Le magazine de mode ELLE exclut la fourrure de toutes ses publications

Valeria Bessolo LLopiz, vice-présidente et directrice internationale de ELLE. (Photo, AFP)
Valeria Bessolo LLopiz, vice-présidente et directrice internationale de ELLE. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Le magazine de mode ELLE exclut la fourrure de toutes ses publications

Valeria Bessolo LLopiz, vice-présidente et directrice internationale de ELLE. (Photo, AFP)
  • ELLE est la première grande publication du secteur à annoncer cette mesure dans le monde, interdisant la fourrure non seulement dans son contenu éditorial mais aussi dans ses espaces publicitaires
  • Ces dernières années, sous la pression des défenseurs des animaux, le monde de la mode a progressivement tourné le dos à la fourrure

CHIPPING: Pour « promouvoir une industrie de la mode plus humaine », la fourrure animale va disparaître de toutes les éditions et plateformes du magazine de mode ELLE, a annoncé jeudi la publication, qui s'inscrit dans une tendance croissante dans le secteur du luxe.  

ELLE est la première grande publication du secteur à annoncer cette mesure dans le monde, interdisant la fourrure non seulement dans son contenu éditorial mais aussi dans ses espaces publicitaires.   

« La présence de fourrure dans nos pages et sur nos supports numériques n'est plus en phase avec nos valeurs, ni avec celles de nos lecteurs », a déclaré Valeria Bessolo Llopiz, vice-présidente et directrice internationale de la publication, propriété du groupe français Lagardère.   

Il s'agit de « promouvoir une industrie de la mode plus humaine », a-t-elle déclaré en annonçant cette décision lors de la conférence The Business of Fashion VOICES 2021 organisée par le site d'information spécialisé The Business of Fashion, à Chipping Norton, dans le centre de l'Angleterre.   

« Nous sommes dans une nouvelle ère et la Gen Z, qui est la cible privilégiée de la mode et du luxe, a de très grandes attentes en termes de durabilité et d'éthique », a-t-elle ensuite expliqué, en référence à la génération née à partir la fin des années 90.  

Du Mexique à l'Australie, en passant par le Japon ou les États-Unis, les 45 éditions de cette publication, qui revendique 33 millions de lecteurs et cent millions de visiteurs par mois sur ses 55 plateformes numériques, se sont engagées à exclure la fourrure.   

Treize d'entre elles appliquent déjà cette mesure, 20 la mettront en place le 1er janvier et le reste début 2023.  

Saluant cette décision, PJ Smith, responsable de la mode de la branche américaine de l'ONG Human Society International, a déclaré qu'il espérait que « d'autres magazines de mode suivent son exemple ».   

« Cette annonce va déclencher un changement positif dans l'ensemble de l'industrie de la mode et peut potentiellement sauver d'innombrables animaux d'une vie de souffrance et d'une mort cruelle », a déclaré M. Smith à Chipping Norton.  

« La promotion de la fourrure appartient aux vieux numéros de magazines de mode d'antan », a aussi estimé auprès de l'AFP la directrice de PETA UK, Elisa Allen.   

Cette organisation de défense des animaux « félicite les principales publications actuelles - dont British Vogue, InStyle USA, Cosmopolitan UK et le tout nouveau Vogue Scandinavia - pour avoir exclu la fourrure de leur contenu éditorial, et nous n'avons aucun doute qu'elles élargiront cette mesure à la publicité », a-t-elle ajouté.   

Pression des associations et des consommateurs  

Ces dernières années, sous la pression des défenseurs des animaux, le monde de la mode a progressivement tourné le dos à la fourrure.   

Mais tandis que celle-ci est bannie des podiums de défilés à Amsterdam, Oslo, Melbourne ou Helsinki  - qui a également exclu le cuir - les plus prestigieuses « Fashion Weeks » organisées à Paris, Milan et New York laissent le choix à chaque marque.   

Les marques sont cependant de plus en plus nombreuses à y renoncer: parmi elles les Italiens Gucci, Versace et Prada, les Britanniques Burberry, Vivienne Westwood et Alexander McQueen, les Américains Donna Karan, DKNY et Michael Kors et les Français Jean-Paul Gaultier et Balenciaga.  

Des engagements en concordance avec l'opinion publique: en 2020 un sondage YouGov indiquait que 93% des Britanniques refusent de porter de la fourrure et un autre de Research Co montrait que 71% des Américains sont opposés à l'abattage d'animaux pour leur fourrure.   

En France, neuf personnes sur dix sont opposées au commerce de la fourrure, selon un sondage IFOP pour la Fondation 30 millions d'amis. En juin, Israël est devenu le premier pays au monde à interdire sa vente pour la mode.  

De son côté, l'industrie de la fourrure dénonce la substitution de ce produit naturel par des peaux synthétiques faites de matières plastiques nocives pour l'environnement.  

En novembre, la Fourrure française a écrit une lettre ouverte au magazine Vogue France jugeant « absurde » de  « désigner des vêtements en matière plastique comme ‘eco-friendly’ parce que réalisés à partir de ‘matières soigneusement sélectionnées de fourrure acrylique et modacrylique’ ».   

La filière française de la fourrure estime que les décisions des créateurs et des consommateurs sont dues à un « climat de terreur » provoqué par « la violence et le harcèlement » des militants défendant la cause animale. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".