Rapport: un enfant disparaît chaque semaine des hôtels pour réfugiés du Royaume-Uni

Les enfants disparus pourraient être exposés à des risques d’abus ou d’exploitation. (Photo, AP)
Les enfants disparus pourraient être exposés à des risques d’abus ou d’exploitation. (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 12 janvier 2022

Rapport: un enfant disparaît chaque semaine des hôtels pour réfugiés du Royaume-Uni

Les enfants disparus pourraient être exposés à des risques d’abus ou d’exploitation. (Photo, AP)
  • Les experts estiment que les établissements hôteliers «inappropriés» pourraient exposer les enfants à des risques d’abus ou d’exploitation
  • Le gouvernement affirme qu’il travaille «en étroite collaboration» avec les autorités locales pour veiller à ce que les enfants vulnérables soient soutenus

LONDRES: Environ un enfant réfugié non accompagné disparaissait chaque semaine des hôtels publics non réglementés au cours du second semestre de 2021, a rapporté The Independent mardi. 

L’année dernière, seize enfants ont disparu des hôtels accueillant des arrivants de la Manche en seulement cinq mois, et quatre autres ont disparu en l’espace d’une semaine à la fin du mois de novembre, selon des chiffres récemment révélés. La moitié de ces enfants n’ont pas été retrouvés. 

De nombreux enfants non accompagnés qui traversent la Manche et arrivent au Royaume-Uni sont placés dans des établissements hôteliers qualifiés d’«inappropriés», ce qui, selon les experts, pourrait les exposer à des risques d’abus ou d’exploitation. 

«On ignore d’où viennent ces enfants disparus, mais les chiffres les plus récents du gouvernement sur les ethnies des réfugiés arrivant en Grande-Bretagne via la Manche montrent que la majorité de ces personnes sont originaires d’Iran, suivies des Irakiens, des Syriens et des Afghans. 

Selon The Independent, des centaines d’enfants non accompagnés sont hébergés dans cinq hôtels du sud de l’Angleterre. Des dizaines d’entre eux sont âgés de moins de quatorze ans, tandis qu’un petit nombre de ces mineurs non accompagnés ont moins de dix ans. 

Les données obtenues en vertu des lois sur la liberté d’information ont révélé que seize mineurs ont disparu de ces hôtels entre le 20 juillet et le 25 novembre, soit environ un par semaine. Quatre autres ont disparu entre le 25 novembre et le 2 décembre. Si dix d’entre eux ont été retrouvés par la suite, dix autres sont toujours portés disparus. 

«Après avoir survécu à des dangers inimaginables pour venir ici, ces enfants auraient enfin dû se sentir en sécurité et protégés», déclare à The Independent Bella Sankey, directrice de Detention Action. 

«Au lieu de cela, la secrétaire d’État à l’Intérieur, Priti Patel, a ignoré tous les avertissements selon lesquels ces hôtels étaient inappropriés pour les enfants et doit maintenant prendre des mesures pour retrouver ceux portés disparus avant qu’il ne soit trop tard.» 

Elaine Ortiz, fondatrice du Hummingbird Refugee Project, prévient que certains enfants pourraient être portés disparus afin de rembourser les «dettes» accumulées pendant leur voyage vers le Royaume-Uni. 

Elle raconte que lorsqu’elle travaillait dans la ville française de Calais, elle a été témoin de la façon dont les enfants étaient exploités par certains adultes. 

«Nous avons vu à quel point les enfants et les jeunes à Calais sont exploités par les passeurs et les gangs», ajoute-t-elle. 

«Nous avons également entendu parler du harcèlement et de la violence exercés sur les jeunes par les membres des gangs afin de rembourser leurs “dettes”. Je pense que cela pourrait expliquer en partie pourquoi des enfants sont portés disparus au Royaume-Uni.» 

Le Conseil des réfugiés a annoncé qu’il mettrait fin à son contrat avec le gouvernement pour fournir des conseils et un soutien aux enfants non accompagnés dans les hôtels, car il ne pense pas que le recours à long terme aux hôtels pour héberger les enfants réfugiés «réponde à leurs besoins ou soit appropriée». 

«Ce sont des enfants très vulnérables et traumatisés qui ont déjà vécu des expériences terribles et qui risquent d’être négligés ou, pire encore, exploités si toutes les mesures ne sont pas prises pour assurer leur sécurité.» 

Un porte-parole du gouvernement a affirmé que celui-ci prenait la question de la disparition de tout enfant «extrêmement au sérieux» et qu’il travaillait «en étroite collaboration» avec les autorités locales pour veiller à ce que les enfants vulnérables soient «soutenus de manière appropriée». 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.