Hend Sabri revient sur sa carrière et salue l’essor du cinéma en Arabie saoudite

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Publié le Lundi 13 décembre 2021

Hend Sabri revient sur sa carrière et salue l’essor du cinéma en Arabie saoudite

  • L’actrice fait partie du jury d’une compétition de longs-métrages présidée par le réalisateur italien Giuseppe Tornatore
  • Elle inspire les femmes tunisiennes et arabes de différentes générations grâce à ses personnages féministes

DJEDDAH: Samedi, l’actrice tunisienne Hend Sabri s’est entretenue avec le jeune acteur saoudien Bara Alem, dans le cadre du Festival international du film de la mer Rouge, en présence d’un public majoritairement saoudien. Ella a évoqué les hauts et les bas de sa carrière, tout en échangeant avec le public. Nombreux sont ceux qui ont qualifié cette expérience d’«exceptionnelle».

L’actrice est membre du jury d’une compétition de longs-métrages présidée par le réalisateur italien Giuseppe Tornatore.

Elle a joué dans vingt-huit films et plusieurs séries. Elle a été primée à plusieurs reprises, recevant huit fois le titre de meilleure actrice dans différents festivals de cinéma. Elle a remporté le prix de la meilleure actrice au Festival du film arabe pour son rôle dans le film Genenet al Asmak en 2008. En 2012, elle a remporté le prix de la meilleure actrice arabe aux Murex d’or pour son rôle dans Asmaa.

«Je suis véritablement conquise», déclare l’actrice. «Je n’en reviens pas. L’enthousiasme est à son comble dans ce festival», ajoute-t-elle, en saluant les jeunes Saoudiens pour leurs connaissances en matière de cinéma. «Leur énergie créative est si contagieuse», poursuit-elle.

Elle a également rendu hommage aux Saoudiennes et à leur force. «Je n’ai jamais ressenti autant d’amour qu’ici, dans la ville de Djeddah», déclare-t-elle.

«On t’aime!», s’écrie le public en chœur.

Au cours de la discussion, une photo de l’actrice est projetée, prise dans les coulisses de son tout premier film, Les Silences du palais (1994). Dans ce film, elle a collaboré avec la célèbre réalisatrice tunisienne Moufida Tlatli.

À ses yeux, ce film est «l’un des plus importants du XXe siècle», affirmant qu’il lui a permis de découvrir le monde du cinéma.

Bien qu’elle ait joué dans plusieurs films égyptiens – l’actrice explique qu’un entretien improvisé avec la réalisatrice égyptienne Inas el-Degheidy a contribué à lancer sa carrière –, Hend Sabri ressent un lien fort avec son pays d’origine. Elle a découvert qu’elle pouvait soutenir son pays, grâce au cinéma, notamment à la lumière de l’instabilité politique qui règne en Tunisie depuis quelques années.

Après la révolution tunisienne, explique l’actrice, elle s’est sentie obligée de travailler avec des réalisateurs de la nouvelle vague cinématographique. Son film de 2019, Noura rêve, a été le premier pas dans cette direction.

Elle déclare au public saoudien que les acteurs ne devraient pas se limiter à un genre bien spécifique, en ne choisissant que des rôles dans des films commerciaux ou de grands films indépendants. «Se limiter aux grands films est une perte majeure. Explorez les options qui se présentent à vous… cette situation est très avantageuse.»

S’exprimant sur ce qui unit la communauté arabe, elle précise: «Notre civilisation tourne autour d’une culture partagée, et l’Égypte en est la principale source.»

Hend Sabri a inspiré les femmes tunisiennes et arabes de différentes générations grâce à ses personnages féministes.

«Partout dans le monde, les femmes ont peur de revendiquer leurs droits. Pourquoi regretterais-je d’être une femme? Quel est l’intérêt d’être célèbre sans influencer les autres et les inspirer, ou sans faire entendre sa voix?»

L’actrice fait également part de son opinion sur l’avenir du cinéma en Arabie saoudite: «Le vent du changement souffle déjà sur l’industrie cinématographique et le cinéma dans toute sa splendeur se fraye un chemin jusqu’en Arabie saoudite.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".