Fin des moteurs à combustion: les engagements des constructeurs mondiaux

Photographie des chargeurs de voiture électrique le 23 septembre 2020 à Corte Madera, Californie.(AFP)
Photographie des chargeurs de voiture électrique le 23 septembre 2020 à Corte Madera, Californie.(AFP)
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Publié le Mercredi 15 décembre 2021

Fin des moteurs à combustion: les engagements des constructeurs mondiaux

  • De nombreux constructeurs automobiles se sont engagés radicalement dans le virage électrique, en promettant de supprimer les moteurs à combustion de leur gamme
  • Certains d'entre eux ont promis de réduire progressivement leur part dans leur production

De nombreux constructeurs automobiles se sont engagés radicalement dans le virage électrique, en promettant de supprimer les moteurs à combustion de leur gamme parfois dès 2030, ou de réduire progressivement leur part dans leur production. Voici leurs calendriers.

Toyota

Le pionnier des voitures hybrides Toyota, qui ne croyait pas aux voitures à batterie, a finalement enfoncé l'accélérateur et compte lancer trente modèles 100% électriques d'ici 2030. 

Le N°1 mondial de l'automobile prévoit d'écouler 3,5 millions de véhicules électriques par an d'ici 2030, soit environ un tiers de ses ventes actuelles. Sa marque haut de gamme Lexus va devenir 100% électrique d'ici 2035.

Ford

Avec une trentaine de pays et plusieurs constructeurs, Ford s'est engagé lors de la COP26 de Glasgow à "travailler" pour faire en sorte que d'ici 2040 toutes les voitures neuves vendues soient zéro émission.

Le groupe avait déjà annoncé la création de quatre usines dédiées aux véhicules électriques aux Etats-Unis, dans le cadre de son plan d'électrification de 30 milliards de dollars.

Le constructeur américain s'attend à ce que 100% de ses ventes soient entièrement électriques d'ici à 2030 en Europe (40% à 50% au niveau mondial).

Volvo

Volvo Cars, également signataire à Glasgow et filiale du chinois Geely, prévoit de retirer de son catalogue d'ici 2030 tous ses modèles à combustion, y compris les hybrides.

Polestar, la jeune marque électrique de Geely et Volvo, a annoncé son intention de se lancer en Bourse pour accélérer son expansion mondiale.

Stellantis

Le groupe qui rassemble PSA (Peugeot, Citroën, Opel) et FCA (Fiat, Chrysler) a abandonné le développement de moteurs à combustion et compte investir 30 milliards d'euros dans l'électrification de ses gammes d'ici 2025 et dans les logiciels. 

Les marques DS et Lancia deviendront 100% électriques à partir de 2024 et 2026, respectivement. Alfa Romeo sera 100% électrique en Europe et en Amérique du Nord d'ici 2027, Opel en Europe d'ici 2028. 

Volkswagen

Le géant allemand Volkswagen vise le leadership mondial dans les voitures électriques. Lancée fin 2020, sa compacte ID.3 se bat déjà avec Tesla pour dominer le marché électrique européen.

Le N°2 mondial de l'automobile compte vendre 50% de véhicules électriques d'ici 2030 et "presque 100%" en 2040 sur ses principaux marchés.

Il compte investir 73 milliards d'euros en cinq ans dans son virage électrique. A l'image de Tesla, le groupe compte installer un large réseau de bornes de recharge rapide à travers le monde.

Sa marque de luxe Audi sera 100% à batterie en 2033. Lamborghini, qui appartient aussi au géant allemand, compte électrifier en hybrides l'ensemble de sa gamme de sportives d'ici fin 2024 et proposer une sportive 100% électrique autour de 2027.

Daimler 

Le groupe allemand Daimler va investir 40 milliards d'euros dans l'électrification de sa production au cours de la décennie.

Dès 2025, Mercedes ne lancera plus que des "architectures" (base technique d'un véhicule qui accueille moteur, roues et châssis) 100% électriques. Mercedes-Benz fait partie des signataires à la COP26.

Jaguar Land Rover

Pour réimaginer sa gamme, Jaguar Land Rover, filiale du groupe indien Tata et également signataire à Glasgow, va investir 2,5 milliards de livres (2,8 milliards d'euros) par an, en grande partie dans l'électrique. Les sportives de Jaguar seront 100% électriques à partir de 2025.

Renault-Nissan

Pionnier de l'électrique avec sa Zoé, le groupe Renault vise plus de 65% de véhicules électrifiés en 2025. Il va lancer dix nouveaux véhicules à batterie électrique d'ici 2025, dont une version moderne et "accessible" de l'emblématique Renault 5, fabriquée en France.

Le partenaire de Renault dans l'Alliance, Nissan, va lancer de son côté 15 véhicules électriques d'ici 2030 et vise 50% de ventes électriques et hybrides à l'horizon 2030, contre environ 10% en 2020.

BMW

Sur les dix années à venir, le constructeur allemand BMW veut vendre dix millions de modèles 100% électriques, contre plus de 4 millions annoncés précédemment. Sa filiale Mini tournera complètement le dos aux moteurs à combustion dans dix ans.

GM

General Motors, signataire à la COP26, a ouvert sa première usine de pick-ups électriques en novembre. L'américain souhaite commercialiser au moins 30 modèles électriques d'ici à 2025.

Hyundai-Kia

Le coréen Hyundai prévoit de présenter 23 modèles de véhicules électriques d'ici 2025 et d'en distribuer plus d'un million d'unités. Kia va présenter de son côté sept modèles électriques d'ici 2026, qui devraient atteindre 20% de ses ventes mondiales.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.