Pyramides et gourous: Djokovic, une passion pour l'incongru et l'ésotérique

Novak Djokovic, au coeur d'un imbroglio judiciaire depuis qu'il a voulu entrer en Australie en maintenant le doute sur son statut vaccinal. (Photo, AFP)
Novak Djokovic, au coeur d'un imbroglio judiciaire depuis qu'il a voulu entrer en Australie en maintenant le doute sur son statut vaccinal. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 10 janvier 2022

Pyramides et gourous: Djokovic, une passion pour l'incongru et l'ésotérique

Novak Djokovic, au coeur d'un imbroglio judiciaire depuis qu'il a voulu entrer en Australie en maintenant le doute sur son statut vaccinal. (Photo, AFP)
  • «Djoko», 34 ans, détonne parmi les stars du sport mondial, avec ses méditations passées avec un gourou espagnol, Pepe Imaz, un ancien joueur de tennis tenant de «l'amour et de la paix»
  • Si «Djoko» est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire, il défraie régulièrement la chronique pour ses positions et choix qui en font aussi un joueur à part

BELGRADE: Entre pyramides aux pouvoirs régénérants et gourous, Novak Djokovic, au coeur d'un imbroglio judiciaire depuis qu'il a voulu entrer en Australie en maintenant le doute sur son statut vaccinal, déploie une appétence pour l'incongru et l'ésotérique qui ne s'est jamais démentie durant sa carrière. 

« Djoko », 34 ans, détonne parmi les stars du sport mondial, avec ses méditations passées avec un gourou espagnol, Pepe Imaz, un ancien joueur de tennis tenant de « l'amour et de la paix ».  

Des méthodes de préparation qui ont pu faire jaser mais sans jamais entamer le mental de celui qui disait à sept ans à la télévision serbe qu'il voulait devenir N.1 mondial. 

Djokovic, qui est par ailleurs adepte d'une alimentation sans gluten et à base de plantes, est né à Belgrade quelques années avant les guerres qui ont consacré la désintégration sanglante de l'ex-Yougoslavie dans les années 1990. Il s'est entraîné dans une piscine désaffectée et a patienté comme beaucoup dans les files d'attentes pour obtenir du lait, du pain et d'autres denrées de base. 

Des expériences qui l'ont « rendu plus fort et lui ont donné soif de réussir », expliquera-t-il plus tard. 

Pyramide paradisiaque  

Les décennies ont passé et il détient aujourd'hui le record des gains sur le circuit ATP avec près de 155 millions de dollars (136,7 M EUR). Il vit à Monaco, le refuge des ultra-riches, mais il est de l'avis général resté proche de ses racines belgradoises. 

Si « Djoko » est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire, il défraie régulièrement la chronique pour ses positions et choix qui en font aussi un joueur à part. 

Deux fois positif au Covid-19, en juin 2020 lorsqu'il avait organisé une tournée controversée dans les Balkans ayant viré au « cluster » et en décembre dernier alors qu'il apparaissait sans masque à des événements à Belgrade, il n'a ainsi jamais dissimulé son hostilité à la vaccination.   

« Personnellement, je ne suis pas pour les vaccins. Je n'aimerais pas que quelqu'un m'oblige à me faire vacciner pour voyager», a-t-il affirmé en avril 2020. 

Le joueur aux 86 titres ATP dont 20 sacres en Grand Chelem, voit dans une mystérieuse « pyramide» de Bosnie le « paradis sur terre». En se rendant deux fois en 2020 sur ce site qui domine le village de Visoko, près de Sarajevo, Djokovic a relancé l'emballement du public pour le lieu, une simple colline et une ancienne mine d'or pour les archéologues, une pyramide aux tunnels « énergétiques» pour d'autres. 

Il avait expliqué s'être senti « régénéré» après l'une de ses visites. « Je sais qu'il y a beaucoup de doutes, de dilemmes sur l'authenticité» du site mais »afin de comprendre entièrement ce qui se passe ici (...) il faut venir ». 

Il a également fait parler de lui en estimant possible d'altérer la composition de l'eau au moyen de la pensée positive. 

« J'ai vu des gens et je connais des gens qui à travers la transformation énergétique, à travers la puissance de la prière, à travers la puissance de la gratitude, parviennent à transformer les aliments les plus toxiques et l'eau la plus polluée en eau la plus purificatrice», avait-il dit dans un échange en ligne avec un gourou du « mieux-être», Chervin Jafarieh. 

Roi des Balkans 

Dans les Balkans, le Serbe est une idole, considéré comme le meilleur joueur de tous les temps. 

Il y est aussi apprécié pour ses activités humanitaires. Ses dons via sa fondation sont réguliers, en Serbie mais également en Bosnie et en Croatie, lorsque ces pays ont été frappés en 2014 par des inondations catastrophiques. 

Il avait aidé son pays natal dans les premiers temps de la pandémie, tout en envoyant des respirateurs en réanimation au Monténégro. 

En décembre, Djokovic a ajouté sa voix au concert des opposants vent debout contre l'ouverture d'une mine de lithium en Serbie, un projet soutenu par le gouvernement.  

« L'air propre, l'eau et la nourriture sont les éléments clés de la santé », a-t-il dit sur les réseaux sociaux alors que les Serbes manifestaient en masse contre le projet du géant anglo-australien Rio Tinto.  

« Sans ça, tous les mots sur la ‘santé’ sont obsolètes ». 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.