OrelSan et Clara Luciani au «Cœur» des Victoires de la musique

«Cœur» de Clara Luciani fait aussi bien palpiter les scènes élitistes que grand public. (Photo, AFP)
«Cœur» de Clara Luciani fait aussi bien palpiter les scènes élitistes que grand public. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 février 2022

OrelSan et Clara Luciani au «Cœur» des Victoires de la musique

«Cœur» de Clara Luciani fait aussi bien palpiter les scènes élitistes que grand public. (Photo, AFP)
  • Pour cette 37e édition, OrelSan et Clara Luciani partent en pole position avec quatre nominations chacun: artiste (masculin, féminine), album, chanson et création audiovisuelle
  • Grand Corps Malade s'est dit «très déçu» dans «Sept à huit» sur TF1

PARIS: C'est l'heure de la grand-messe de la chanson francophone: OrelSan (album « Civilisation ») et Clara Luciani (« Coeur ») sont les grands favoris des Victoires de la musique, cérémonie programmée vendredi avec Stromae pour président d'honneur.  

L'an dernier, Benjamin Biolay fut le grand vainqueur avec deux trophées (artiste masculin et album) pour son disque « Grand Prix ». Pour cette 37e édition, OrelSan et Clara Luciani partent en pole position avec quatre nominations chacun: artiste (masculin, féminine), album, chanson et création audiovisuelle.  

Rien d'illogique. « Civilisation », d'OrelSan, est l'album le plus vendu en France en 2021. Quant au « Cœur » de Clara Luciani, il a fait aussi bien palpiter les scènes élitistes que grand public. 

Mais si on ajoute Juliette Armanet et le groupe Feu! Chatterton (postulant à trois catégories chacun), on arrive à quatorze nominations entre quatre artistes. Ce qui soulève des critiques sur une cérémonie accusée de ne pas refléter la diversité de la scène actuelle.  

« Ma plus belle victoire c'est de vivre de ma passion, le reste ‘balec’ », a twitté Eddy de Pretto, aucune nomination.  

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«Civilisation», d'OrelSan, est l'album le plus vendu en France en 2021. (Photo, AFP)

Critiques et avancées 

Grand Corps Malade, également bredouille, s'est dit « très déçu » dans « Sept à huit » sur TF1. Sans tomber dans le piège de la dénonciation d'une cérémonie qui serait aux mains des majors (grandes maisons de disque), alors que lui est sur un label indépendant. A raison, car OrelSan est chez un indépendant et Eddy de Pretto dans une major, par exemple.  

« Dans tout le label, on a un votant, c'est moi, expose Grand Corps Malade. Sauf que les majors, ils ont 45 votants et ils ne vont pas voter pour un artiste qui est sur un label indépendant, ils vont voter pour leurs artistes, ça c'est tout à fait normal ». « Donc, ce n'est pas un coup des majors, c'est le système de vote qui est comme ça et qui est peut-être à interroger », conclut le chanteur. 

Le poids seul des grandes maisons de disque n'explique pas que certains de leurs poulains se retrouvent dans les catégories reines: il y a 900 votants au total, entre filière musicale et grand public.  

Interrogé sur la concentration des principales nominations entre peu d'artistes, le président des Victoires Stéphane Espinosa répond à l'AFP: « C'est souvent le cas, ce sont des albums qui ont marqué l'année, comme l'an dernier avec Biolay, les votants ont fait leur choix ». 

Même si tout n'est pas encore parfait dans le monde des Victoires, il faut saluer quelques avancées. Des stars plébiscitées par les jeunes audiences, Aya Nakamura et SCH, recevront ainsi des prix nouvellement crées pour l'album le plus streamé (artiste féminine et masculin). 

Stromae et Dutronc 

De quoi tenter de solder un long malentendu entre les Victoires et les nouveaux sons. Comme en 1999, quand le groupe Manau, gêné car rangeant sa musique d'inspiration celtique dans la variété, reçoit le trophée rap (qui n'existe plus) face à des poids lourds comme NTM. 

« Avec ces catégories ‘album le plus streamé’, on s'ouvre au digital, on colle à ce qu'on reçoit, en tant que producteurs, dans la musique aujourd'hui », poursuit Stéphane Espinosa, responsable dans une major. 

Il faut aussi noter un regard sur les nouvelles pratiques. OrelSan n'est pas nommé dans la catégorie création audiovisuelle pour un clip, comme les autres prétendants, mais pour sa série-documentaire « Montre jamais ça à personne ».   

« Il y a 15 ans on faisait juste des clips, aujourd'hui on fait aussi des documentaires, des séries, des vidéos de 30 secondes, qui sont aussi impactants », ajoute le président des Victoires.  

Pour le reste, la présence de Stromae, qui soigne toujours ses apparitions, promet de pimenter la soirée à La Seine Musicale, en région parisienne, retransmise en direct sur France 2 et France Inter à partir de 21H10.  

Enfin, Jacques Dutronc (comme Jane Birkin l'an passé) recevra une Victoire d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, à 78 ans. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".