Troisième cas de variant Omicron détecté au Royaume-Uni, qui adopte mardi de nouvelles restrictions

La compagnie aérienne British Airways a annoncé dimanche avoir pris la «difficile décision» de suspendre ses vols vers Hong Kong. (Photo, AFP)
La compagnie aérienne British Airways a annoncé dimanche avoir pris la «difficile décision» de suspendre ses vols vers Hong Kong. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 28 novembre 2021

Troisième cas de variant Omicron détecté au Royaume-Uni, qui adopte mardi de nouvelles restrictions

La compagnie aérienne British Airways a annoncé dimanche avoir pris la «difficile décision» de suspendre ses vols vers Hong Kong. (Photo, AFP)
  • L'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a indiqué que ce troisième cas avait été détecté chez une personne qui s'était rendue à Londres, mais qui avait depuis quitté le pays
  • Porter un masque dans les transports et les magasins redeviendra obligatoire à partir de mardi, a indiqué dimanche matin le ministre de la Santé Sajid Javid

LONDRES: Un troisième cas du variant Omicron du coronavirus a été détecté dimanche au Royaume-Uni, alors que les nouvelles mesures destinées à réduire sa propagation entreront en vigueur mardi.  

L'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a indiqué que ce troisième cas avait été détecté chez une personne qui s'était rendue à Londres, mais qui avait depuis quitté le pays.  

Deux autres cas, « liés (entre eux) et à un voyage en Afrique australe », avaient déjà été confirmés samedi par les autorités sanitaires, dans la ville de Nottingham (centre de l'Angleterre) et de Chelmsford (est de Londres).  

Devant les interrogations suscitées par cette nouvelle souche jugée « préoccupante » par l'OMS, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé samedi lors d'une conférence de presse toute une série de mesures pour endiguer sa propagation, dans un des pays les plus durement touchés par la Covid-19, avec 144.500 décès. 

Porter un masque dans les transports et les magasins redeviendra ainsi obligatoire à partir de mardi, a indiqué dimanche matin le ministre de la Santé Sajid Javid, estimant que revenir ainsi aux masques « de manière proportionnée » constitue « le bon niveau de réponse ».  

Le durcissement des mesures d'entrée au Royaume-Uni annoncé la veille devrait aussi entrer en vigueur mardi selon le site du gouvernement, qui indiquait dimanche que « les tests antigéniques ne seront plus acceptés à partir de 4H00 mardi 30 novembre 2021 ». « Tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni » après cette date « devront faire un test PCR » à la place et désormais s'isoler jusqu'aux résultats, est-il précisé.  

Interrogé sur l'entrée en vigueur de cette mesure, Sajid Javid n'a pas confirmé la date de mardi. Il a en revanche indiqué que Londres était en discussion avec les gouvernements décentralisés écossais, gallois et nord-irlandais - chaque nation britannique décidant indépendamment de sa politique sanitaire - afin de statuer « le plus vite possible ». 

Londres convoque lundi une réunion d'urgence des ministres de la Santé du G7

Le gouvernement britannique, qui occupe en ce moment la présidence tournante du G7, a annoncé dimanche convoquer le lendemain « une réunion d'urgence » de ministres de la Santé du groupe afin qu'ils s'attaquent à la question du variant Omicron du coronavirus. 

Les ministres de la Santé de la France, des Etats-Unis, du Canada, d'Allemagne, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni se retrouveront donc « lundi 29 novembre pour discuter de l'évolution de la situation sur Omicron », lors d'une « réunion d'urgence », a annoncé le ministère britannique de la Santé dans un communiqué.  

Mesures « édulcorées » 

Au début de la pandémie, le gouvernement britannique a été très critiqué pour avoir tardé à durcir les restrictions sur les voyages et gardé ses frontières ouvertes alors que les taux d'infection montaient en flèche. Il a cette fois décidé d'agir dès l'annonce du nouveau variant puis de cas liés au variant Omicron sur son sol. 

De nombreuses voix se sont cependant élevées pour affirmer qu'il n'allait pas assez loin compte tenu de la gravité de la situation.  

« C'est une honte que nous n'allions pas plus loin », a affirmé sur Times radio le professeur Lawrence Young, de l'Université de Warwick, qui dénonce une « version édulcorée » des mesures qui auraient dû être prises. Le chercheur estime « dommage » que le gouvernement ne mette pas en place un passeport vaccinal ou conseille aux gens de télétravailler.  

L'opposition travailliste a elle déploré que le gouvernement n'exige pas des voyageurs un test négatif en amont de leur déplacement au Royaume-Uni. « Nous voulons désespérément les voir renforcer les restrictions de voyage », a affirmé sur Sky news la députée travailliste Lisa Nandy, pour qui « il existe de larges trous dans les défenses » mises en place par les conservateurs.  

Outre les nouvelles mesures annoncées par Boris Johnson, Londres avait déjà placé sur « liste rouge » vendredi et samedi un total dix pays (Afrique du sud, Namibie, Lesotho, Eswatini, Zimbabwe, Botswana, Malawi, Mozambique, Zambie et Angola), n'autorisant donc à partir de dimanche que les résidents britanniques à en revenir. 

La compagnie aérienne British Airways a elle annoncé dimanche avoir pris la « difficile décision » de suspendre ses vols vers Hong Kong, après qu'un membre d'équipage a été testé positif à la Covid-19, alors qu'il était négatif en quittant le Royaume-Uni. 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Short Url
  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.