Inde: au moins 12 morts lors d'un mouvement de foule dans un sanctuaire

Cette capture d'écran d'une vidéo du NNIS prise le 1er janvier 2022 montre une foule compacte de fidèles au sanctuaire de Vaishno Devi, l'un des sites hindous les plus vénérés du pays, près de la ville de Katra dans le territoire de l'Union du Jammu-et-Cachemire. (NNIS / AFP)
Cette capture d'écran d'une vidéo du NNIS prise le 1er janvier 2022 montre une foule compacte de fidèles au sanctuaire de Vaishno Devi, l'un des sites hindous les plus vénérés du pays, près de la ville de Katra dans le territoire de l'Union du Jammu-et-Cachemire. (NNIS / AFP)
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Publié le Samedi 01 janvier 2022

Inde: au moins 12 morts lors d'un mouvement de foule dans un sanctuaire

  • Un représentant des autorités a expliqué qu'il y a eu une ruée de personnes voulant faire des prières spéciales à l'occasion du Nouvel an
  • Pour gagner le sanctuaire, ouvert 24 heures sur 24, les gens se rendent dans la ville voisine de Katra puis font une ascension d'environ 15 kilomètres à pied ou en poney

SRINAGAR, Inde : Au moins 12 personnes sont décédées et 13 autres ont été blessées au cours d'un mouvement de foule dans un sanctuaire religieux samedi au Cachemire indien, selon les autorités.

Le drame s'est produit à environ 03H00 (21H30 GMT) alors qu'il faisait encore noir sur la route menant à Mata Vaishno Devi, l'un des sanctuaires hindous les plus fréquentés du Nord de l'Inde.

«Les gens sont tombés les uns sur les autres», a témoigné Ravinder qui n'a donné qu'un seul nom. «J'ai aidé à ramasser huit corps lorsque les ambulances sont arrivées après environ une demi-heure. J'ai la chance d'être en vie mais je tremble encore au souvenir de ce que j'ai vu».

Un représentant des autorités a expliqué qu'il y a eu une ruée de personnes voulant faire des prières spéciales à l'occasion du Nouvel an, mais cela n'a pas été confirmé par d'autres sources.

Les villes et villages indiens comptent des millions de sanctuaires hindous et notamment dans les régions isolées de l'Himalaya ou dans les jungles du Sud.

Certains sont des lieux de pèlerinage extrêmement importants et le gouvernement nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi a beaucoup investi dans l'amélioration des infrastructures pour en faciliter l'accès.

Avant la pandémie de coronavirus, environ 100.000 fidèles se rendaient chaque jour au temple hindou de Mata Vaishno Devi, à une soixantaine de km de Jammu, la capitale d'hiver du Cachemire indien. Ce chiffre a depuis été limité à 25.000 par les autorités mais, selon des témoins et des médias, cette jauge aurait été dépassée à plusieurs reprises.

- «Mauvaise gestion» -

Deux bousculades dans des temples avaient fait en août et septembre 2008 plus de 370 morts parmi des fidèles hindous dans l'Himachal Pradesh (Nord) et au Rajasthan (Ouest).

D'autres, en janvier 2011 parmi une foule de pèlerins sur une route de montagne au Kerala (Sud-Ouest) puis deux ans plus tard, en octobre 2013, sur un pont près d'un temple au Madhya Pradesh, avaient chacune fait plus d'une centaine de victimes.

Les opérations de secours ont rapidement commencé et les blessés, dont certains seraient dans un état grave, ont été conduits à l'hôpital.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des ambulances équipées de gyrophares se rendant en pleine nuit vers les établissements hospitaliers.

Pour gagner le sanctuaire, ouvert 24 heures sur 24, les gens se rendent dans la ville voisine de Katra puis font une ascension d'environ 15 kilomètres à pied ou en poney - il existe également un service d'hélicoptère - jusqu'à l'entrée de la grotte, où ils doivent souvent attendre pendant des heures.

Ravinder a expliqué que la bousculade s'est produite à un endroit où une foule immense de personnes descendant du sanctuaire rencontre celles qui montent.

Il estime qu'il y avait au moins 100.000 personnes. «Personne ne vérifiait les fiches d'inscription des fidèles. J'y suis allé de nombreuses fois, mais je n'ai jamais vu autant de personnes», a-t-il déclaré.

«Ce n'est que lorsque certains d'entre nous ont réussi à soulever un cadavre avec leurs mains que les gens ont pu voir (ce qui se passait) et faire de la place pour déplacer les corps», a-t-il ajouté.

Un autre témoin, venu de Ghaziabad, près de New Delhi, avec un groupe d'environ 10 personnes, a fait état d'une «mauvaise gestion».

«S'ils savaient qu'il aurait autant de monde, ils auraient dû arrêter les gens», a déclaré l'homme sans donner son nom.

Le Premier ministre s'est dit sur Twitter «extrêmement attristé par la perte de vies humaines».


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.