A Riyad, une immersion dans la floriculture pour les citadins

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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

A Riyad, une immersion dans la floriculture pour les citadins

  • À Riyad, pour échapper à l'agitation de la vie, rendez-vous dans une superbe plantation de fleurs à seulement quarante minutes de la capitale
  • Cette immersion populaire dans le domaine de la floriculture est proposée tous les vendredis et tous les samedis depuis le mois d’août

RIYAD : Les citadins saoudiens ont la chance de pouvoir renouer avec la nature en plongeant dans le monde des plantes: à Riyad, pour échapper à l'agitation de la vie, rendez-vous dans une superbe plantation de fleurs qui se situe à seulement quarante minutes en voiture du centre de la capitale.
L'agence de voyages Ma’alim, qui organise des voyages spécialisés dans l’ensemble du Royaume, propose la visite d’une ferme située à Al-Muzahmiya. Là, les visiteurs ont l’occasion de découvrir la floriculture ainsi que d’apprendre à planter et à faire pousser toutes sortes de fleurs.

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Des plantes exotiques sont également présentées parmi les variétés de fleurs, notamment des lys, des chrysanthèmes, des Lilium Casablanca, des roses branchues et des tulipes. Les visiteurs sont invités, au cours de leur visite, à cueillir et à déguster des légumes frais. (Photo de Saad Aldossari)

En plus d'offrir des voyages culturels, agricoles et touristiques, l'agence de voyages prévoit d'introduire des visites d'usines afin d’aider à promouvoir et à soutenir les entreprises et les produits saoudiens.
Cette immersion populaire dans le domaine de la floriculture, qui réunit des groupes de dix-huit à vingt personnes ou se déroule à l’occasion de soirées privées, est proposée tous les vendredis et tous les samedis depuis le mois d’août et se terminera à la fin du mois de janvier.

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Des plantes exotiques sont également présentées parmi les variétés de fleurs, notamment des lys, des chrysanthèmes, des Lilium Casablanca, des roses branchues et des tulipes. Les visiteurs sont invités, au cours de leur visite, à cueillir et à déguster des légumes frais. (Photo de Saad Aldossari)

Hessah Alajaji, fondateur de l'agence Ma’alim, déclare: «Les citoyens et les visiteurs saoudiens n'ont jamais entendu parler de cette immense ferme florale d’Arabie saoudite, pourtant créée en 1991. Elle a pour vocation d’exporter des produits à l'international. Toutefois, en raison de la forte demande dans le Royaume, ses produits sont aujourd’hui distribués à l’échelle locale.»
«Nous avons décidé de concevoir cette expérience pour mettre en valeur la beauté de la floriculture dans le désert de Nejd.»

En bref

    •    La visite convient aux familles, aux couples, aux groupes d'amis et aux particuliers. Elle commence par une courte balade à vélo – facultative – qui permet de découvrir les serres et les puits de la ferme.
    •    Un guide propose ensuite une visite à pied de la plantation intérieure, avec six serres dans lesquelles les visiteurs peuvent observer les agriculteurs travailler et en apprendre davantage sur les méthodes d'arrosage et de culture.

«Nous recherchons des opportunités et nous concevons des expériences dans différents endroits du Royaume pour que tout le monde puisse en profiter. Nous sommes attachés à la préservation de la nature et de la culture; nous réalisons beaucoup d'efforts pour protéger l'authenticité des lieux et nous adaptons les différentes expériences en conséquence.»
«Si vous m’aviez dit qu'il existait à Riyad un endroit qui dispose d’une plantation de fleurs unique, je ne l’aurais pas cru», confie-t-elle.

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Des plantes exotiques sont également présentées parmi les variétés de fleurs, notamment des lys, des chrysanthèmes, des Lilium Casablanca, des roses branchues et des tulipes. Les visiteurs sont invités, au cours de leur visite, à cueillir et à déguster des légumes frais. (Photo de Saad Aldossari)

La visite s’adresse aux familles, aux couples, aux groupes d'amis et aux particuliers. Elle commence par une courte balade à vélo – facultative – qui permet de découvrir les serres et les puits de la ferme. Un guide propose ensuite une visite à pied de la plantation intérieure, avec six serres dans lesquelles les visiteurs peuvent observer les agriculteurs travailler et en apprendre davantage sur les méthodes d'arrosage et de culture.
Des plantes exotiques sont également présentées parmi les variétés de fleurs, notamment des lys, des chrysanthèmes, des Lilium Casablanca (lys hybrides orientaux, NDLR), des roses branchues et des tulipes. Les visiteurs sont invités, au cours de leur visite, à cueillir et à déguster des légumes frais.
En outre, il est possible de composer un bouquet lors d'une séance de composition florale organisée par la Loverda Florist Academy. La visite se termine avec un brunch sur le thème des fleurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.