Les Saoudiens ressentent les sensations fortes de l’expérience Squid Game

Pour la première fois en Arabie saoudite, les visiteurs du festival Riyadh Season ont la chance de pouvoir vivre les sensations fortes de la série dramatique sud-coréenne sur le thème de la survie, Squid Game, diffusée sur Netflix. (Photo fournie)
Pour la première fois en Arabie saoudite, les visiteurs du festival Riyadh Season ont la chance de pouvoir vivre les sensations fortes de la série dramatique sud-coréenne sur le thème de la survie, Squid Game, diffusée sur Netflix. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 18 février 2022

Les Saoudiens ressentent les sensations fortes de l’expérience Squid Game

  • L’événement semble connaître un très grand succès auprès des participants interrogés par Arab News et certains y ont joué plusieurs fois
  • Il est possible que l’expérience Squid Game reste ouverte au public au-delà du 31 mars, déclarent les organisateurs

RIYAD: Pour la première fois en Arabie saoudite, les visiteurs du festival Riyadh Season ont la chance de pouvoir vivre les sensations fortes de Squid Game, cette série dramatique sud-coréenne sur le thème de la survie diffusée sur Netflix, en participant à un concours réel inspiré de l’émission.

L’expérience commence avec plusieurs joueurs (jusqu’à soixante-dix) qui sont accueillis par des «soldats» vêtus d’uniformes et de masques rouges et noirs semblables à ceux de l’émission télévisée. Ils sont escortés vers une zone dans laquelle ils se changent et arborent des tenues vertes qui ressemblent à des survêtements, comme celles que portent les candidats dans la série. 

Lorsque le jeu commence, ils doivent terminer une série de six défis qui durent environ une heure. Les perdants sont éliminés à la fin de chaque étape et, au fur et à mesure que les effectifs diminuent, le suspense augmente jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul candidat, qui sera le vainqueur.

L’activité, qui a ouvert ses portes le 4 février dernier sur le boulevard Riyadh City, se poursuivra jusqu’au 31 mars. Elle se déroule dans un lieu spécialement construit pour l’événement qui s’étend sur 5 000 mètres carrés et compte six salles; chacune d’elles propose un jeu différent.

Les groupes d’amis peuvent réserver des billets pour jouer ensemble. Chaque amateur doit payer 61 dollars (1 dollar = 0,88 euro).

L’événement semble connaître un très grand succès auprès des participants interrogés par Arab News. Certains ont tellement aimé le jeu qu’ils y ont joué plusieurs fois.

Moustafa Bohwaiej, qui a atteint l’étape finale du concours, explique avoir entendu parler de l’expérience Squid Game sur les réseaux sociaux. Il a décidé d’y participer avec un groupe de voisins.

«Nous voulions prendre part à cette expérience et nous amuser avec nos conjoints pour soutenir le festival Riyadh Season. C’était une expérience exceptionnelle et j’ai beaucoup apprécié le jeu», confie-t-il à Arab News.

Tarik Charif, qui a également atteint la dernière étape, partage son enthousiasme à l’idée de participer à un événement aussi amusant.

«Ce que j’aime dans ce jeu, c’est qu’il reproduit la série à l’aide de la décoration et de la technique. Quand vous mourez, vous devez vous jeter dans une zone gonflable et c’est vraiment amusant», sourit-il.

Wisam Da’aos, qui a perdu l’équilibre et a été légèrement blessé pendant le jeu, estime que les compétitions sont difficiles, mais qu’elles constituent une expérience remarquable.

«J’ai trébuché pendant le jeu et l’équipe de travail a immédiatement appelé une ambulance pour me transporter à la clinique. Le jeu est merveilleux et je pense que tout le monde devrait y participer», déclare-t-il.

Les membres de l’équipe saoudienne chargée de la gestion et de la mise en œuvre du projet n’ont mis que seize jours pour concevoir l’arène. Ils ont veillé à ce que les modèles, le décor et les accessoires correspondent le plus possible aux visuels de la série Netflix.

Le festival Riyadh Season se poursuit jusqu’au 31 mars, mais il est possible, selon les organisateurs, que l’expérience Squid Game reste ouverte au public au-delà de cette date. Les participants doivent être âgés de 18 ans au moins. Par ailleurs, le jeu ne convient pas aux femmes enceintes ou aux personnes qui ont des problèmes de santé ou des handicaps physiques, puisqu’il nécessite de la force et une certaine agilité.

La version télévisée de Squid Game a connu un succès instantané lorsque Netflix a sorti cette série, qui compte neuf épisodes, le 17 septembre dernier.

Squid Game raconte l’histoire de centaines de personnes qui connaissent des problèmes financiers et sont tentées par la promesse de remporter une somme d’argent considérable en participant à une série de jeux pour enfants. Cependant, il ne peut y avoir qu’un seul gagnant et il s’avère rapidement que ces jeux cachent un secret mortel. Une deuxième saison serait en cours de développement.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.