Philippines: le passage du typhon Rai a fait au moins 108 morts

Sur cette photo prise le 17 décembre 2021, des habitants tentent de récupérer des biens à côté de maisons détruites le long de la côte dans la ville d'Ubay, dans la province de Bohol, dans le centre des Philippines, un jour après que le super typhon Rai a dévasté la ville. (Photo, AFP)
Sur cette photo prise le 17 décembre 2021, des habitants tentent de récupérer des biens à côté de maisons détruites le long de la côte dans la ville d'Ubay, dans la province de Bohol, dans le centre des Philippines, un jour après que le super typhon Rai a dévasté la ville. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 19 décembre 2021

Philippines: le passage du typhon Rai a fait au moins 108 morts

  • Le bilan pourrait s'alourdir à mesure que les équipes de secours atteindront les zones dévastées par le typhon
  • Le cyclone, accompagné de vents ayant atteint 195 km/h, a traversé le centre et le Sud des Philippines jeudi et vendredi, faisant s'envoler des toits, arrachant des poteaux électriques et coupant les communications

MANILLE : Au moins 108 personnes ont été tuées aux Philippines pendant le passage du typhon Rai, le plus puissant à frapper le pays cette année, selon des décomptes officiels publiés dimanche, alors que les secours tentent de fournir eau et nourriture aux îles dévastées.

Le gouverneur de l'île touristique de Bohol (centre), Arthur Yap, a annoncé que 72 personnes avaient péri dans sa province, selon les données communiquées par les maires.

Dans les îles Dinagat, le responsable chargé de la presse pour la province, Jeffrey Crisostomo, a annoncé à l'AFP 10 autres morts.

Ceci porte à 108 le nombre de décès déclarés, selon les derniers chiffres officiels, ce qui fait de Rai un des typhons les plus meurtriers de ces dernières années aux Philippines.

Le bilan pourrait s'alourdir à mesure que les équipes de secours atteindront les zones dévastées par le typhon.

Le cyclone, accompagné de vents ayant atteint 195 km/h, a traversé le centre et le Sud des Philippines jeudi et vendredi, faisant s'envoler des toits, arrachant des poteaux électriques et coupant les communications, avant de s'éloigner samedi en mer de Chine méridionale.

Des photos aériennes rendues publiques par l'armée ont montré des dégâts considérables dans les régions traversées. Quelque 300 000 personnes ont dû fuir leurs domiciles.

Des milliers de militaires, de policiers, de garde-côtes et de pompiers ont été déployés dans les zones les plus touchées pour participer aux opérations de recherche et de secours.

Des navires de l'armée et des garde-côtes ont été envoyés sur place pour apporter de l'eau, de la nourriture et des médicaments. Des engins lourds sont arrivés pour dégager les routes barrées par des arbres et des poteaux électriques.

"La route sera longue et difficile pour que les gens puissent reconstruire et reprendre leur vie en main", a déclaré Alberto Bocanegra, responsable de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge aux Philippines.

L'organisation a lancé un appel pour récolter 20 millions de francs suisses (19,3 millions d'euros) afin de financer les secours d'urgence et les efforts de reconstruction.

Un survol des zones affectées a montré "très clairement que nos concitoyens ont grandement souffert en matière d'habitations détruites et de pertes agricoles", a déploré M. Yap, le gouverneur de Bohol.

Des milliers de litres d'eau ont été livrés après que des coupures de courant dans toute l'île eurent perturbé les stations de remplissage d'eau, a ajouté M. Yap.

20 tempêtes tropicales par an

Les îles de Siargao, Dinagat et Mindanao ont aussi subi des destructions importantes.

Des images aériennes diffusées par l'armée montrent des dégâts sévères dans la ville de General Luna sur l'île de Siargao, où surfeurs et vacanciers avaient afflué pour les fêtes de fin d'année, avec des toits arrachés et des débris jonchant le sol.

Sur l'île de Dinagat, les dommages sont "équivalents si ce n'est pires" à ceux causés par le super-typhon Haiyan de 2013, selon la gouverneure de la province, Arlene Bag-ao.

Haiyan, appelé Yolanda aux Philippines, a été le cyclone le plus meurtrier dans le pays, faisant 7 300 morts.

"J'ai vu comment le typhon Odette (nom local de Rai, NDLR) a déchiré la capitale provinciale, morceau par morceau", a déclaré M. Crisostomo, chargé de presse de la province de Dinagat, à la station de radio DZBB.

"Des tables aussi lourdes qu'un homme se sont envolées sous la violence de la tempête", a-t-il ajouté.

Dans la ville de Surigao, à l'extrémité nord de l'île de Mindanao, des éclats de verre provenant de fenêtres brisées, des tôles ondulées de toiture, des lignes électriques et d'autres débris étaient éparpillés dans les rues.

Rai a déversé des pluies torrentielles, déraciné des arbres et détruit les structures en bois. Il se trouvait dimanche au large du Vietnam et se dirigeait vers le nord.

Rai est un typhon particulièrement tardif dans la saison. La plupart des cyclones tropicaux dans l'océan Pacifique se forment entre juillet et octobre.

Les scientifiques préviennent depuis longtemps que les typhons deviennent de plus en plus puissants à mesure que le réchauffement climatique s'accélère.

Les Philippines, classées parmi les pays les plus exposés au changement climatique, sont balayées par près de 20 tempêtes tropicales ou typhons chaque année qui détruisent généralement récoltes, habitations et infrastructures dans des régions déjà pauvres.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.