«Acte de terrorisme» dans une synagogue au Texas: le preneur d'otages était britannique

Des véhicules de police stationnent près de la synagogue Congregation Beth Israel à Colleyville, au Texas, à environ 40 kilomètres à l'ouest de Dallas, le 16 janvier 2022.(AFP)
Des véhicules de police stationnent près de la synagogue Congregation Beth Israel à Colleyville, au Texas, à environ 40 kilomètres à l'ouest de Dallas, le 16 janvier 2022.(AFP)
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Publié le Lundi 17 janvier 2022

«Acte de terrorisme» dans une synagogue au Texas: le preneur d'otages était britannique

  • Le Royaume-Uni a condamné, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères Liz Truss, «cet acte de terrorisme et antisémite»
  • Le président Biden s'est engagé à «faire face à l'antisémitisme». Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a aussi estimé qu'il fallait «continuer à le combattre dans le monde entier»

COLLEYVILLE: Les autorités américaines ont lancé dimanche une enquête "de portée internationale" sur le Britannique mort la veille après avoir tenu plusieurs personnes en otages pendant dix heures dans une synagogue du Texas, un "acte de terrorisme" dénoncé par Joe Biden et le Royaume-Uni.

Le président des Etats-Unis a confirmé que le suspect, identifié par le FBI comme étant le ressortissant britannique Malik Faisal Akram, âgé de 44 ans, avait "insisté pour obtenir la libération de quelqu'un qui est en prison depuis dix ans", et avait "tenu des propos antisémites et anti-Israël".

Selon plusieurs médias américains, il réclamait la libération d'Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise condamnée en 2010 par un tribunal fédéral de New York à 86 ans de prison pour avoir tenté de tirer sur des militaires américains alors qu'elle était détenue en Afghanistan.

Condamnation présidentielle

Le Royaume-Uni a aussi condamné, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères Liz Truss, "cet acte de terrorisme et antisémite", assurant être "aux côtés des Etats-Unis".

La police britannique de contre-terrorisme a annoncé avoir arrêté deux jeunes en lien avec la prise d'otages dimanche soir dans le sud de Manchester. "Ils restent en détention pour être interrogés", a indiqué la police du Grand Manchester dans un communiqué.

Le président américain a expliqué que le preneur d'otages avait acheté ses armes "dans la rue". Et il a révélé qu'il ne détenait "apparemment pas de bombes" contrairement à ce qu'il avait affirmé pendant les événements.

Otages sains et saufs

Les quatre otages ont tous été libérés de la synagogue de la congrégation Beth Israël à Colleyville, ville d'environ 23.000 habitants à une quarantaine de km de Dallas sains et saufs samedi soir.

Parmi eux, un rabbin local respecté, Charlie Cytron-Walker, qui a raconté que "l'homme armé était devenu de plus en plus agressif et menaçant dans la dernière heure de la prise d'otages".

Celle-ci s'est terminée par un assaut de la police et la mort du ravisseur - sans que l'on sache à stade s'il s'est suicidé ou s'il a été abattu par les forces de l'ordre.

La police antiterroriste du nord-ouest de l'Angleterre a confirmé dans un communiqué que Malik Faisal Akram était originaire de la région de Blackburn, dans le Lancashire.

Sur la page Facebook de la communauté musulmane de Blackburn, un homme se présentant comme son frère a déclaré qu'il "souffrait de problèmes de santé mentale" et avait été "tué par balle". "Il n'y avait rien que nous aurions pu lui dire ou faire qui l'aurait convaincu de se rendre", a déclaré cet homme qui dit avoir été "jusqu'au petit matin en liaison avec Faisal, les négociateurs, le FBI".

"Nous allons enquêter sur le preneur d'otages et ses contacts", lors d'une investigation "de portée internationale", a déclaré Matt DeSarno, agent spécial du FBI de Dallas.

Ajoutant au caractère spectaculaire de la prise d'otages, une retransmission de l'office religieux en direct sur Facebook était en cours lorsque le suspect a fait irruption.

« Je vais mourir »
"Il y a quelque chose qui ne va pas avec l'Amérique", a lancé cet homme, selon cette retransmission suivie par l'AFP avant son interruption.

"Je vais mourir", a-t-il aussi dit, demandant à plusieurs reprises à un interlocuteur non identifié que "sa soeur" lui soit passée au téléphone.

Aafia Siddiqui est actuellement détenue dans un hôpital-prison à Fort Worth, près de Dallas.

Elle a été la première femme à être soupçonnée par les Etats-Unis de liens avec Al-Qaïda, le réseau islamiste responsable des attentats du 11 septembre 2001 à New York et contre le Pentagone, ce qui lui avait valu le surnom de "Lady Al-Qaïda".

Elle "n'est absolument pas impliquée" dans la prise d'otages, a cependant assuré dans une déclaration à la chaîne CNN son avocate. Elle a confirmé que l'homme n'était pas le frère de sa cliente.

Des experts ont souligné que le mot employé par l'homme en arabe était figuratif et signifiait "sœur" dans la foi islamique.

Le président Biden s'est engagé à "faire face à l'antisémitisme". Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a aussi estimé qu'il fallait "continuer à le combattre dans le monde entier".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.