Emma Watson fait face à de vives réactions pour un message de solidarité avec la Palestine

La star de Harry Potter avait partagé un post sur sa page Instagram dans lequel elle exprime sa solidarité avec la cause palestinienne. (Photo, AFP)
La star de Harry Potter avait partagé un post sur sa page Instagram dans lequel elle exprime sa solidarité avec la cause palestinienne. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 janvier 2022

Emma Watson fait face à de vives réactions pour un message de solidarité avec la Palestine

  • Les déclarations de Watson ont été largement saluées par les Palestiniens et les activistes, mais ont fait l’objet de réactions sévères de la part des responsables israéliens
  • La photo partagée par Watson sur Instagram montre des personnes qui marchent en tenant des pancartes affichant les mots suivants: «Libérez la Palestine.»

LONDRES: L'actrice britannique Emma Watson, connue notamment pour son rôle dans la saga Harry Potter, a été mercredi la cible de vives réactions sur les réseaux sociaux, accusée d'antisémitisme par des responsables israéliens à cause d’un post qu’elle a partagé lundi sur sa page Instagram et à travers lequel elle exprime sa solidarité avec la cause palestinienne.

Les déclarations de Watson ont été largement saluées par les Palestiniens et les activistes, mais ont fait l’objet de réactions sévères de la part des responsables israéliens. Danny Danon, ancien représentant permanent d'Israël auprès de l'ONU, a retweeté son message avec la légende: «10 points de Gryffindor pour être antisémite.»

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Par ailleurs, l'actuel ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU, Gilad Erdan, a laissé entendre que Watson était de connivence avec le Hamas qui «opprime les femmes».

«La fiction, ça marche très bien dans Harry Potter, mais pas dans la réalité», a déclaré Erdan. «Autrement, il suffirait d’un tour de magie pour éliminer les maux du Hamas (qui opprime les femmes et cherche l'anéantissement d'Israël) et de l'Autorité palestinienne (qui soutient le terrorisme). J'y serais favorable!», a-t-il ajouté.

Les propos de Danon ont été vivement critiqués, notamment par Leah Greenberg, codirectrice exécutive d’Indivisible Project, qui les a décrits comme «une parfaite démonstration de la militarisation absolument cynique et de mauvaise foi de l'antisémitisme pour empêcher les expressions les plus élémentaires de solidarité avec le peuple palestinien».

Initialement publiée par le compte du Bad Activist Collective, la photo partagée par Watson sur Instagram montre des personnes qui marchent en tenant des pancartes affichant les mots suivants: «Libérez la Palestine.» L’une des pancartes indiquait: «La solidarité est un verbe.»

Le post était accompagné d'une citation de l'universitaire féministe Sara Ahmed: «La solidarité ne suppose pas que nos luttes sont les mêmes, que notre douleur est la même ou que notre espoir concerne un même avenir.»

«La solidarité implique un engagement et un travail, ainsi que la reconnaissance du fait que même si nous n'avons pas les mêmes sentiments, la même vie ou les mêmes corps, nous vivons sur un socle commun.»

Le commentaire de Watson a été salué par les activistes palestiniens, dont Mohammed al-Kurd, qui a tweeté: «L’ambassadeur d’Israël à l’ONU qualifie Emma Watson d’“antisémite” pour avoir posté “la solidarité est un verbe”, une semaine après que les sionistes ont qualifié Desmond Tutu d’“antijuif”. Comment n’est-ce pas une satire?»

Par ailleurs, Husam Zomlot, chef de la mission palestinienne au Royaume-Uni, a félicité Watson pour son post, déclarant: «La solidarité avec la lutte palestinienne pour la libération et la justice est un devoir humain et moral pour tous les gens épris de liberté. Merci à Emma Watson.»

À la suite de l'embrasement du conflit israélo-palestinien en mai dernier, plusieurs célébrités se sont exprimées à ce sujet, dont Bella Hadid et Malala Yousafzai.

Hadid, dont le père est palestinien, a publié un message de soutien aux Palestiniens sur son compte Instagram: «Les générations futures regarderont en arrière, incrédules, et se demanderont comment nous avons pu laisser la souffrance des Palestiniens durer si longtemps. Une tragédie humaine se déroule sous nos yeux.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".