Ons Jabeur vise la couronne des championnats de tennis organisés par Dubaï Duty Free

Après une ascension fulgurante au cours des deux dernières saisons, Ons Jabeur aura les yeux rivés sur le titre de Dubai Duty Free Tennis Championship. (Photo, Fournie/DDFTC)
Après une ascension fulgurante au cours des deux dernières saisons, Ons Jabeur aura les yeux rivés sur le titre de Dubai Duty Free Tennis Championship. (Photo, Fournie/DDFTC)
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Publié le Dimanche 06 février 2022

Ons Jabeur vise la couronne des championnats de tennis organisés par Dubaï Duty Free

  • La carrière de la Tunisienne a décollé au cours des deux dernières années et elle entre dans le tournoi en tant que véritable concourante
  • «J'ai toujours voulu y arriver, être n°1 mondial. Le top 10 que je connais est le début. Je sais que je mérite cette place, car je joue bien depuis longtemps», a confié Jabeur

DUBAÏ : La Tunisienne Ons Jabeur arrivera aux championnats de tennis organisés par Dubaï Duty Free plus tard ce mois-ci en tant que véritable concurrente au titre alors que sa carrière continue de se renforcer.

Lorsque la joueuse de 27 ans a participé pour la première fois au tournoi, elle était qualifiée au 1169e rang. C'était en 2012. Maintenant, en 2022, elle arrive après avoir atteint la septième place mondiale grâce à beaucoup de réalisations qui ont fait d'elle non seulement une icône dans le monde du sport arabe, mais aussi une adversaire à craindre dans tous les tournois auxquels elle participe.

«Les progrès réalisés par Ons depuis sa première apparition aux championnats de tennis organisés par Dubaï Duty Free ont été remarquables», a signalé Colm McLoughlin, vice-président exécutif et PDG de Dubaï Duty Free. «Non seulement elle a établi un grand nombre de jalons dans le sport, mais elle l'a fait tout en étant l'une des joueuses les plus populaires du circuit WTA. Nous attendons avec impatience de voir à quel point elle progresse, non seulement ce mois-ci à Dubaï mais tout au long de la saison, et nous lui souhaitons plein succès».

Jabeur a certainement fait son empreinte à Dubaï. En 2019, elle a étiré la championne en titre Elina Svitolina à un premier jeu décisif avant de devoir abandonner dans le deuxième set en raison d'une blessure à l'épaule droite. En 2020, elle a détenu une balle de match contre l'éventuelle championne Simona Halep avant que la n ° 2 mondiale ne se faufile dans un jeu décisif final. Et la saison dernière, Jabeur a vaincu la finaliste 2020 Elena Rybakina au deuxième tour.

Elle s'était montrée prometteuse dès son plus jeune âge en atteignant la finale junior du Grand Chelem à Roland-Garros en 2010, puis à nouveau en 2011, lorsqu'elle a remporté le titre pour devenir la première joueuse arabe à remporter un titre junior en simple du Grand Chelem depuis qu'Ismail El Shafei a remporté le titre masculin de Wimbledon en 1964. Elle a finalement fait la transition difficile des juniors au tour principal et après une apparition dans sa première finale de tournoi majeur, à Moscou en 2018, ses progrès ont été reconnus lorsqu'elle a reçu le prix de la femme arabe de l'année dans le secteur sportif  2019.

Mais c'est en 2020 que sa carrière a vraiment commencé à décoller. À l'Open d'Australie cette année-là, elle est devenue la première femme arabe à atteindre les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem en battant l'ancienne n ° 1 mondiale Caroline Wozniacki dans ce qui devait être le dernier match de sa carrière.

Les apparitions au troisième tour de l'US Open et au quatrième tour de l'Open de France retardé par la pandémie ont solidifié sa position. En 2021, elle a non seulement atteint un deuxième quart de finale du Grand Chelem à Wimbledon où elle a vaincu l'ancienne championne Venus Williams, la double gagnante du Grand Chelem Garbine Muguruza et la championne de l'Open de France 2020 Iga Swiatek lors de matchs successifs, mais a remporté son premier titre du circuit WTA en battant l'ancienne finaliste de Dubaï Daria Kasatkina à Birmingham. Sa victoire marquait la première fois qu'une joueuse arabe remportait un titre du circuit WTA.

«Maintenant, les gens en Tunisie sont plus intéressés par le tennis qu'avant», a-t-elle révélé après sa victoire. «Ils sont vraiment excités. J'espère pouvoir écrire l'histoire en inspirant d'autres personnes, tunisiennes ou arabes. Ce serait la meilleure chose que je puisse faire. J'espère pouvoir inspirer de plus en plus de générations». 

Au cours des derniers mois de la saison, elle a continué d'exceller, avec des victoires sur Svitolina et Rybakina en route vers la finale de Chicago. En atteignant les demi-finales à Indian Wells, elle est devenue la première joueuse de tennis arabe à atteindre le top 10 de l'histoire des classements ATP ou WTA. Mais pour l'ambitieuse Jabeur, ce n'était qu'une étape sur le chemin.

«C'est quelque chose que je voulais», a-t-elle confié après sa victoire en quart de finale. «J'ai toujours voulu y arriver, être n°1 mondial. Le top 10 que je connais est le début. Je sais que je mérite cette place, car je joue bien depuis longtemps. Mais je veux prouver que je mérite d'être ici, je mérite d'être l'un des 10 meilleurs joueuses. J'ai travaillé dur, et ce n'est que le début de grandes choses». 

«Il ne fait aucun doute qu' Ons Jabeur a à la fois la capacité et l'attitude nécessaires pour l'emmener au sommet, et il sera fascinant de voir à quel point elle se distingue à Dubaï contre tant d'autres membres du top 20 mondial», a déclaré le directeur du tournoi, Salah Tahlak. «Elle a déjà prouvé qu'elle sera une sérieuse candidate au titre après avoir remporté la victoire sur plusieurs de ses adversaires qu'elle pourrait affronter ici, et personne qu'elle joue contre elle, ne sous-estimera le défi qu'elle présente».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.