Covid-19: Plusieurs pays européens se lancent dans la vaccination des enfants

Les enfants recevront sur une période de trois à six semaines deux injections de vaccin (Photo, AFP).
Les enfants recevront sur une période de trois à six semaines deux injections de vaccin (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 décembre 2021

Covid-19: Plusieurs pays européens se lancent dans la vaccination des enfants

  • La vaccination des 5-11 ans, avec une version du vaccin Pfizer moins forte que celle destinée aux adultes, est possible dans l'Union européenne depuis son autorisation
  • En Allemagne, où les opposants à la vaccination restent mobilisés, plusieurs régions, dont la capitale Berlin et la Bavière, se lancent mercredi

BERLIN: La ville de Berlin, la Grèce ou encore l'Espagne et la Hongrie débutent mercredi des campagnes de vaccination contre la Covid des enfants de moins de 12 ans, une tranche d'âge parmi les plus exposées aux contaminations actuelles.

La vaccination des 5-11 ans, avec une version du vaccin Pfizer moins forte que celle destinée aux adultes, est possible dans l'Union européenne depuis son autorisation par le régulateur du médicament le 25 novembre.

Le Danemark et l'Autriche ont déjà franchi le pas. En Allemagne, où les opposants à la vaccination restent mobilisés, plusieurs régions, dont la capitale Berlin et la Bavière, se lancent mercredi.

Chez le pédiatre berlinois Jakob Maske, plusieurs parents ont déjà pris rendez-vous mais beaucoup appellent aussi "pour demander conseil", a-t-il indiqué à l'AFPTV.

Zoo et muséum

A quelques jours des fêtes de fin d'année et après des semaines d'atermoiements de la commission vaccinale allemande, ces "Länder" ont choisi de préconiser la vaccination des enfants présentant des facteurs de risques ou dont l'entourage présente des comorbidités.

Les enfants recevront sur une période de trois à six semaines deux injections de vaccin. Les grossistes en pharmacie ont reçu environ 2,2 millions de doses réservées à ce jeune public.

Outre la vaccination chez les pédiatres et médecins généralistes, des actions d'envergure sont prévues au zoo de Berlin et au muséum d'histoire naturelle, ou encore dans les écoles.

Avec une virulente quatrième vague et des taux d'incidence qui explosent chez les enfants dans certaines localités, la commission vaccinale s'est attirée les critiques pour la lenteur et la frilosité de ses recommandations, émises il y a seulement quelques jours.

Avec une vaccination des enfants, "il y a nettement plus de chances de maintenir le fonctionnement de l'école aussi longtemps que possible", relève le président de l'Association allemande des enseignants, Heinz-Peter Meidinger.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) observe elle-même que les catégories d'âge entre 5 et 14 ans sont actuellement les plus touchées par la pandémie, avec parfois des taux deux à trois fois plus élevés que dans le reste de la population.

La Hongrie va ainsi elle aussi lancer sa campagne pour les 5-11 ans mercredi.

En Grèce, plus de 20.000 parents ont pris rendez-vous pour faire vacciner leur enfant également à partir de mercredi.

«Comme papi et mamie»

L'Espagne, une des bonnes élèves de la vaccination en Europe, ouvre elle aussi la campagne d'injections aux 5-11 ans, dans l'espoir de lutter contre la recrudescence des contaminations chez les jeunes et la transmission du virus en milieu familial.

D'après les autorités, 3,3 millions d'enfants sont susceptibles de bénéficier de la vaccination. "A l'heure actuelle, les enfants de moins de 12 ans constituent le groupe d'âge avec l'incidence cumulée la plus élevée de cas de Covid-19", rappelle le ministère espagnol de la Santé.

Même s'il y a plus d'indécision que lors de la campagne de vaccination des adultes, 74% des parents comptent faire vacciner leur enfant, selon un sondage.

Une campagne gouvernementale à la télévision met en scène des enfants se réjouissant que cela soit "leur tour" d'être vaccinés pour faire comme "papi et mamie, papa et maman, tatie et tonton, la maîtresse" et pouvoir "embrasser sans limites, aider à en finir avec ce virus et protéger les personnes âgées".

D'autres pays européens, comme l'Italie, la Pologne, les pays baltes ou encore la Slovaquie, la République tchèque, le Portugal et la Suisse démarreront leur campagne dans les prochains jours.

Hors d'Europe, le Canada et les Etats-Unis ou encore Israël ont aussi autorisé la vaccination des enfants aussi jeunes. La Chine, le Chili, l'Argentine, le Venezuela et la Colombie vaccinent les enfants à partir de 3 ans, Cuba et le Nicaragua à partir de 2 ans.

En France, seule la vaccination des enfants risquant de développer des formes graves a été approuvée, mais le gouvernement a dit envisager de l'élargir "à tous les enfants" sur la base du volontariat.

Ces campagnes démarrent alors que l'OMS a averti, mardi, que le variant Omicron se propage "à un rythme que nous n'avons jamais vu avec aucun autre variant", et a dit redouter une saturation des hôpitaux.

La pandémie a fait au moins 5 .311. 914 millions de morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles, mardi en milieu de journée.

Les Etats-Unis, officiellement le pays le plus endeuillé par la pandémie, ont dépassé mardi les 800.000 morts de la Covid-19, selon le bilan de l'université Johns Hopkins. Ce chiffre est supérieur à la population d'Etats américains entiers, comme le Dakota du Nord ou l'Alaska. 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.