Arab News en français : cérémonie de lancement virtuelle contre vents et marées

La première chanteuse d’opéra d’Arabie saoudite, Sawsan Al-Bahiti, a offert une performance hautement symbolique en interprétant La vie en rose d’Édith Piaf.
La première chanteuse d’opéra d’Arabie saoudite, Sawsan Al-Bahiti, a offert une performance hautement symbolique en interprétant La vie en rose d’Édith Piaf.
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, François Gouyette.
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, François Gouyette.
Ismail Omar Guelleh, président de la République de Djibouti: Avec l'Arabie saoudite, nous avons en commun l'histoire, les valeurs et le patrimoine.
Ismail Omar Guelleh, président de la République de Djibouti: Avec l'Arabie saoudite, nous avons en commun l'histoire, les valeurs et le patrimoine.
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Publié le Mardi 14 juillet 2020

Arab News en français : cérémonie de lancement virtuelle contre vents et marées

  • Le quotidien électronique Arab News en français a été officiellement lancé dans le cadre d’une cérémonie en ligne, dont le point d’orgue a été l’éclairage de Burj Khalifa aux couleurs de la France
  • L’événement virtuel a réuni notamment le ministre de l’Information saoudien par intérim, M. Majed Al-Qassabi, l’ambassadeur de France en Arabie saoudite M. François Gouyette, et le président de la république de Djibouti M.Ismaïl Omar Guelleh

Ce mardi, à 18h heure de Paris, le quotidien Arab News, premier journal anglophone du Moyen-Orient fondé en Arabie saoudite en 1975, a lancé à Dubaï sa version française, sa troisième édition numérique internationale, clôturant en quelque sorte les festivités du 14 juillet qui se sont déroulées en France à des milliers de kilomètres. Arab News en français s’ajoute ainsi à Arab News Japon (2019) et Arab News Pakistan (2018), enrichissant un réseau d’information déjà fort de centaines de milliers de lecteurs réguliers.

Pandémie oblige, c’est dans le cadre d’une cérémonie virtuelle par visioconférence Zoom qu’Arab News en français a été officiellement lancé par l’ambassadeur de France en Arabie saoudite, M. François Gouyette, qui a salué l'agrandissement de la famille Arab News, créant ainsi « un nouveau pont entre nos cultures respectives ». « Le nouveau site d'information en langue française, a souligné M. Gouyette, sera l'occasion pour nos deux pays de mieux se comprendre et s'apprécier à un moment où les appels à l'isolationnisme se multiplient de par le monde ». « Arab News en Français offrira au paysage médiatique francophone au-delà de l'Arabie saoudite un autre regard sur la richesse, la diversité et la complexité du monde arabe, du Maghreb au Golfe, en passant par le Levant », s’est réjoui M. Gouyette, ajoutant que « le projet sera un symbole durable des relations entre la France et l'Arabie saoudite. Je lui souhaite beaucoup de succès dans cette merveilleuse aventure ». Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Information saoudien par intérim, Majed Al-Qassabi a présenté ses vœux à la France à l’occasion de sa fête nationale et souhaité à l’équipe d’Arab News un lancement réussi de son édition en français. Invité d’honneur, M. Ismaïl Omar Guelleh, président de la république de Djibouti, a félicité Arab News en français à l’occasion de son lancement.

De son côté, le rédacteur en chef d’Arab News, Faisal J. Abbas, a rappelé que l’ancrage saoudien d’Arab News permet à ce média de se positionner à égale distance de tous les pays francophones, notamment sur le plan éditorial. Le rédacteur en chef a par ailleurs souligné que la nouvelle édition se veut le porte-voix de tous les Arabes francophones. Être basé à Riyad, a-t-il rappelé, « favorise l’accès aux décideurs dans l’un des pays majeurs de la région ». « Le Royaume d’Arabie saoudite n’est pas uniquement une puissance religieuse et économique. Il est surtout l’initiateur d’un plan de réformes parmi les plus sérieux et impressionnants que la région ait connus depuis des décennies. Cette histoire mérite d'être racontée et transmise en différentes langues, ce qui se passe en Arabie saoudite affecte aussi le monde entier », a ajouté Abbas. Remerciant par ailleurs l’équipe qui a œuvré au lancement d’Arab News en français, l’éditorialiste a rappelé les défis que celle-ci a dû relever en pleine pandémie de coronavirus pour être prête en un temps record de six semaines.

Un des moments clés de la cérémonie de lancement a été la signature d’un protocole d’accord spécial sur la production de contenu entre Arab News en français et la Commission royale d’Al-Ula, ancienne oasis et site archéologique majestueux, riche de 7 000 ans d’histoire, et aujourd’hui en pleine réhabilitation. Arab News en français était représenté par Randa Takieddine, sa correspondante en chef basée à Paris. La Commission royale d’Al-Ula était pour sa part représentée par sa déléguée Hanouf Houthan.

Pour clôturer l’événement, la première chanteuse d’opéra d’Arabie saoudite, Sawsan Al-Bahiti, a offert une performance hautement symbolique en interprétant La vie en rose d’Édith Piaf, légende de la chanson française dont le nom est indissociable de Paris.

En guise d’apothéose, à la nuit tombée, depuis Dubaï où se trouve le bureau régional d’Arab News pour les éditions internationales, l’imposante Burj Khalifa s’est illuminée aux couleurs de la France, accompagnées du logo d’Arab News en français et de ce simple vœu : « Bonne fête nationale ». Tout un symbole sur le plus haut bâtiment du monde.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.