l'éternel Cristiano Ronaldo: de nombreux prétendants se bousculent derrière Lionel Messi, qui pourrait étendre son règne avec un septième Ballon d'Or, lundi lors du gala de remise du prestigieux trophée de meilleur joueur de l'année à Paris.


Chez les filles, la championne d'Europe barcelonaise Alexia Putellas a été désignée favorite par Ada Hegerberg, première Ballon d'Or féminin de l'histoire en 2018, mais elle est concurrencée par les Canadiennes championnes olympiques et les joueuses de Chelsea, finalistes malheureuses contre elle de la Ligue des champions.


Une septième merveille pour Messi? L'Argentin a pour lui la force de l'habitude. Depuis 2008, lui et "CR7" ont confisqué tous les Ballon d'Or sauf un, en 2018, remporté par le Croate Luka Modric.


A 34 ans, Messi n'a pas réussi une grande année avec le FC Barcelone (seulement une Coupe du Roi) et a commencé doucement avec le Paris SG, mais il a enfin guidé l'Argentine vers son premier trophée sous son règne, la Copa America, enlevée chez le grand rival brésilien.


Il serait le second joueur du PSG à finir Ballon d'Or, mais le premier à le soulever avec le maillot bleu et rouge. Le Libérien Georges Weah a joué la moitié de 1995 à Paris, mais il a été sacré sous les couleurs de l'AC Milan.


Outre Messi, Lewandowski pourrait bien emporter les suffrages des 180 jurés, un journaliste par pays (le vote s'est terminé le 24 octobre).

«Tout le monde a vu» Lewandowski

Le Ballon d'Or sacre la classe et la personnalité d'un joueur, mais aussi son palmarès sur l'année. "Lewy" aurait eu toutes ses chances en 2020, où il a remporté la Ligue des champions avec le Bayern Munich.


Mais en raison de l'épidémie de Covid, le magazine France Football n'a pas attribué de Ballon d'Or l'an dernier.


Mais "tout le monde a vu ce que j'ai fait et ce que je continue à faire", a dit lui-même Lewandowski à Marca, rappelant qu'il a notamment battu d'une unité l'incroyable record de Gerd Müller en marquant 41 buts en Bundesliga 2020-2021. Derrière l'avant-centre, toute la Pologne rêve d'un premier Ballon d'Or.


Karim Benzema aussi possède la classe et la personnalité d'un lauréat, même s'il n'a remporté ni la Liga ni la C1 avec le Real Madrid, et a échoué en 8e de finale avec la France à l'Euro. 


Sa récente condamnation à un an de prison avec sursis dans l'affaire de la "sextape", un jugement prononcé après la clôture du vote et contre lequel l'attaquant a fait appel, ne plaide pas non plus en sa faveur.


Mais, à 33 ans, "Benz" est au sommet de son art, et il a guidé les Bleus vers une victoire en Ligue des nations avec deux buts d'anthologie contre la Belgique (3-2) puis l'Espagne (2-1).


Derrière ce trio de favoris, il ne faut jamais mésestimer l'aura de Cristiano Ronaldo, qui porte sur ses épaules Manchester United où il est retourné cet été. Mais il n'a pas évité les barrages du Mondial-2022 pour le Portugal et n'a gagné que la Coupe d'Italie cette année avec la Juventus.

Putellas favorite
L'Italien d'origine brésilienne Jorginho a lui tout gagné, l'Euro avec la "Nazionale" et la C1 avec Chelsea, mais le milieu défensif n'a pas le talent des premiers cités, et le Ballon d'Or sacre presque toujours des attaquants.


C'est aussi pour cette raison que le gardien Gianluigi Donnarumma, la deuxième chance du PSG, part de très loin, même s'il a été élu meilleur joueur de l'Euro.


La course est encore plus disputée chez les filles. Pour la Norvégienne Ada Hegerberg (Lyon), la capitaine barcelonaise Alexia Putellas "a de très bonnes chances de gagner", a-t-elle confié à l'AFP, grâce notamment à son sacre en Ligue des champions contre Chelsea (4-0).


Mais les "Blues" battues ont de beaux arguments aussi, comme Sam Kerr, également capitaine de l'Australie, l'Anglaise Fran Kirby, la Danoise Pernille Harder ou la Canadienne Jessie Fleming, championne olympique à Tokyo.


Enfin la Chilienne Christiane Endler, passée du PSG à Lyon, peut rêver de succéder à l'icône américaine Megan Rapinoe, Ballon d'Or avec le Reign FC en 2019, et devenir la première gardienne Ballon d'Or.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".