«Emily in Paris» revient sur Netflix, des clichés en moins

Une vue de l'atmosphère lors de la projection spéciale de la saison 2 d'Emily In Paris de Netflix à The West Hollywood Edition le 15 décembre 2021 à West Hollywood, Californie. (Phillip Faraone/Getty Images pour Netflix/AFP)
Une vue de l'atmosphère lors de la projection spéciale de la saison 2 d'Emily In Paris de Netflix à The West Hollywood Edition le 15 décembre 2021 à West Hollywood, Californie. (Phillip Faraone/Getty Images pour Netflix/AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 19 décembre 2021

«Emily in Paris» revient sur Netflix, des clichés en moins

  • L’héroïne parle un tout petit peu mieux le français, même si les faux-amis sont toujours au rendez-vous dans la saison 2
  • La critique, surtout française, s'était agacée de la représentation des Parisiens comme méfiants, hautains, paresseux ou dragueurs

PARIS : Raillée par certains pour sa représentation romancée de la Ville lumière, la série américaine à succès «Emily in Paris» revient mercredi sur Netflix avec un peu «moins de choc culturel», assurent son créateur et son actrice star. 

Et avec une héroïne qui visiblement parle un tout petit peu mieux le français, même si les faux-amis sont toujours au rendez-vous dans la saison 2.   

La première saison de la série qui suit avec beaucoup d'humour les aventures d'Emily Cooper (Lily Collins) --jeune directrice de marketing venue de Chicago conseiller un cabinet français qui commercialise des produits de luxe--, avait déchaîné les passions.

La critique, surtout française, s'était agacée de la représentation des Parisiens comme méfiants, hautains, paresseux ou dragueurs et d'une héroïne qui ne connaît ni métro ni bureaucratie française, vit dans une chambre de bonne invraisemblablement spacieuse et a une garde-robe tout aussi invraisemblable.

Mais le succès a été fulgurant: série de comédie la plus populaire sur Netflix en 2020 (avec 58 millions de foyers dans le monde qui l'ont visionnée dans les 28 jours ayant suivi sa diffusion en pleine pandémie) et une avalanche de tweets d'étrangers, notamment des Américains, rêvant de vivre dans la capitale française.

- «Elle vit sa vie» -

Au milieu des belles prises de vues de la Seine et ses bateaux-mouches, de la Tour Eiffel toute illuminée, de la place des Vosges ou des terrasses animées, mais aussi de Saint-Tropez à l'occasion d'une escapade, l'intrigue se complique pour l'héroïne tombée amoureuse de son voisin Gabriel (Lucas Bravo), un chef cuisinier de rêve qui s'avère être le petit ami de sa nouvelle copine Camille (Camille Razat).

Dans la saison 2, la vision «carte postale» n'a pas disparu, loin de là, selon son scénariste et producteur exécutif Darren Star, créateur de la célébrissime série «Sex and The City».

«La manière dont on regarde Paris est toujours assez glamour, cela est intentionnel», sourit-il.

«Mais dans la saison 2, Emily vit sa vie et comprend mieux les manières françaises. Elle n'est plus aussi surprise quand les différences surgissent (...) il y a moins de choc culturel», assure-t-il.

«Les gens pourront l'interpréter comme une réaction aux critiques mais en fait c'est l'évolution naturelle de son personnage, comme toute personne qui assimile de plus en plus le (nouvel) environnement où elle vit», précise le scénariste.

«Une série à succès dure au moins cinq saisons et un personnage ne peut pas vivre toutes ses expériences en une seule», a-t-il ajouté.

«C'était important pour nous que mon personnage soit en immersion dans la culture et la langue française», explique l'actrice Lily Collins, précisant que l'héroïne «commence à aller à des cours de français et est un peu plus à l'aise» avec la langue de Molière.

«Elle essaie, mais en tant que quelqu'un qui a appris le français pendant des années, (je peux dire que) ça n'arrive pas du jour au lendemain», s'amuse Darren Star.

- Un Anglais à Paris -

Si au début, elle était un peu comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, ses collègues français «l'acceptent telle qu'elle est», selon Lily Collins, fille du musicien Phil Collins.

Et si dans la saison 1, on retrouvait des phrases du type «toute la ville ressemble à +Ratatouille+» ou encore «je me sens comme Nicole Kidman dans Moulin Rouge+», Darren Star, comme pour contrebalancer cette vision idéalisée de Paris, introduit le personnage d'Alfie, un Britannique qui suit --à contrecoeur-- des cours de français dans la même classe qu'Emily.

«On présente cette ville comme romantique dans les livres, les films, sur Instagram, mais la réalité c'est la fumée de cigarette, la merde sur les trottoirs, les pièges à touristes (...) des bouchons partout et des restaurants hors de prix», répond-il à Emily qui lui affirme que Paris est «la ville de l'amour».


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".