L'UE va se pencher sur la sécurité en Europe et le Mali jeudi et vendredi à Brest

Le président français Emmanuel Macron passe devant les drapeaux des pays de l'Union européenne après avoir adressé ses vœux du Nouvel An aux médias à l'Elysée à Paris le 11 janvier 2022. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron passe devant les drapeaux des pays de l'Union européenne après avoir adressé ses vœux du Nouvel An aux médias à l'Elysée à Paris le 11 janvier 2022. (AFP)
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Publié le Mercredi 12 janvier 2022

L'UE va se pencher sur la sécurité en Europe et le Mali jeudi et vendredi à Brest

  • Les propositions européennes porteront sur la «transparence des activités militaires conventionnelles» et la «prévisibilité des exercices» de l'Otan
  • La France et l'UE soutiennent les «sanctions inédites» prises par les dirigeants ouest-africains contre la junte au pouvoir au Mali, a déclaré Macron

PARIS: Les ministres des Affaires étrangères de l'UE vont discuter jeudi et vendredi des propositions européennes sur la sécurité en Europe et du soutien à apporter à la Cédéao dans son nouveau bras-de-fer avec la junte malienne.


La réunion sera "l'occasion de décider ensemble des prochaines étapes que nous souhaitons donner à notre implication dans le dialogue avec la Russie", a indiqué mardi une source diplomatique française.


Les chefs de la diplomatie des 27 États-membres de l'UE doivent se retrouver à Brest (ouest de la France) pour une réunion informelle, la France assurant depuis le 1er janvier la présidence semestrielle tournante de l'Union européenne. Ils y seront précédés mercredi soir et jeudi matin par leurs homologues de la défense.


Ce rendez-vous fera suite à la rencontre russo-américaine de Genève lundi ainsi qu'à la réunion du Conseil Otan/Russie mercredi à Bruxelles et sera concomitant de la réunion de l'OSCE jeudi à Vienne en vue d'une désescalade dans la crise ukrainienne et d'un réexamen de l'architecture de sécurité en Europe.


"Il faut essayer de voir comment nous pouvons contribuer davantage à ce dialogue qui s'est réengagé", insiste-t-on à Paris.


Le président français Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont insisté vendredi dernier sur la nécessité pour les Européens d'être à la table des négociations et de présenter leur propre vision de la sécurité en Europe.


Ils seront présents dans le cadre des discussions entre l'Otan et la Russie ainsi qu'à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et ont par ailleurs un "dialogue très étroitement coordonné" avec les États-Unis, souligne Paris.


Les propositions européennes porteront notamment sur la "transparence des activités militaires conventionnelles" et la "prévisibilité des exercices" de l'Otan comme de la Russie, source récurrente de tensions, ajoute-t-on de source diplomatique française.


Les 27 ministres des Affaires étrangères examineront également comment "appuyer" la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui a pris de lourdes sanctions dimanche contre le Mali afin de pousser la junte à rendre plus rapidement le pouvoir aux civils.


"L'objectif sera de soutenir les décisions qui ont été prises par la Cédéao", a-t-on indiqué.


La France et l'UE soutiennent les "sanctions inédites" prises par les dirigeants ouest-africains contre la junte au pouvoir au Mali, a déclaré mardi le président Emmanuel Macron, en laissant entrevoir de nouvelles sanctions européennes.


L'UE avait déjà apporté en novembre son soutien à la Cédéao dans son bras-de-fer avec la junte et approuvé en décembre un cadre juridique lui permettant de "sanctionner ceux qui feraient obstruction à la transition au Mali".


Les 27 entendent aussi réaffirmer leur soutien à la Lituanie face à la Chine, qui bloque des exportations lituaniennes depuis l'ouverture d'une représentation diplomatique taïwanaise dans cet État balte.


"Nous allons faire le maximum pour accélérer les discussions sur le réglement anticoercition" durant la présidence française du Conseil de l'UE, a également noté le diplomate français.


Bruxelles a dévoilé en décembre un projet d'instrument qui permettrait de punir rapidement tout pays utilisant des sanctions économiques pour exercer des pressions contre l'UE ou un de ses membres.


Les ministres des Affaires étrangères feront aussi le point avec leur homologues de la Défense jeudi à la mi-journée sur une première version révisée de la boussole stratégique, le futur livre blanc de l'UE sur les enjeux de sécurité européens et les moyens d'y répondre.


La réflexion porte notamment sur la capacité à déployer une force de 5 000 hommes en cas de crise et sur le renforcement de la capacité industrielle des Européens en matière de défense.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.